|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 40 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
_The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours |
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024 |
of 2025 |
of 2026
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) Courant Alternative #363 (OCL) - Non a la militarisation de la jeunesse
Date
Mon, 12 Oct 2026 21:28:09 +0300
Le gouvernement fait de l'école, ce n'est pas nouveau (1), le relais
central de la propagande militariste - «le réarmement des esprits
commence à l'école» (ministre des affaires étrangères, J-N Barrot, mars
2025). ---- La re militarisation des esprits bat son plein, c'est de
circonstance... ---- Les mesures gouvernementales pour faire entrer
l'armée à l'école sont liées à un discours sur l'intensification des
conflits sur la scène internationale et sur l'émergence de puissances
hostiles à l'espace européen et à ses valeurs " démocratiques", avec une
insistance forte sur la menace russe. Mais elles correspondent aussi à
une forte droitisation de la société pour qui il y aurait un
effondrement de l'autorité qu'il faudrait restaurer, entre autres, par
le biais de l'école. ---- Du «nous sommes en guerre» (contre le Covid)
de mars 2020 au «accepter de perdre nos enfants», c'est une entreprise
de propagande à grande échelle qui est à l'oeuvre, avec les jeune
s en première ligne, et en particulier ceux.celles des classes
populaires auxquel.les il est demandé d'être de bons petits
citoyens-soldats prêts à s'engager, pour "défendre la nation"... c'est à
dire l'Etat et les intérêts des capitalistes.
Les directives éducatives répondent, selon les besoins de l'époque, à
des équilibrages jugés indispensables aux intérêts du capital et au
maintien de l'ordre social, (Encadré 1). Avec «les besoins de la
défense» mis actuellement fortement en avant, l'école renoue avec
l'esprit militariste de J. Ferry qui, en 1882, ordonnait aux
instituteurs de faire aimer aux élèves «la France et la mère patrie» ...
Le Collectif contre la militarisation de la jeunesse et de l'école a
recensé pas moins de 150 dispositifs ou structures investies par les
armées pour approcher la jeunesse et la recruter à plus ou moins long terme.
++++
Liens Armées-Education Nationale depuis la fin du service militaire
obligatoire en 1997
Années 2000: développement des trinômes académiques (enseignants,
militaires, IHEDN-Institut des hautes études de défense nationale) et
des classes défense, relancées après leur création en 1982. Instauration
de la journée d'appel de préparation à la défense (JAPD), obligatoire.
2005: création dans l'académie de Nice des Classes de défense et de
sécurité globale (CDSG).
2007: intégration de l'enseignement de défense dans les programmes
scolaires, avec la Journée Défense et Citoyenneté (JDC, plus militarisée
que l'ex JAPD), obligatoire.
2011: généralisation des Classes Défense et Sécurité Globales (CDSG),
encadrées par une convention interministérielle.
2015: signature d'une convention cadre Éducation nationale-Armées,
renforçant les partenariats et ouvrant des lycées militaires et des
classes préparatoires aux grandes écoles militaires.
2016: intégration officielle des CDSG au protocole entre ministères des
Armées et de l'Éducation nationale.
2018: lancement du Service National Universel (SNU), organisé par
Jeunesse et sports, rattaché au ministère de l'Education Nationale.
Années 2020: Multiplication des dispositifs (cadets de la défense,
escadrilles air jeunesse, etc.) et augmentation du nombre de classes CDSG.
2025: fin du SNU et annonce par Macron d'un service militaire volontaire
(le 27/11/2025).
++++
Classes Défense et Sécurité globale, un des projets phares
Armées-Education nationale
Alors que l'on comptait 160 de ces classes en 2016, avec 3 700 élèves,
il y en a eu, au cours de l'année scolaire 2025-26, environ 1200 pour
quelque 32 000 élèves impliqués. Elles progressent fortement en 10 ans,
mais elles sont loin de concerner les 5,6 millions de jeunes qui
peuplent le second degré.
Que sont ces CDSG, et comment fonctionnent-elles?
