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(fr) Courant Alternative #360 (OCL) - Le mouvement social contre le gouvernement Arizona

Date Mon, 25 May 2026 20:00:46 +0100


Depuis octobre dernier, la Belgique connaît un mouvement social d'ampleur qui rappelle les dernières grandes mobilisations en 2014 contre le gouvernement Michel. Avec le gouvernement Arizona mené par le premier ministre Bart de Wever, c'est une attaque tout azimut sur le travail et les mesures de reproduction sociale, tout y passe: chômage, retraite, salaire, conditions et temps de travail. Vu de la France, les journées de grèves semblent impressionnantes avec tous les secteurs mobilisés mais la réalité est tout autre comme nous l'ont expliqué 4 camarades belges, invités à Lille en mars dernier pour parler de ce qui se passe réellement. Cet article reprend largement leur propos. Merci encore à eux. ---- Le gouvernement Arizona, c'est quoi? ---- Les dernières élections législatives fédérales - mais aussi régionales et européennes - ont eu lieu en juin 2024. Les écolos et le parti socialiste sont les grands perdants tandis que le centre-droit et les régionalistes flamands sortent vainqueurs. D'ailleurs le leader du NV-A, et maire d'Anvers, Bart de Wever a été désigné par le roi pour composer un gouvernement. Comme cela devient la norme en Belgique, les tractations ont été longues mais finalement en février 2025, le gouvernement Arizona est né! Ce nom qui fleure bon le Far-West est une référence au drapeau de l'État états-unien qui correspond aux couleurs politiques des partis qui composent cette coalition. On y trouve: le N-VA qui au passage a siphonné les voix de l'extrême droite flamande représentée par le Vlaams Belang; le Mouvement réformateur (droite libérale); les Engagés (démocrates-chrétiens), Vooruit (parti socialiste flamand); CD&V (parti populaire chrétien flamand); Open VLD (libéraux et démocrates flamands ouverts). Ensemble, ils ont la majorité parlementaire de 81 sièges sur 150 ce qui leur permet de mener une politique néolibérale-autoritaire. Comme en France, le discours sur la priorité donnée à la diminution des dépenses publiques et le déficit public fait florès. Comme la Macronie, une politique de l'offre pour les capitalistes est menée et pour commencer, deux gros cadeaux d'argent public sont faits: 55 milliards d'euros d'aide aux entreprises et 12 milliards d'euros de baisse d'impôts pour les grandes fortunes. On assiste bien à une politique de classe violente qui vise à s'attaquer frontalement au Travail pour contenter les différentes bourgeoisies, en premier lieu, les commerçants flamands qui sont aussi la base électorale de De Wever. Enfin, comme ailleurs en Europe, les coups de rabots sont donnés au nom du réarmement. Dans le budget voté, 34 milliards d'euros sont prévus pour l'armement et le gouvernement a annoncé l'achat de 11 avions de chasse américains F-35 (pour un total de 1,5 milliard d'euros) alors que dans le même temps, la coupe du budget fédéral s'élève à plus de 11 milliards jusqu'en 2029.

Une attaque en règle contre les travailleuses et travailleurs

Lors de nos échanges avec les camarades belges, nous nous sommes rendus compte que ce qu'ils vivent en ce moment est un condensé de ce qui s'est passé en France ces dernières décennies avec un rognage généralisé du droit du travail et des conquis sociaux. Mais en Belgique, l'attaque est frontale et rapide comme dans un western! En préambule, il est important de rappeler que les réformes du travail ne sont pas neuves et que les socialistes - qui ont gouverné beaucoup ces dernières années - ont préparé le terrain mais peut-être en faisant plus attention au «dialogue social». Voici une liste de ces attaques dont la plupart sont entrées en vigueur depuis le début de cette année:

