|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 40 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
_The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours |
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024 |
of 2025 |
of 2026
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) France, UCL AL #373 - Contributions internationales - En 1926... et 1956 : Trajectoires de l’anarchisme organisé (ca, de, en, it, pt, tr) [Traduction automatique]
Date
Sun, 9 Aug 2026 18:54:45 +0300
La Fédération anarchiste uruguayenne (fAu) célèbre le soixante-dixième
anniversaire de sa fondation. Dès ses origines, elle s’est définie comme
appartenant au courant spécifiste de l’anarchisme organisé.
Le spécifisme soutient la nécessité de construire une organisation
politique anarchiste spécifique, dotée d’une unité théorique,
stratégique et tactique, capable d’intervenir de manière permanente dans
les luttes populaires afin de contribuer au développement de la force
sociale et des processus de transformation révolutionnaire.
Les origines du spécifisme
La principale référence théorique de la fAu depuis sa fondation a été
Errico Malatesta, dont elle a repris l’idée selon laquelle les
anarchistes devaient s’organiser politiquement pour intervenir de
manière cohérente dans la réalité sociale, en évitant tant le
spontanéisme que la dispersion militante. Des apports de Bakounine ont
également été intégrés, en particulier sa conception d’une organisation
révolutionnaire agissant au sein des processus populaires sans se
transformer en une nouvelle autorité ni se substituer aux initiatives
populaires.
Le spécifisme ne peut se définir uniquement par une doctrine
organisationnelle. Il s’exprime également dans une manière d’analyser la
réalité, d’élaborer une stratégie et d’entrer en relation avec les
luttes populaires. La particularité ne réside pas seulement dans
l’existence d’une organisation anarchiste, mais dans la tentative de
faire de cette organisation un outil capable d’intervenir sur les
problèmes concrets de chaque conjoncture.
L’une des caractéristiques centrales du spécifisme est le refus de
l’importation mécanique de modèles politiques élaborés pour d’autres
réalités. Dès ses premières années, la fAu a soutenu que l’Amérique
latine devait être pensée à partir de ses propres conditions
historiques, économiques et culturelles. Cela n’impliquait pas de
rejeter les apports théoriques venus d’Europe ou dans d’autres régions,
mais d’éviter leur application automatique. Les outils conceptuels
devaient être mis à l’épreuve dans la réalité concrète de nos peuples et
adaptés à leurs particularités.
Porto Alegre (1997) – Congrès de la Federação Anarquista Gaúcha (FAG),
réunissant des militants et militantes de différentes régions du Brésil
ainsi que de la Federación Anarquista Uruguaya (FAU), à un moment
fondateur du développement d’un anarchisme organisé qui s’enracinera
durablement dans les luttes sociales brésiliennes.
Federación Anarquista Uruguaya
De là découle un autre élément fondamental : le souci permanent de la
conjoncture. Pour le spécifisme, l’organisation politique n’existe pas
pour répéter des formules ni administrer des doctrines, mais pour
comprendre les transformations du capitalisme, les formes changeantes de
domination et les possibilités concrètes d’organisation populaire
existant à chaque moment historique. La stratégie révolutionnaire ne
peut se construire en marge de ces conditions.
Les liens avec le plateformisme
Contrairement aux conceptions léninistes, le spécifisme ne considère pas
que l’organisation politique doive diriger le peuple ni se substituer à
ses décisions. Il ne conçoit pas non plus que la construction
révolutionnaire consiste à renforcer un parti pour conquérir l’État. Au
contraire, l’organisation anarchiste existe pour renforcer la capacité
d’auto-organisation des classes dominées, exploitées et opprimées.
C’est pourquoi nous distinguons deux niveaux complémentaires
d’organisation : l’organisation politique anarchiste, qui regroupe des
militants et militantes sur la base d’accords idéologiques, stratégiques
et programmatiques ; et les organisations populaires et mouvements
sociaux, qui doivent conserver leur indépendance et se développer selon
leurs propres dynamiques. La tâche des anarchistes consiste à agir au
sein de ces mouvements en promouvant des pratiques de démocratie
directe, de fédéralisme, d’action directe, de solidarité et
d’autogestion, sans tenter de les transformer en simples instruments de
l’organisation politique.