Le trinôme académique Éducation nationale, Armées, Institut des hautes
études de défense nationale (IHEDN) permet à des classes de collèges et
de lycées d'être parrainées par une entité du ministère des armées
(Classes de défense, avec les militaires), ou d'un autre ministère
(Sécurité Globale, avec les flics, les pompiers, les CRS...).
L'objectif est triple: «Contribuer à la cohésion nationale, promouvoir
l'esprit de défense et garantir l'attractivité des métiers des armées.»
C'est d'une préparation idéologique dont il s'agit, qui permet de
légitimer la guerre, de préparer la jeunesse à l'ordre guerrier et qui
cherche à amener les jeunes à rejoindre l'armée dès la fin du collège ou
du lycée.
En mars dernier, le ministre de l'Education E. Geffray annonçait que la
durée de ces classes passerait de un à trois ans, qu'elles seraient
rebaptisées au lycée «classes de défense et de cohésion nationale» et
qu'y participer serait mentionné au bac et valorisé sur Parcoursup. Dans
ces classes, tout au long de l'année, les élèves sont amené.es à
rencontrer des militaires ou des membres des «forces de l'ordre», à
visiter des installations, à intégrer les "valeurs" militaires.
Finalement, celles-ci, obéissance, discipline, respect de la hiérarchie,
compétition, conformité ... n'ont-elles pas des points communs avec
celles que l'école transmet?
Les activités que proposent les CDSG illustrent l'orientation
belliciste: «rallyes défense et citoyenneté», séances de tir au pistolet
laser, visites de sites militaires, participation à des cérémonies
commémoratives, fouilles de cellules pénitentiaires reconstituées et
simulation de heurts avec les détenus, simulacres de répression de
manifestations avec tout l'attirail de la gendarmerie mobile, ateliers
«zéro -tolérance»... Tous les éléments qu'on croit propres à séduire les
jeunes sont déployés : grosses cylindrées, uniformes, "jeux de rôles"
violents, armes, jusqu'à la distribution publicitaire de porte-clefs
"l'armée de terre recrute"...
Lorsque des gradés interviennent pour des conférences, ils utilisent
souvent comme supports pédagogiques des livrets de propagande financés
par des marchands d'armes (encadré 2)
Les CDSG se déploient dans les zones rurales, les quartiers populaires,
les établissements REP et REP+ (2), plutôt que dans les écoles de
centres-villes ou de quartiers plus aisés. Les jeunes des classes
populaires sont assurément considérés comme la cible qu'il s'agit
d'encadrer et de discipliner en priorité.... Il s'agit de tenter
d'enrôler d'abord la frange de la population dont l'école a tendance à
se débarrasser sous couvert de "difficultés scolaires". L'armée cherche
ainsi à racoler en particulier des élèves des classes professionnelles.
Par exemple, des bacs «à coloration marine» sont proposés par la marine
nationale dans plus de 100 lycées, tandis que l'armée de terre a créé
des «périodes militaires de perfectionnement spécialisé» au sein de ses
unités, alignées sur les périodes de formation en milieu professionnel
obligatoires pour les élèves. Lorsqu'il s'agit de recruter la chair à
patrons et à canon de demain, ces jeunes sont en premi�
�re ligne. Que ce soit à travers la «découverte» des métiers de la
police et de l'armée, ou la promesse d'une solde de 800 euros, logement
et nourriture pris en charge, carte de réduction SNCF à 75 % et
«insertion dans le milieu professionnel», c'est aux nouveaux
«volontaires» du service militaire (3) que le gouvernement fait miroiter
une porte de sortie face à la précarité, et ce jusqu'au prix de leur vie.
Les marchands d'armes, de leur côté, cherchent à recruter dans
l'enseignement supérieur les ingénieurs dont ils ont besoin. Les
avantages qu'ils sont prêts à leur octroyer sont d'un niveau bien
supérieur (encadré 3); question de hiérarchie entre classes sociales...