    1) Réforme des pensions et des pré-pensions: déjà en 2023, l'âge de départ légal à la retraite avait reculé de 62 à 64 ans. Dorénavant, il est repoussé jusque 67 ans avec des paliers pour donner quelque chose à grignoter aux syndicats. Quant aux pré-pensions, dans les entreprises en difficulté/restructuration, le régime de chômage avec complément d'entreprise (RCC) permettait aux travailleurs ayant de longues carrières (40 années de boulot et 60/62 ans) de quitter son emploi et de recevoir une allocation de chômage complétée par l'employeur. On autorisait aux travailleurs âgés d'atterrir en douceur en cédant la place aux plus jeunes. On évitait ainsi les licenciements secs. Ce régime est supprimé depuis juillet 2025. Pour encore mieux comprendre le recul: en 2015, un accès à 55 ans était possible pour généralement 35 ans de carrière...
    2) Réforme des allocations chômage: depuis le compromis social d'après-guerre, le chômage était quasiment illimité en Belgique, c'est terminé! Depuis janvier, l'indemnisation chômage est limitée à deux ans maximum et il faudra justifier de 5 ans de travail pour en bénéficier pleinement. Pour sortir du chômage, il faut signer un CDD de plus de trois mois, or il y a beaucoup de travailleurs et travailleuses qui enchaînent les petits contrats. Au final, c'est un coup très dur pour les 180 000 allocataires. D'autant plus que le flicage du FOREM (Office wallon de la formation professionnelle et de l'emploi) s'intensifie, il faut par exemple prouver que tu cherches «intensément» du travail, c'est volontairement flou mais une conseillère a répondu que c'est répondre à au moins 5 offres d'emploi par jour! Après le chômage, bon nombre d'allocataires ne toucheront plus que le RIS, le revenu d'intégration social (=RSA en France) versé par le CPAS (Centres publics d'action sociale). Là encore, une réforme réduit les versements si la personne vit avec quelqu'un, le gouvernement se justifie en évoquant la solidarité familiale qui empêche les gens d'être à la rue ... Il y a donc des enquêtes sociales où on vérifie ta manière de vivre. Bon nombre de personnes sont obligées de mentir, de cacher la réalité, de louer une deuxième boîte aux lettres. Le gouvernement avance l'argument de la solidarité familiale, sacré foutage de gueule
    3) Allongement du temps de travail et plafonnement des salaires: les journées et des semaines de travail peuvent aller jusqu'à 12h/jour et 45h/semaine tandis que l'indexation des salaires est plafonnée. Le travail le week-end est rendu davantage possible et le travail de nuit a été modifié ce qui est un gros cadeau fait au patronat dans l'industrie mais aussi la logistique, le e-commerce, etc. Théoriquement le travail de nuit (de 20h à 6h) était interdit en Belgique mais il y a des dérogations possibles - négociées et signées avec les syndicats - qui permettaient une bonne rémunération. Les dérogations sont élargies et surtout les plages horaires de sur-salaire ont été réduites pour les nouveaux employés: de 20h à 6h, on passe à 23h-6h.
    4) La flexibilisation accrue du travail: il existe des «flexijobs» depuis 2015. C'est un contrat où le travailleur s'engage à effectuer un emploi complémentaire pour un employeur à condition que ce travailleur soit déjà occupé chez un ou plusieurs autres employeurs à raison de 4/5ème d'un temps plein. Cela donne des avantages fiscaux pour le travailleur mais aussi le patron.... Actuellement environ 220 000 personnes sont en «flexijob» dont une majorité sont des retraités. La réforme en cours élargit les types d'emplois possibles avec ce type de contrat. Les pensionnés peuvent faire des flexijobs jusqu'à 18 000 euros par an. Dans le même temps, on vire près de 200 000 prolétaires du droit aux allocations de chômage car ils ne trouvent pas de taf ...
    5) Le travail des jeunes: l'âge minimum était de 16 ans, ils veulent le faire passer à 15 ans alors qu'il y a encore une obligation scolaire. Typiquement, un jeune de 15 ans pourrait faire 2 heures de «travail léger» (vestiaire, colis, vente et placement de produit dans les magasins - mais qui pour vérifier vraiment) tous les jours après l'école, 12 heures maximum par semaine. Pendant les vacances, le jeune pourra faire 8h/jour soit l'équivalent d'un temps plein adulte. C'est un recul énorme sachant que les jeunes sont souvent moins revendicatifs et sont plus sujets aux accidents du travail.
    6) Le travail des étudiants à partir de 18 ans: le seuil passe de 600 à 650 heures soit 15 à 16h/ semaine avec un plafond de revenus pour ce type de contrat qui passe de 12 000 à 18 000 euros. Selon les chiffres officiels, 50 % des étudiants travaillent pendant leurs études. En parallèle, dans la communauté française (renommée Fédération Wallonie-Bruxelles), les frais d'inscription à la fac (le minerval) augmentent. Fini le tarif unique de 835 euros, il est remplacé par 4 paliers avec un maximum de 1 194 euros pour une année de faculté. Pour les étudiants étrangers et non-originaires de l'UE, c'est encore pire! Le seuil de ressources mensuelles exigé pour obtenir un visa étudiant passe de 835 à 1 062 euros nets par mois. On pourrait parler aussi des attaques contre le droit d'asile et la chasse aux sans-papiers qui s'intensifie en Belgique comme en France et dans l'UE.
    8) Restrictions pour le congé maladie: le gouvernement veut remettre au travail les malades de longue durée avec aussi une augmentation des contrôles. Dans ces conditions, il est difficilement imaginable que la personne aille mieux!
    9) Attaque généralisée contre les services publics et les associations. Côté associatif, il y a des baisses de subventions importantes et cela peut être dramatique pour certaines - notamment dans le social - qui assurent des accès au soin pour les plus précaires par exemple. Ainsi, récemment à Bruxelles, le centre médical Athéna a du fermer à Bruxelles, plongeant des centaines d'usagers dans l'insécurité sanitaire. Dans la santé et l'éducation, c'est aussi la rigueur. Dans la Fédération Wallonie Bruxelles, le gouvernement régional MR-Les Engagés (centre droit) veut imposer deux heures de cours supplémentaires dans le secondaire supérieur. Une mobilisation est en cours avec une grosse manifestation dans la capitale, le 9 avril dernier.

