|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 40 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
_The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours |
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024 |
of 2025 |
of 2026
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) Courant Alternative #360 (OCL) - Insubordinations salariales 360
Date
Tue, 2 Jun 2026 19:29:45 +0100
Une grève illimitée au centre hospitalier Ardèche nord à Annonay ---- Le
centre hospitalier Ardèche nord d'Annonay est touché par une grève pour
la deuxième fois en moins d'un an. Le mouvement, à l'appel de la CFDT et
de la CGT, a commencé le 10 février 2026 pour protester contre le
non-remplacement jusqu'à 5 jours dans les services en cas d'arrêt
maladie. Une décision qui, selon les syndicats, a de lourdes
conséquences sur les conditions de travail et sur le bon fonctionnement
de l'établissement. Autre point de crispation: des agents volontaires
pour venir renforcer les équipes se seraient vu opposer un refus. Les
agents à temps partiel seraient par ailleurs exclus des missions de
remplacement, réservées aux seuls temps pleins. Autre sujet sensible:
l'orientation prise par la direction en matière de recrutement. Les
syndicats affirment que l'établissement ne souhaiterait plus recruter de
fonctionnaires et privilégierait désormais des contrats à durée
indéterminée (CDI), jugés moins couteux. Les fonctionnaires bénéficient
en effet d'une prime spécifique, dont ne disposent pas les nouveaux CDI.
Le 24 février, un rassemblement à l'appel des syndicats CFDT et CGT a
réuni 150 personnes devant les bureaux de la direction.
Sources: France bleu, Le réveil vivarais, Lutte ouvrière
Une première grève à Leboncoin
En novembre 2023, la plateforme française de vente d'occasion Leboncoin
(15 000 salariés, le site le plus visité en France après Amazon) et
Adevinta (sa maison mère norvégienne), ont été rachetées pour 12
milliards d'euros par deux fonds d'investissement, l'un américain,
Blackstone, l'autre britannique, Permira. Depuis le rachat, les
travailleurs dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail,
notamment par la mise en place par l'encadrement de «plans
d'amélioration des performances» (PIP en acronyme anglais). Ces plans
sont des techniques de pressurisation des employés visant à les
«évaluer» pour ensuite leur demander de faire davantage. À ces outils
managériaux, s'ajoutent des outils numériques de contrôle de l'activité
des télévendeurs dont l'objectif est, là aussi, de forcer le salarié à
fournir plus d'efforts. Un outil similaire est prévu pour fliquer la
production des équipes informatiques.
Les travailleurs de la plateforme réclament la fin de ces méthodes et
également une revalorisation générale des salaires pour compenser
l'inflation cumulée ces 4 dernières années (calculée à 15 % par les
syndicats). Face à la situation, les travailleurs se sont prononcés en
décembre dernier pour la grève. Après quelques mois de tergiversations,
l'intersyndicale (CFDT, CGT, Solidaires) a appelé de l'entreprise à
cesser le travail le 18 mars. Une première pour l'entreprise qui fêtera
ses 20 ans à la fin du mois. Environ 10 % des effectifs ont répondu à
l'appel sur les sites de Paris, Nantes, Mâcon, Reims et
Montceau-les-Mines et une centaine de salariés parisiens ont même tenu
un piquet de grève en plein coeur du quartier du Sentier. Les élus du
CSE ont saisi la justice. L'audience est programmée le 16 avril. En
attendant, les salariés espèrent que leur mouvement de grève fera réagir
la direction et permettra de réamorcer le dialogue.
Sources: Syndicalisme hebdo, groupemarxiste.info
Grève des contractuels de l'hôpital El-Maarouf de Moroni
Après plusieurs mouvements de grève ces dernières années autour des
mêmes revendications, les agents contractuels annoncent cette fois une
grève illimitée à l'hôpital El-Maarouf de Moroni commençant le 9 mars.
«On ne peut pas être dans un même hôpital, faire les mêmes boulots et
avoir un salaire différent. Les contractuels actuellement perçoivent un
salaire de 57 500 francs comoriens (117 €) alors que les fonctionnaires
reçoivent un salaire de 100 000 francs (203 €). Ce qui est vraiment
primordial actuellement c'est l'alignement de salaire et la prime de
garde et les autres points on peut aller doucement et voir comment les
gérer. Ces deux points sont non négociables.» Les salariés contractuels
rappellent qu'un protocole d'accord avait été signé avec la direction en
2024 après un précédent mouvement. Selon les syndicats, il n'a jamais
été appliqué. Alors que le gouvernement a lancé un vaste projet de
modernisation de l'hôpital El-Maarouf avec la construction d'un nouveau
bâtiment estimé à près de 55 millions d'euros, les grévistes soulignent
qu'il faut du personnel pour faire fonctionner convenablement un hôpital
et que cela a également un cout.