Quant au mode de fonctionnent de ces classes défense, il est loin d'être
clair: est-il volontaire ou bien obligatoire? C'est normalement à chaque
établissement engagé dans la démarche d'en décider. Or, depuis un ou
deux ans, des CDSG sont ouvertes et imposées sans consultation des
conseils d'administration et malgré l'opposition d'enseignant.es, de
parents et d'élèves. Ou bien avec un manque total de transparence: les
conventions sont rarement soumises à débat, le contenu des activités
n'est pas toujours présenté, privant ainsi parents, enseignants et
élèves de tout contrôle. Le dispositif n'est pas toujours volontaire
pour les élèves et leurs parents; et s'il est censé l'être pour les
enseignant.es, nombreux font part de pressions de leur hiérarchie pour
qu'ils.elles créent ce type de classes. Dans les faits on observe donc
de grandes disparités : ici le volontariat des familles est sollicité,
ailleurs tous les élèves d'une classe sont concernés sans in
formation préalable des parents. Et si l'un d'eux refuse que son
enfant soit "acculturé" à la défense, on lui répond carrément qu'il peut
toujours changer d'établissement...
Le manque de moyens a sa part dans la création de ces classes défense.
Alors que les budgets éducatifs et culturels stagnent ou diminuent et
que les budgets militaires croissent (4), les CDSG, elles, sont
financées et accompagnées par la Direction du service national et de la
jeunesse (DSNJ) et la Direction des patrimoines, de la mémoire et des
archives du ministère des Armées (DPMA). Des enseignant.es se disent
alors quasiment contraints à signer un partenariat avec le Ministère des
Armées pour mener à bien des projets avec leurs élèves, tels des voyages
scolaires. Ainsi, et plutôt que de se battre pour obtenir des budgets
décents, on permet à l'armée de sponsoriser des sorties, et de diffuser
dans l'école sa propagande pour la guerre ..., et de créer des divisions
au sein des personnels.
++++
Un livret de propagande militariste: «Ma première cérémonie militaire»
Sorti en 2020, distribué gratuitement dès l'école primaire, ce livret
est destiné aux enfants de 4 à 15 ans. Il a été écrit par l'épouse de
l'ancien chef d'état-major des armées, François Lecointre. Il a
bénéficié d'un financement du Fonds du Bien Commun, créé par le
milliardaire d'extrême-droite Édouard Stérin, et a été aussi sponsorisé
par de gros industriels français de l'armement: Dassault, Safran,
Airbus, MBDA Missiles, Arquus, Naval Group, TechnicAtome... Ce fascicule
traite des cérémonies militaires du 14 juillet et du 11 novembre. Il
glorifie l'«esprit martial», la mort «pour la patrie»; il fait la
promotion des différents métiers de l'armée ainsi que du matériel
militaire «moderne et efficace» des armées françaises. Ce livret
militariste met en avant, et avec fierté, ceux qui sont les
bénéficiaires des guerres: les capitalistes, les industriels de
l'armement, les idéologues de droite et d'extrême-droite et ceux qui
gouvernent pour leurs intérêts...
++++
Une mesure de plus: une cérémonie du 11 novembre obligatoire dans les
établissements scolaires
Les cérémonies patriotiques et militaires, jusque-là contenues à
l'extérieur de l'école et à la participation volontaire de quelques
élèves, sont désormais généralisées et rendues obligatoires.
C'est par une circulaire officielle, annoncée par Macron à la veille des
vacances d'été le 2 juillet dernier, qu'est imposée à la rentrée 2026,
dans chaque école élémentaire (à partir du CM1), collège et lycée, une
«cérémonie commémorative annuelle d'hommage à tous les «morts pour la
France»; elle se tiendra «au choix de l'établissement, dans les quatre
jours précédant ou suivant le 11 novembre.» Ceci afin de glorifier un
«sacrifice pour la patrie»... qui, comme lors de toutes les guerres, fut
une vaste boucherie destinée à défendre les intérêts du capitalisme et
de l'impérialisme.