Quid de la mobilisation?

Face à ces attaques massives et généralisées, la cogestion syndicale est bousculée et les trois grands syndicats (FGTB, CSC et CGSLB) organisent un calendrier de mobilisation qui reste timide et largement insuffisant pour espérer instiller un rapport de force avec les bourgeoisies au pouvoir. 14 mobilisations ont eu lieu en 16 mois d'existence du gouvernement Arizona. On peut noter quelques grandes journées comme le 14 octobre dernier avec une grève massive et une manifestation nationale à Bruxelles qui a rassemblé plus de 140 000 personnes; les 24,25 et 26 novembre avec trois jours de grève consécutifs mais malheureusement dans des secteurs différents à chaque fois; le 12 mars avec 100 000 personnes à Bruxelles. Entre chaque journée d'actions, il y a de grands vides avec les mois estivaux et la trêve des confiseurs en fin d'année. Il y a eu une initiative de maintenir la pression chaque 13 du mois mais ça ne marche qu'à Bruxelles et seulement au début. Les gens s'épuisent à faire un peu puis retourner au travail. C'est dramatique de voir les bureaucraties syndicales verrouiller le calendrier et étouffer les envies venant de la base. En même temps, c'est le rôle historique des syndicats co-gestionnaires d'empêcher que la lutte des classes déborde.Rappelons qu'en Belgique les jours de grève sont payés pour les syndiqués, entre 40 et 50 euros la journée!

Restons quand même positifs car ça remue quand même dans de nombreux secteurs. Les transports sont traditionnellement à la pointe du combat avec les bus et les trains mais le service minimum à la SNCB empêche le blocage total. A noter que dans le rail, il n'existe pas que les trois grands syndicats, il y a deux autres syndicats à tendance plus libertaire et révolutionnaire qui ne sont pas impliqués dans la cogestion. Le social et l'éducation sont aussi fortement mobilisés. Aussi lors des journées de grève, les piquets de grève permettent une transmission de pratiques de lutte et d'une certaine conscience de classe. Sur le terrain, les grévistes restent à l'initiative de faire des blocages dans les zonings industriels. Question ambiance de manifestation, les envies émeutières s'expriment surtout à Bruxelles. Comme en France, il y a des cortèges autonomes avec des pratiques d'action directe. Cela s'est généralisé depuis 2014 et le mouvement social contre le gouvernement Michel. A l'époque, des dockers avaient réussi à faire reculer les flics. Mais ces derniers tapent aussi plus fort et gazent massivement les cortèges. Manifester n'est plus une promenade de santé, c'est à double tranchant car certaines personnes n'osent plus aller dans la rue mais la hausse de la répression provoque aussi la colère et la révolte qui peuvent amener à une radicalisation des pratiques.

