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(fr) Die Plattform [DEU] - Le 1er mai ne signifie pas: «Célébrons ce que nous avons!» mais «Luttons pour ce dont nous avons besoin!» (de) [Traduction automatique]

Date Fri, 22 May 2026 09:29:13 -0400


Aujourd'hui n'est pas un jour férié, c'est la Journée internationale des travailleurs. Une journée qui nous rappelle que nos droits ne nous ont jamais été donnés. Ils ont été conquis de haute lutte, par des personnes comme vous et moi. Des gens sont descendus dans la rue, ont été arrêtés, voire tués pour les obtenir. ---- Une journée qui nous rappelle que nos droits sont le fruit de l'organisation, de la résistance et d'innombrables luttes contre la classe dirigeante. La journée de huit heures, le droit de grève, le maintien des salaires - ce ne sont pas des cadeaux, mais des victoires contre la logique du profit. Et ces mêmes victoires sont de nouveau menacées aujourd'hui.

Le gouvernement de coalition de centre-droit s'apprête à restreindre le temps de travail sous couvert de «flexibilisation». Les employeurs pourront convenir avec les employés des horaires et de la durée du travail. En réalité, cela signifie: plus de travail, plus de stress, moins de protection.

Alors que la journée de travail de huit heures doit aujourd'hui être défendue, pour beaucoup, cette «norme» n'a jamais été une réalité. Des millions de personnes cumulent plusieurs emplois, temporaires et précaires, souvent par nécessité, et non par choix. Les femmes, les personnes INTA* (intersexes, non binaires, trans et agenres), les migrants et les personnes queer travaillent notamment dans des secteurs moins bien rémunérés, plus précaires et souvent invisibles: aide à la personne, ménage, éducation, assistance, commerce et hôtellerie-restauration. Ce sont des emplois sans lesquels notre société ne pourrait pas fonctionner, et pourtant, ils sont largement ignorés.  Celles et ceux qui les occupent vivent souvent près du seuil de pauvreté, même avec un emploi à temps plein.

De plus, la part du travail de soins non rémunéré est importante: cuisiner, prendre soin des autres, s'occuper des enfants, des proches, des conjoints et des voisins. Ce travail est essentiel à notre quotidien. Mais il n'est pas considéré comme un travail, mais plutôt comme un «rôle naturel». Et il est rarement pris en compte dans les statistiques, les conventions collectives ou le débat public.

Les prix augmentent, mais les salaires stagnent. Vous travaillez plus, mais il vous reste moins d'argent. Que vous soyez vendeur, aide-soignant, magasinier ou employé de bureau, vous le constatez chaque jour. Loyer, nourriture, énergie - tout coute plus cher tandis que les riches s'enrichissent. Et que fait le gouvernement?

Comme toujours, le gouvernement n'améliore en rien la situation. Au contraire: alors que des milliards sont engloutis par l'armement et les grandes entreprises, les services sociaux sont réduits. Les allocations familiales sont au minimum. Les revenus des citoyens sont pénalisés.  L'immigration est criminalisée. Les agressions homophobes sont en hausse, en partie parce que la rhétorique d'extrême droite a depuis longtemps infiltré le paysage politique. Le gouvernement de coalition (SPD, Verts et FDP) et la coalition CDU/CSU-SPD instrumentalisent des discours racistes, misant sur le populisme et la division, tandis que l'AfD incite de plus en plus ouvertement à la haine - contre les pauvres, les migrants, les personnes LGBTQ+ et les féministes. Ces attaques se multiplient dans les rues, avec violence, approbation et une banalisation inquiétante.

Cette mobilisation de la droite n'est pas un hasard. Elle résulte d'un vide politique du à l'absence de propositions concrètes, militantes et visibles de la gauche. Les syndicats portent également une part de responsabilité. Bien que des conflits sociaux aient éclaté ces dernières années - notamment à la poste, aux chemins de fer ou dans les services sociaux et éducatifs - ils ont souvent manqué de détermination. Au lieu de construire la solidarité et de consolider leurs bases, de nombreuses directions syndicales privilégient les actions symboliques, les grèves d'avertissement de courte durée ou des compromis insuffisants. Alors que le quotidien de nombreux collègues est marqué par la précarité de l'emploi, les heures supplémentaires, le stress et les discriminations structurelles, une grande partie des syndicats fonctionne comme une bureaucratie lourde, déconnectée des besoins de ses membres.

Les décisions sont prises d'en haut, et non avec la base. Une grande partie des dirigeants syndicaux se sont résignés au statu quo: à la cogestion, à la logique des décisions prises au niveau local, au «partenariat social».

Nous ne pouvons faire confiance ni à l'État ni au capitalisme; nous devons commencer à nous organiser collectivement - dans nos quartiers, sur nos lieux de travail, au sein de nos réseaux - sinon rien ne changera. L'État ne nous sauvera pas. Les élections ne résoudront rien.  La crise est bien réelle et nous affecte de différentes manières. C'est précisément pour cela que nous avons besoin de solutions collectives.

L'organisation commence là où nous sommes. La solidarité commence là où nous vivons. Le féminisme commence là où nous décidons de ne plus lutter seules.

Ce 1er mai nous appartient, à nous qui n'avons pas de lobby. À tous ceux qui doivent travailler jour après jour dans des conditions déplorables.  À tous ceux qui luttent contre l'exploitation, contre la division, contre les structures de pouvoir patriarcales. Nous devons agir par nous-mêmes. Ensemble, à la base.

Unissons nos luttes. Pour une vie digne pour tous, pas seulement pour quelques-uns. Pour une société où le travail ne rend pas malade. Pour un monde où la solidarité est le fondement, et non le profit.  Organisons-nous sur nos lieux de travail, mais aussi ailleurs! Luttons pour la codétermination là où nous travaillons, vivons, aimons et combattons! Transformons nos syndicats: de simples organes administratifs passifs en outils démocratiques actifs et ancrés dans la base, au service de la lutte des classes!

Posons des questions féministes! Qui travaille sans être rémunéré? Qui est invisible dans le système? Les préoccupations de qui comptent, et celles de qui ne comptent pas? Acceptons l'inconfort, solidaires des soignants, des grévistes, des personnes en emploi précaire, des jeunes LGBTQ+, des migrants aux frontières!

Retrouvons le collectif. Fort. Mal à l'aise. Solidaires.

https://ruhr.dieplattform.org/2025/04/29/1-mai-heisst-nicht-feiern-was-wir-haben-sondern-erkaempfen-was-wir-brauchen/
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