Dans une lettre datée du mardi 10 mars, la direction de l'hôpital
El-Maarouf de Moroni, capitale des Comores, estime que la grève en cours
ne respecte pas les règles du droit de grève. Elle affirme notamment
qu'aucun préavis n'a été déposé et demande aux agents contractuels de
regagner leurs postes sans délai afin d'assurer la continuité du service
public. Le document évoque également d'éventuelles sanctions
administratives ou disciplinaires. Après plusieurs semaines de
mouvement, les négociations entre les grévistes, la direction de
l'hôpital, et le gouvernement, sont toujours au point mort.
Sources: RFI
Une mobilisation qui refuse de plier au Gabon
Depuis le 10 décembre 2025, le Syndicat de l'Éducation Nationale, le
Syndicat National de l'Enseignement Technique et Professionnel et le
collectif SOS Éducation paralysent les établissements publics gabonais
avec un taux de suivi supérieur à 90% selon les organisations
syndicales. Les revendications ne se limitent pas aux arriérés
financiers. Elles portent sur des décennies de mépris administratif
systématique. Les enseignants exigent le paiement des vacations
impayées, les rappels de soldes dus depuis des années, l'intégration de
1 810 bénévoles travaillant sans statut ni salaire complet,
l'incorporation des 328 sortants des Écoles Normales Supérieures et
ENSET (École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique) des 692
diplômés de l'ENIL (Ecole Normale des Instituteurs de Libreville) et de
l'ENIF (Ecole Normale des Instituteurs de Franceville), les promotions
de carrière gelées pour 5 000 agents et les reclassements scientifiques
concernant 108 enseignants. Lancé initialement pour trois jours du 10 au
12 décembre, le mouvement a été reconduit indéfiniment le 10 janvier
2026 malgré une assemblée générale le 17 janvier refusant explicitement
la reprise sans garanties concrètes.
Devant le succès de la grève et la sympathie des populations pour ce
mouvement, le gouvernement feint d'être ouvert au dialogue mais, dans la
réalité, mène une politique répressive. Deux dirigeants syndicaux,
Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, ont été inculpés d'entrave à la
liberté et jetés en prison. Une mesure qui n'a fait que radicaliser le
mouvement. Le 24 février 2026 marque une rupture décisive. Le
gouvernement annonce 20 mises en solde au lieu de 148. Cela ne constitue
pas un simple retard technique mais bien une trahison assumée des
engagements pris. En novembre 2025, les indemnités parlementaires sont
maintenues à des niveaux confortables: 10 millions de francs CFA annuels
de fonds de souveraineté par député, 100 millions pour le président de
l'Assemblée nationale. Le 29 décembre 2025, le Conseil des ministres
adopte sans difficulté un projet de décret revalorisant les indemnités
et bonifications des officiers généraux des Forces de Défense. Objectif
affiché: "mieux reconnaître l'expérience accumulée et les
responsabilités accrues au sommet de la hiérarchie militaire".
Avec plus de 27 000 enseignants répartis sur l'ensemble du territoire,
la mobilisation nationale reste un enjeu majeur. La grève a sérieusement
paralysé les écoles, collèges et lycées publics du pays. Des assemblées
générales avaient lieu les samedis dans chacune des 9 provinces, avec un
pouvoir décisionnel de chacune d'entre elles.
Deux lignes de pensée se confrontent au sein de SOS Éducation. D'un
côté, un courant majoritaire exprime une défiance quasi
institutionnalisée envers toute initiative de dialogue. Ce groupe
perçoit la concertation proposée par la ministre comme un rituel
stérile: commissions, dialogues protocolairement huilés et promesses
consignées se répètent depuis trois décennies, sans jamais se
concrétiser dans la réalité quotidienne des enseignants. À l'opposé, une
minorité pragmatique défend une approche plus réaliste. Elle considère
que le refus de dialogue serait tactiquement inefficace et nuirait à la
représentation collective des enseignants. Pour ces acteurs, la
concertation reste une opportunité - même symbolique - de faire entendre
la voix des enseignants, de formaliser les revendications et,
potentiellement, d'obtenir des concessions concrètes. SOS Éducation
revendique prioritairement la libération immédiate d'un professeur de
mathématiques arrêté à Mouila alors qu'il exerçait ses fonctions, la
cessation de l'entrave au droit de la grève pour les enseignants à
Port-Gentil par les forces de l'ordre. «La répression ne résoudra pas
les problèmes. Au contraire, elle ne fait qu'aggraver la situation». La
Présidente du mouvement SOS Éducation a annoncé à Libreville, à
l'occasion d'un point de presse, la mutation officielle du collectif en
organisation syndicale. Selon elle, cette transformation en syndicat
vise à doter la structure d'un cadre juridique formel, afin de défendre
plus efficacement les intérêts des enseignants précarisés et
marginalisés, dans le strict respect des dispositions légales en
vigueur. Le collectif SOS Éducation est désormais érigé en Syndicat
SOS-Éducation.