Le chemin reste long pour faire reculer les capitalistes et les bureaucraties syndicales sont également un obstacle. Tout reste très saucissonné avec des mobilisations sectorielles par exemple avec le secteur non-marchand, marchand. Il y a peu d'occasions de faire front commun, notion importante dans la vie sociale belge. Cela est aussi du à la fédéralisation et à la pilarisation (voir article précédent) qui provoquent la séparation des travailleurs sur des critères linguistiques et nationalistes. D'une manière ou d'une autre, il faudra dépasser ces clivages. Pour résumer, la lutte des classes n'est pas un sprint mais un marathon. Il faut urgemment s'entraîner pour le tenir et qui sait, le gagner!

Action à Charleroi devant la RTBF
Aller au finish, partout, tout le temps!

Un jour de grève par-ci par-là ne suffit pas car les patrons sont au courant bien à l'avance grâce aux préavis obligatoires d'une dizaine de jours, ce qui leur laisse bien le temps de se préparer en amont pour perdre le moins possible. Il existe la méthode de la grève au finish qui consiste à se mettre en grève sans date de fin, jusqu'à l'obtention de résultats pour construire réellement le rapport de force avec le Capital. Mais cette stratégie ne viendra pas des gros syndicats tant la gauche syndicale est morte en leur sein. Il y a bien eu des périodes de fortes contestations internes mais ce n'est plus d'actualité. Citons l'épisode des grèves aux forges de Clabecq qui ont commencé en 1995, où une section de la FGTB s'était battue contre la fermeture de l'usine. Au bout de deux ans de lutte interne avec la direction, la section a été virée du syndicat tandis que la bataille juridique avec l'employeur continue encore aujourd'hui. Depuis, il y a encore eu des petites tentatives mais aucune n'a été concluante. Il ne s'agit pas ici d'avoir un discours antisyndical dogmatique, il faut faire avec ce qui existe et bon nombre de camarades sincères restent dans les syndicats pour ne serait-ce qu'être dans un collectif pour se défendre dans le travail de tous les jours. Les bases syndicales ne sont pas atones, ça râle beaucoup dans les réunions mais tout reste sous leur contrôle pour le moment. Toutefois, le paysage syndical belge évolue et la syndicalisation diminue fortement chez les jeunes, les précaires et les travailleurs mobiles. Selon l'étude de l'Institut allemand d'études économiques IW (Institut der deutschen Wirtschaft), le taux de syndicalisation est passé de 52,4% en 2016 à 39% en 2023. Chez les salariés âgés de 16 à 30 ans, il n'est que de 24,5%! C'est historiquement bas et cela laisse la porte ouverte à d'autres modalités d'organisation tout en témoignant de l'atomisation de la classe ouvrière.

Des espaces d'organisation en dehors des syndicats existent. En rapport avec les attaques du gouvernement Arizona, des collectifs de «santé en lutte» ou d'«école en colère» se créent comme le dénommé «Mars Attack» qui organise la lutte en région francophone contre les réformes dans l'éducation. Citons aussi l'Assemblée Générale du secteur psycho-médico-social sur Bruxelles qui unit des salariés de petites structures dans lesquelles il n'y a pas forcément de délégation syndicale. Les pompiers bruxellois s'organisent aussi en dehors ainsi que le secteur culturel. Récemment, il y a eu une tentative d'Assemblée interpro pour fédérer toutes ces initiatives. A voir comment cela évolue. Citons enfin les mobilisations hors mouvement social qui créent aussi des espaces de conflictualité de classe et de prise de conscience. En Belgique, le mouvement contre le génocide à Gaza et contre le réarmement sont importants, il y a des actions régulièrement (voir les brèves). De toutes ces initiatives, on peut espérer une organisation par la base, de manière radicale contre les attaques de la bourgeoisie qui, de son côté, est déjà en ordre de bataille. Comme le disait le bon dans «le bon, la brute et le truand»: «le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.» Soyons du bon côté du pistolet!

Margat

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BREVES DE BELGIQUE

Belgique. Pas d'Eurovision avec Israël!

