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(fr) CAB [BRA] - Une vitrine de colonialisme (pt) [Traduction automatique]
Date
Fri, 21 Nov 2025 19:26:31 +0000
Aujourd'hui, 10 novembre 2025, Belém do Pará a accueilli la première
journée de la 30e édition de la Conférence des Parties (COP30), une
réunion sur les changements climatiques organisée par l'ONU et qui
compte à ce jour la participation de 148 pays. ---- C'est la quatrième
fois que cet événement se tient en Amérique du Sud, et la première fois
au Brésil. Annoncée en grande pompe par les gouvernements Lula
(PT)/Alckmin (PSB) et Helder Barbalho (MDB), la «réussite» d'organiser
la COP en Amazonie (au Brésil) repose sur la promesse de nombreux
héritages. ---- Gouverner pour l'exploitation minière ---- Le
gouvernement fédéral et l'État brésilien s'efforcent de donner l'image
d'une lutte contre la crise environnementale; pourtant, dès les premiers
signes, la réalité dément cette image. Examinons quelques-uns de ces
héritages.
En 2021, Helder Barbalho a signé une lettre d'intention avec six
compagnies minières, dont la société canadienne Belo Sun. Cette dernière
a acquis illégalement des terres issues de la réforme agraire dans la
municipalité de Senador José Porfírio, dans l'État du Pará, pour le
projet controversé «Volta Grande», susceptible de devenir la plus grande
mine d'or à ciel ouvert du pays.
CADRE TEMPOREL ET EXPLOITATION MINIÈRE ILLÉGALE
Les politiques néolibérales adoptées par les gouvernements des États et
le Congrès n'ont fait qu'aggraver le problème environnemental.
Le cadre temporel relatif aux terres indigènes en est un exemple
flagrant, aboutissant aujourd'hui au projet de loi (PL 1.331/2022) qui
réglemente la recherche et l'exploitation minière illégale sur ces
terres. Ce projet est associé à une main-d'oeuvre abondante, car le
chômage et les faibles revenus qui touchent les municipalités incitent
les jeunes à se tourner vers l'exploitation minière et forestière
illégale pour subvenir à leurs besoins.
La privatisation des services d'eau et d'assainissement au Brésil, via
le cadre d'assainissement, notamment en Amazonie où elle a été mise en
oeuvre dans plusieurs villes, a entraîné l'octroi de vastes concessions
à des entreprises privées, principalement Aegea Saneamento.
La privatisation des fleuves amazoniens (Madeira, Tocantins et Tapajós)
dans le cadre du Programme national de privatisation (PND), en vue de la
construction de voies navigables, menace la vie et les territoires des
populations autochtones, quilombolas et traditionnelles qui dépendent de
ces fleuves pour leur subsistance.
INCENDIES DE FORÊT ET SÉCHERESSE
L'exemple le plus frappant est le dynamitage du barrage de Lourenço pour
la réalisation de la voie navigable Tocantins-Araguaia. Ce projet
prévoit au moins deux ans et demi d'explosions, détruisant l'habitat de
nombreuses espèces de poissons et ayant des conséquences mortelles pour
plusieurs communautés.
En 2023, des villes du Nord et certaines du Centre-Ouest ont souffert de
la fumée des feux de forêt en Amazonie. Manaus a enregistré la deuxième
pire qualité de l'air au monde, en plus d'une grave sécheresse qui a
touché plusieurs municipalités de la région amazonienne.
FAIM, SOIF ET AIR PUR
Cette sécheresse a engendré une insécurité alimentaire et des problèmes
de santé liés à la consommation d'eau non potable par les communautés
riveraines, les communautés quilombolas et les populations autochtones
de la région. Ce scénario s'est répété avec une intensité accrue en 2024.
Orchestré par le secteur agro-industriel et la population,
principalement dans les municipalités de l'arc de déforestation, la
région a enregistré un nombre record de départs de feu; la fumée générée
a atteint des villes du centre-sud et du sud du pays, intensifiant la
pollution atmosphérique et provoquant diverses maladies respiratoires au
sein de la population.
L'AMAZONIE EXPLOITÉE PAR LES ÉLITES
Plus récemment, l'autorisation d'exploration pétrolière à l'embouchure
de l'Amazone menace d'anéantir des écosystèmes uniques et essentiels à
la planète, tels que les mangroves et les récifs coralliens.
Le risque de marée noire est très élevé; les conséquences sur la
sécurité alimentaire et économique des communautés de pêcheurs et des
populations traditionnelles ne feront que confirmer la position de
l'Amazonie comme région exploitée par des élites nationales soumises au
capitalisme fossile, aggravant ainsi la faim et la misère dans la région
et la crise environnementale mondiale.
ANTICAPITALISME, AVANT QUE LES RICHES NE BRÛLENT LE MONDE!
Ne nous laissons pas berner par le discours du capitalisme vert, si
souvent défendu par les dirigeants des États-nations. Nous savons
pertinemment que la catastrophe climatique est un phénomène à la fois
politique et économique. C'est grâce au système capitaliste
international, allié aux intérêts économiques des États-nations et de
leurs élites locales, que l'extraction prédatrice des ressources et
l'agro-industrie étendent leur emprise sur les territoires pour en
extraire le moindre sou.
C'est pourquoi nous crions haut et fort: QUE LES RICHES PAYENT POUR LA
CRISE CLIMATIQUE! Car ce sont leurs entreprises qui envahissent et
exploitent les terres, ravagent les forêts et polluent les eaux.
Que les riches paient pour la destruction engendrée par le maintien de
leur parasitisme, de leurs caprices et de la concentration du pouvoir,
des biens et du capital entre leurs mains. Puissions-nous les faire
sortir de leur zone de confort face à la fin du monde qu'ils nous ont
imposée!
https://cabanarquista.com.br/cop-30-uma-vitrine-do-colonialismo/
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