Dans un contexte de militarisation, la cérémonie d'hommage aux «morts
pour la France» s'inscrit dans la continuité de la mise au pas de la
jeunesse. Cette initiative supplémentaire récente complète l'entreprise,
menée par l'Etat à marche forcée, d'«acculturation des jeunes à la
guerre» (Encadré 4)
La circulaire concernant le 11 novembre précise que la «cohésion
nationale» est d'autant plus nécessaire «dans un environnement
international marqué par des formes renouvelées de conflictualité». Ce
n'est pas tant un hommage aux morts qui est rendu mais la prochaine
guerre qu'on prépare, sans poser de questions sur les intérêts qui sont
en jeu ni sur la responsabilité des gouvernants. En outre, cette
cérémonie est une occasion de plus pour faire pénétrer les armées dans
les établissements scolaires: les directeurs d'école, les chefs
d'établissement pourront «mobiliser des enseignants», mais aussi faire
appel à des réservistes, des associations du monde combattant, des élus
locaux...
++++
Armée et enseignement supérieur: des avantages pour les futurs ingénieurs
Rien qu'en France, 1,3 million d'emplois seront à pourvoir dans les
industries de l'armement au cours des dix prochaines années, tous
secteurs confondus : aéronautique, cybersécurité, technologies
spatiales, intelligence artificielle, robotique... Comme les patrons de
l'armement cherchent à séduire les jeunes diplômés.es, ils leur
proposent des avantages multiples: salaires élevés (un ingénieur en
électronique embarqué avec moins de deux ans d'expérience peut exiger
jusqu'à 45 000 euros brut annuels, un ingénieur IA 50 000 euros, un
architecte en cybersécurité 80 000 euros - Le Monde), onze semaines de
congés, aides pour le logement et l'école... Qualité de vie,
environnement de travail et hors travail sont intégrés dans les
propositions de collaboration faites aux futur.es salariés. ...
+++
Quelles résistances?
Les dispositifs qui promeuvent les échanges entre les armées et les
élèves, comme autant de moyens d'embrigadement et de militarisation de
la jeunesse, sont critiqués par les syndicats enseignants (à l'exception
de l'UNSA et du SNALC) et par la FCPE (Fédération de parents), qui
réclament leur abandon.
Mais il s'agit essentiellement de prises de position par voie de
communiqués, de pétitions ..., sans réactions d'envergure. Il est vrai
qu'il est difficile d'organiser des ripostes collectives face aux
dispositifs Ecole-Armée qui se mettent en place de façon dispersée dans
l'espace et le temps et ne concernent pas tous les établissements. Pour
le moment, car si la loi Blanchet (rapporteur des Démocrates), adoptée
pat l'assemblée nationale en catimini le 26 mars, obtient le feu vert du
sénat, seront instaurés «des cours structurés de défense globale»
obligatoires de la 6ème à la terminale (5), en s'appuyant sur des
réservistes. «Il s'agit de préparer les lignes arrière qui aident les
militaires à faire la guerre - c'est le devoir de chaque citoyen.»
(Blanchet)
Il y a eu quelques mobilisations sporadiques.
++++
Le guide kaki «Acculturer la jeunesse à l'esprit de défense»
Edité par l'Education nationale et paru en novembre 2025, ce livret
contient un arsenal de propositions prétendument éducatives qui sont en
réalité du bourrage de crâne patriotique. L'école y est conçue par
l'Etat comme un espace de conditionnement et d'embrigadement des élèves.
L'Education nationale montre ainsi clairement qu'elle est un ministère
régalien étroitement soumis au pouvoir politique qui lui dicte la marche
à suivre, dans tous les domaines, pour con-former les jeunes.
++++
Des parents sont inquiets et dénoncent un conditionnement des élèves
dans un climat politique et géopolitique dominé par des discours
bellicistes. Fin 2025-début 2026, certains se sont mobilisés dans des
collèges afin de refuser que leurs enfants participent aux CDSG. Un
rassemblement a eu lieu le 23 octobre 2025 à Paris à l'appel de
plusieurs organisations (mouvement des mères isolées, SNAP CGT, CGT
chômeurs rebelles) pour dénoncer le forum de l'armée organisé par France
Travail. Dans quelques lycées l'armée n'est plus invitée au carrefour
des métiers en raison de l'opposition des personnels. Des élèves jugent
souvent négativement les activités organisées par les militaires: «Ils
ont fait ça sans notre demande»; «L'armée dans la cour de récré, c'est
flippant»; «Ils font passer la guerre pour quelque chose de cool. Mais
la guerre, ce n'est pas un jeu, les gens meurent ou finissent
traumatisés». Il arrive que des profs qui contestent, de façon tro
p isolée, l'intrusion de militaires dans les établissements, subissent
des pressions, et même de la répression, de la part de leur hiérarchie.