Le 28 mars, des mobilisations dans plusieurs villes belges (Charleroi, Namur, ...) se sont tenues devant les centres régionaux de la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF), afin d'interpeller le service public audiovisuel sur sa responsabilité et d'exiger une position cohérente avec les principes de respect du droit international et des droits humains. Les militant.e.s demandaient à la RTBF de se retirer du concours Eurovision de la chanson tant qu'Israël y participe, la non-diffusion du concours dans ces conditions et l'absence d'envoi d'un·e candidat·e belge. Des artistes, des syndicats et des organisations de la société civile dénoncent la présence d'Israël dans un événement culturel international alors que la guerre menée contre le peuple palestinien, en particulier à Gaza, se poursuit. En réaction, plusieurs diffuseurs publics européens, notamment aux Pays-Bas, en Espagne et en Slovénie, ont annoncé leur retrait du concours, estimant qu'il était impossible de maintenir une posture de neutralité dans un tel contexte. En Belgique, la RTBF et la télévision flamande ont toutefois confirmé leur participation alors que des syndicats de l'audiovisuel ont appelé au boycott du concours. Des artistes ont choisi de se retirer de l'événement. Le chanteur belge Loïc Nottet a notamment annoncé qu'il ne participerait pas au concours en raison de la présence d'Israël. L'Eurovision se présente comme un espace de coopération culturelle entre les peuples. Mais cet idéal ne peut servir de prétexte à ignorer des crimes graves. En 2022, la Russie fut exclue du concours moins de 24 heures après l'invasion de l'Ukraine afin de préserver la réputation de l'événement. Il est légitime de s'interroger sur l'absence d'une décision similaire aujourd'hui.

La Belgique condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme.

C'est quoi le délire? Avoir infligé un «traitement dégradant» à quatre demandeurs d'asile laissés à la rue pendant l'hiver 2022, alors que la justice belge avait ordonné à l'État de leur fournir un toit. Mais le gouvernement de l'époque (coalition rassemblant différents partis politiques: les libéraux, les socialistes, les sociaux-chrétiens flamands et les écologistes) a ignoré la justice, refusant même de payer les «astreintes» liées à ce non-respect de la loi. La CEDH oblige aujourd'hui l'État à dédommager ces victimes. Le gouvernement Arizona d'aujourd'hui fait comme s'il avait les tubes auditifs bouchés puisqu'il applique la même politique illégale de refus d'accueil et bafoue tous les jours les droits humains des demandeuses et demandeurs d'asile.

Action contre Thalès à Tubize

Vendredi 27 mars, plusieurs dizaines personnes se sont rassemblées devant l'entreprise Thalès pour dénoncer la complicité de l'entreprise dans les guerres impérialistes en cours, notamment le génocide en Palestine et la guerre au Liban et en Iran menées par Israël et les USA. Elles ont bravé l'interdiction initiale de rassemblement et ont symboliquement formé une rampe de lancement humaine et lancé une roquette (en papier mâché) couverte de sang par-dessus la grille de l'entreprise. Les mots d'ordre étaient les suivants: l'interruption du commerce des armes et plus généralement de tout commerce et de toute collaboration avec Israël; l'interruption du commerce et de la collaboration avec des régimes d'extrême droite, dont par exemple le gouvernement des États-Unis qui utilise l'ICE pour diviser la population et enfermer certaines catégories de personnes dans des camps de «détention»; la réorientation de l'activité de Thalès vers des activités civiles.

Le nombre d'heures supplémentaires volontaires passent de 220 à 360 heures par an.

Volontaires? Oui, ça veut juste dire qu'elles ne nécessitent pas l'accord de la délégation syndicale...Les deux tiers (240 heures) seront défiscalisées et ne donneront droit ni à sursalaire, ni à récupération. Dans le secteur HORECA (secteur de l'Hôtellerie, de la Restauration et des Cafés), c'est le même cadre mais avec un maximum de 450 heures. On peut avancer, sans trop se gourer, que la promotion de ces heures réduise le besoin d'embaucher de nouveaux salariés. On s'épuisera au boulot, pendant que les prolétaires au chômage crèveront dans la misère.

Sandro, correspond en Belgique

https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4708
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