La commémoration du centenaire de la Plateforme offre l’occasion de
réfléchir aux points de convergence et aux différences entre cette
expérience et le spécifisme développé par la fAu. La Plateforme a
constitué l’une des premières tentatives systématiques de répondre à un
problème qui marquera une grande partie de l’anarchisme du XXe siècle :
comment construire une organisation révolutionnaire efficace sans
reproduire les formes autoritaires qui commençaient à se consolider en
Union soviétique.
Lors de la formation de la fAu, les documents classiques du
plateformisme n’ont pas eu d’influence directe, bien qu’ils aient
probablement été connus de certains et certaines de ses militantes. La
tradition organisationnelle qui donnera naissance au spécifisme
uruguayen s’est principalement nourrie de Malatesta, des expériences de
l’anarchisme du Río de la Plata, du syndicalisme révolutionnaire et de
décennies de débats menés par des générations de militantes et militants
locaux.
Cela ne signifie toutefois pas qu’il y ait eu une opposition ouverte
entre ces deux courants. Le plateformisme et le spécifisme ont affirmé
la nécessité d’une organisation politique anarchiste capable
d’intervenir dans la réalité, d’élaborer une stratégie, d’assumer des
responsabilités collectives et de s’insérer activement dans les luttes
populaires.
Mais alors que certains courants plateformistes historiques mettaient
l’accent sur la construction d’une organisation communiste libertaire,
le spécifisme a eu tendance à souligner le lien entre organisation
politique et insertion sociale, la construction du pouvoir populaire et
la nécessité d’élaborer des stratégies adaptées à chaque réalité.
« Chantons pour ne pas oublier la classe ouvrière et sa lutte pour sa
survie. » Le spécifisme est un courant anarchiste uruguayen qui affirme
la nécessité d’une organisation anarchiste spécifique. Celle-ci doit
s’enraciner dans les luttes populaires, et y agir comme minorité active
pour y construire le pouvoir populaire, par l’action directe et
l’auto-organisation.
FARJ
À notre sens, les différences résident principalement dans leurs
parcours historiques et dans les problèmes spécifiques qu’ils
cherchaient à résoudre. Alors que la Plateforme a été élaborée dans le
contexte de la défaite de la Révolution russe et de la montée du
bolchevisme, le spécifisme s’est développé dans une réalité profondément
marquée par l’impérialisme et les particularités des formations sociales
latino-américaines.
Au-delà de ces différences, la valeur historique de la Plateforme reste
incontestable. Face à la concentration du pouvoir politique entre les
mains d’une élite dirigeante, elle a revendiqué la nécessité d’une
organisation, d’une stratégie et d’une intervention coordonnée, sans
renoncer aux principes du fédéralisme, de la responsabilité collective
et du protagonisme populaire.
C’est pourquoi, à l’occasion du centenaire de sa publication, on peut
affirmer que tant le plateformisme que le spécifisme s’inscrivent dans
une même tradition organisatrice au sein de l’anarchisme
révolutionnaire. Une tradition qui, à partir de différents contextes, a
cherché à répondre à un défi commun : construire des outils politiques
capables de susciter des transformations profondes sans se substituer à
l’initiative des classes opprimées ni reproduire de nouvelles formes de
domination.
Fédération anarchiste uruguayenne
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
- Prev by Date:
(fr) France, UCL AL #373 - Culture - Lire Georges Fontenis, « Changer le monde. Histoire du mouvement communiste libertaire 1945-1997 » (ca, de, en, it, pt, tr) [Traduction automatique]
- Next by Date:
(pt) Italy, FAI, Umanita Nova #21-26 - Governos agiotas. Relatório da UNCTAD sobre fluxos de financiamento (ca, de, en, it, tr)[traduccion automatica]
A-Infos Information Center