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(fr) Regeneracion [ESP]- Kobané: Résistance, trahison et silence - L'Occident détourne-t-il le regard? Par EMBAT (es) [Traduction automatique]

Date Tue, 27 Jan 2026 17:38:13 +0000


Qui se souvient encore de cette ville? - En Occident, il semblerait que non. - Ces derniers jours, les forces gouvernementales syriennes, alliées à divers groupes djihadistes (désormais si indiscernables qu'il est presque impossible de distinguer les uns des autres), ont lancé une offensive générale contre le territoire de l'Administration autonome du Nord et de l'Est de la Syrie (AANES), qui comprend le Rojava. Les Forces démocratiques syriennes, malgré le respect de cessez-le-feu successifs, ont été systématiquement trahies, contraintes de battre en retraite et poussées à se replier dans des zones majoritairement kurdes. ---- La Turquie, membre de l'OTAN, non seulement bombarde, mais finance, coordonne et dirige également cette opération. Les États-Unis, une fois de plus, restent passifs et donnent leur feu vert. L'Union européenne garde le silence. Un silence assourdissant.

Les grands médias, qui à l'époque couvraient sans relâche la lutte contre l'État islamique, détournent aujourd'hui le regard, maintenant que les intérêts occidentaux ont évolué. La mémoire est courte quand elle n'est plus profitable.

La trahison est donc totale.

Kobane, aux côtés des forces YPG et YPJ, était un symbole d'espoir face à la barbarie djihadiste de l'État islamique. C'est là qu'il a été démontré que Daech n'était pas invincible. Ce sont ces forces qui ont résisté, qui ont combattu et qui ont finalement vaincu le califat, libérant même Raqqa, sa capitale. Pourtant, alors que l'Occident a passé des décennies à brandir l'étendard de la «lutte contre le terrorisme djihadiste» pour justifier des politiques sécuritaires, répressives et colonialistes, il soutient aujourd'hui sans vergogne la présidence de Jolani.

Jolani, l'ancien chef de la branche syrienne d'Al-Qaïda, est arrivé au pouvoir sans élections ni légitimité démocratique. Jusqu'à récemment, il figurait sur les listes des terroristes les plus recherchés. Il lui a suffi de troquer son uniforme contre un costume et une cravate pour que les portes des chancelleries occidentales s'ouvrent à lui et qu'on lui offre des millions pour la prétendue «reconstruction» de la Syrie.

Mais nous constatons aujourd'hui ce que représente réellement le gouvernement de Jolani: un État fantoche au service de la Turquie, profondément djihadiste, qui libère des prisonniers de Daech malgré ses déclarations publiques et qui impose un projet centralisateur niant toute forme d'autonomie, de pluralisme ou de démocratie.

Parallèlement, chaque attentat commis en Occident par des individus liés (réellement ou rhétoriquement) à l'État islamique sert de prétexte pour renforcer l'autoritarisme, la surveillance de masse et la sécurisation de la société. Les lois d'exception sont étendues, la restriction des libertés est normalisée et un discours désignant «l'ennemi intérieur» est légitimé. Tout cela s'accompagne d'une augmentation alarmante de l'islamophobie, du racisme et de la haine de l'autre, en particulier envers les communautés migrantes et musulmanes.

Cependant, ce récit occulte une réalité fondamentale: l'immense majorité des victimes de l'État islamique ne se trouvent ni en Europe ni aux États-Unis, mais en Syrie, en Irak et au Moyen-Orient dans son ensemble. Ce sont les populations arabes, kurdes, assyriennes, yézidies, chrétiennes et musulmanes (de diverses confessions) qui ont subi massacres, réduction en esclavage, nettoyage ethnique et destructions.  Et ce sont également ces mêmes populations qui, pour une large part, ont risqué leur vie pour combattre Daech sur le terrain.

Parallèlement, les principaux États qui financent, soutiennent et diffusent l'idéologie qui alimente ces groupes terroristes (comme le Qatar et l'Arabie saoudite) figurent parmi les partenaires privilégiés de l'Occident. On leur vend des armes, on signe des accords énergétiques et on les présente comme des alliés stratégiques, tandis que se perpétue la fiction d'une «guerre contre le terrorisme», une guerre qui ne remet jamais en question ses véritables racines politiques et économiques.

La situation est critique. Le projet d'émancipation bâti au Rojava et dans l'AANES, fondé sur le confédéralisme démocratique, le féminisme, le pluralisme ethnique et religieux et l'autonomie locale, est aujourd'hui plus menacé que jamais. Non seulement par les bombes et les offensives militaires, mais aussi par l'isolement international, l'hypocrisie diplomatique et l'abandon délibéré de ceux qui ont profité de leur lutte à leur avantage.

Comme à Gaza, nous sommes sur le point d'assister, de vivre et de comprendre pleinement un génocide.

Face à cette barbarie, nous n'avons d'autre choix que d'agir avec tous les moyens à notre disposition pour tenter d'influer sur le cours des événements. Nous sommes pleinement conscients de la limitation de nos forces. Mais si nos camarades étaient prêts, en 2014, à se lever et à mourir à Kobané dans une bataille qui semblait perdue d'avance, et si aujourd'hui nous sommes confrontés à la répétition de ce combat, alors, par dignité, par justice et par solidarité, nous ne pouvons rester passifs.

Le silence et la passivité, ici aussi, seraient de la complicité.

https://regeneracionlibertaria.org/2026/01/22/kobane-resistencia-traicion-y-silencio/
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