Sources: africanews, rfi, info241, norafrik, gabonmailinfos,
pointnoirtv, mediapart, mediapostegabon
Grève des enseignants au Tchad
La Section Provinciale du Syndicat des Enseignants Tchadiens pour la
ville de N'Djaména, réunie en Assemblée Générale Extraordinaire le 14
février 2026 a décidé d'entamer une grève de deux semaines pour
revendiquer de meilleures conditions. Elle exige l'application du décret
2850 portant statut particulier des enseignants. Les responsables
syndicaux dénoncent un décalage entre les engagements pris et leur
application budgétaire. «Sans inscription dans la loi de finances, le
décret reste lettre morte», confie un cadre syndical, qui évoque une
perte de confiance progressive vis-à-vis des autorités. En colère de
voir les cours se poursuivre normalement dans le privé alors qu'ils sont
privés d'enseignement, les élèves du public ont manifesté le 16 février
pour interrompre les activités scolaires dans les autres établissements.
Le mouvement, parti du quartier Walia, s'est rapidement étendu à
d'autres zones de la capitale.
Le ministre de l'Éducation nationale et de la Promotion civique et celui
de la Fonction publique estiment que le mouvement a été déclenché en
violation des procédures légales. Selon eux, cette grève, motivée par
l'exigence de l'application du décret n°2850 relatif au statut
particulier des enseignants, ne résulte pas d'un retard de paiement de
salaires. Le gouvernement dégaine la loi 32 relative à la réglementation
de l'exercice du droit de grève dans les services publics. En son
article 15, cette loi prévoit que «les journées non prestées pour cause
de grève» ne sont pas rémunérées et qu'elles sont à la charge des
syndicats à l'origine du mouvement. Les salaires pour les enseignants
grévistes du syndicat des enseignants du Tchad (SET) de la section de
Ndjamena sont coupés ainsi que pour ceux de la province du Guéra,
notamment de la ville de Mongo n'ayant pas fait grève. Le mouvement
s'étend à d'autres provinces. Parmi les revendications, une prise en
charge sanitaire effective des enseignants; une augmentation de la prime
de logement, de 20 000 à 100 000 francs CFA; le paiement régulier des
primes de craie; ainsi qu'une révision du décret n°477, jugé défavorable
à la profession.
Le Médiateur de la République a reçu le 27 février 2026 les responsables
du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section provinciale de
N'Djamena, afin d'examiner la situation préoccupante liée à la grève en
cours dans les établissements scolaires depuis le 14 février. Au cours
des échanges, le Médiateur de la République a proposé aux responsables
syndicaux de suspendre le mouvement de grève afin de favoriser la
poursuite des discussions avec le gouvernement. Les enseignants de la
ville de N'Djaména ont décidé de mettre une pause à leur mouvement de
grève dans un contexte de forte tension. Réunie en assemblée générale
extraordinaire, la base a accepté de suspendre la grève pour laisser
place aux négociations.
Les AG de fin mars et début avril avaient au coeur des débats: le
traitement des salaires et le respect des accords passés avec les
autorités. À l'issue des échanges, les enseignants ont décidé de
suspendre leur grève pour une durée allant de une à trois semaines. Ils
appellent toutefois le gouvernement à faire preuve de retenue et à
procéder, dans les plus brefs délais et sans condition, au remboursement
des moitiés des salaires concernés. Si cette reprise sous conditions
offre un court répit au secteur de l'éducation, le spectre d'un nouveau
débrayage plane dès le 10 avril si aucune avancée concrète n'est
enregistrée.
L'effectif du corps enseignant est constitué d'enseignants nationaux et
de maîtres communautaires recrutés par les Associations des Parents
d'Élèves (APE) et les Associations des Mères Éducatrices (AME). Le
nombre d'enseignants en 2021 était de 796 en préscolaire, 48 394 au
primaire (CP-CM2), 13 743 au moyen (6ème-3ème), au secondaire.
Sources: tribune echos, atpe, Journal du Tchad, RFI, Tchadinfos, manara,
globe-infos, Alwihda Info, africa-press, chagramedia, lendjampost,
apanewst, dari-infos
https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4719
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center