Dans quelques lycées, à Rennes, au Mans, à Marseille et à Grenoble, ont
eu lieu des blocages qui ont permis d'empêcher des opérations de
recrutement de l'armée de terre ; des étudiant.es à Nantes ont
manifesté devant la fac de droit pour empêcher la tenue d'une conférence
par un général...
Mais à part quelques exemples de protestation, on constate une absence
d'opposition résolue des milieux éducatifs.
Or il faudrait des résistances collectives, à l'instar de l'Allemagne où
des jeunes sont sortis par milliers dans les rues pour s'opposer au
retour du service militaire, ou encore de l'Italie où ont eu lieu des
actions de masse et de classe contre la guerre et le militarisme. Il est
indispensable que les travailleur.ses et les jeunes dont les gouvernants
veulent à terme faire de la chair à canon s'opposent au réarmement et à
la course à la militarisation, et refusent de servir les intérêts des
patrons et des Etats.
Des enseignant.es ont jugé intéressant de réactiver le collectif Non au
SNU qui, avant la suspension de ce service national universel en 2025,
rassemblaient personnels, parents et associations pour des actions
communes. Il a été reconverti récemment en Collectif national contre la
militarisation de la jeunesse et de la société.
Une dynamique collective pourrait s'enclencher autour du 11 novembre
contre l'obligation d'assurer une cérémonie d'embrigadement guerrier et
patriotique, pour exprimer un refus généralisé de collaborer avec la
politique belliciste du pouvoir. Il reste quelques petites semaines pour
faire savoir que les établissements ne veulent pas se plier à cette
mascarade patriotique...
Un autre moment de lutte collective serait de s'en prendre au projet de
loi Blanchet (5), qui cherche à instaurer un endoctrinement obligatoire
au militarisme.
Mais surtout, c'est à la construction d'une dynamique plus générale de
renouveau des luttes contre les armées que pourrait s'inscrire le combat
contre la militarisation de l'école.
Kris, le 18 septembre
Une adresse utile: antimilitarisme-education@framagroupes.org
Notes:
1- En 1982, sous Mitterrand, après l'instauration par les ministres
Charles Hernu (Défense) et Alain Savary (Education nationale) d'une
symbiose Ecole-Armée, d'autres protocoles ont été conclus par les
gouvernants successifs; s'ils restreignaient l'application d'une
éducation à la défense aux cours d'enseignement moral et civique (EMC),
ils l'ont progressivement étendue à l'ensemble de la scolarité des élèves.
2- Réseaux d'éducation prioritaire et réseaux d'éducation prioritaire
renforcé
3- Le 27 novembre dernier, Macron a présenté le nouveau «service
national» volontaire. L'accueil annoncé de 3 000 jeunes volontaires (18
à 25 ans) dès l'été 2026 a été réalisé, pour une durée totale de 10 mois
rémunérés, avec un objectif de 10 000 recrutements par an en 2030 et 50
000 par an en 2035. Et dans l'espoir qu'un bon pourcentage de ces jeunes
finissent par s'engager durablement.
4 - Le total des dépenses prévues pour l'armement de l'État français est
de 436 milliards d'euros entre 2024 et 2030. Le budget de l'armée
dépasse désormais celui de l'Éducation nationale.
5- Bien que les sujets de la «défense» et de la sécurité soient intégrés
à l'Enseignement Moral et Civique depuis 25 ans, Blanchet en veut plus
encore, prétextant que ces heures ne sont pas réellement dispensées, ou
de manière «trop dispersée». «Aimons-nous assez la France pour vouloir
inciter nos enfants à l'aimer à leur tour avec passion et ferveur?»
(Blanchet, le 25 février 2026)
https://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4778
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center