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(fr) Courant Alternative #354 (OCL) - Le 10 septembre, c'était qui et quoi? Réflexion sur la «classe d'encadrement»

Date Mon, 10 Nov 2025 19:52:37 +0000


La dynamique «Bloquons tout» a fait ressortir l'actualité des débats sur la «classe d'encadrement», autrement appelée «classe moyenne salariée (1)» et qui n'appartient strictement ni au prolétariat ni à la bourgeoisie. Certaines des couches sociales qu'elle renferme ont en effet occupé une place importante dans l'organisation du 10 septembre. Le collectif auteur d'un texte intitulé «La débâcle - Éléments pour une analyse matérialiste du mouvement du 10 septembre (2)», que l'on présentera à gros traits ici, a examiné le rôle qu'y a joué la classe d'encadrement, et il en a tiré comme bilan la nécessité de rompre avec elle. Mais constitue-t-elle un bloc fermé forcément et définitivement contre-révolutionnaire, en tout ou partie, dans la lutte des classes? ---- Dans son livre de référence Entre bourgeoisie et prolétariat, l'encadrement capitaliste (3), le théoricien communiste libertaire et sociologue Alain Bihr considère la classe d'encadrement comme composée «de tous les agents qui mettent en oeuvre, organisent, conçoivent, légitiment, contrôlent les médiations (matérielles, sociales, institutionnelles, idéologiques) nécessaires à la reproduction du capital (4)». Cette définition la distingue à la fois de la «petite bourgeoisie» (détentrice d'un petit capital) et des «classes moyennes» (concept sociologique fondé sur le niveau de vie) pour retenir comme critères sa position intermédiaire dans les rapports de production et son rôle dans la reproduction globale du capital. Si la classe d'encadrement ne pèse pas sur l'orientation de cette reproduction, elle assure la domination matérielle et idéologique du capital sur la société entière.

La collecte des impôts, la planification de la production, les services publics font aujourd'hui partie des tâches de l'encadrement - quoique leurs personnels n'aient pas tous le statut de cadre. L'encadrement est assuré, dans la production, par les ingénieurs, les technico-commerciaux et les managers; et, dans la société, notamment par les travailleurs de l'éducation, des médias ou de la culture, qui ont une fonction spécifique dans la reproduction idéologique, ou encore par les permanents syndicaux et les responsables des partis, en ce que ceux-ci régulent les rapports entre les classes.

La classe d'encadrement comprend une fraction publique, bien organisée politiquement et syndicalement, qui adhère à des projets de gauche, et une fraction privée qui, davantage au contact idéologique du capital, penche à droite. Mais ces deux fractions ont pour socle commun de partager un travail intellectuel qualifié qui est inséré dans un système bureaucratique et très hiérarchisé, «impliquant autonomie et initiative», où il est possible de s'élever dans la hiérarchie. Enfin, de par son rôle d'intermédiaire, sa proximité avec l'État et sa situation sociale, la classe d'encadrement a un débouché naturel en politique. Nombre de ses membres sont représentant-e-s politiques et syndicaux - mais ils parlent souvent au nom du prolétariat, et pas au nom de leur propre classe, et ils se targuent de représenter un projet modernisateur et progressiste (même si cela ne va pas sans une certaine dose d'automystification [5]). On en trouve également beaucoup dans les milieux militants «de gauche», où ils et elles s'emploient fréquemment à défendre de façon acritique les «services publics» en s'appuyant sur des références intellectuelles et des modes d'organisation issus du léninisme, ou du moins très verticaux (6).

L'évolution de la classe d'encadrement dans l'Histoire

Le collectif de «La débâcle» a proposé sur la classe d'encadrement un point de vue matérialiste dont voici un résumé:

Avant les années 1980, les tâches d'encadrement étaient assez embryonnaires en France, et surtout concentrées sur le lieu de production; l'encadrement a pris son essor durant cette décennie-là, quand l'État est devenu agent régulateur du rapport entre les classes et de leur reproduction ainsi que de la circulation du capital.

A l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, le modèle productif keynésien-fordiste était en crise. Ce modèle était fondé sur la centralité de la classe ouvrière dans le processus de production et sur l'imposition progressive de l'«organisation scientifique du travail» dans l'usine, mais les élites ont alors misé sur son remplacement par une force de travail très qualifiée qui fabriquerait dans une industrie high-tech des biens à haute valeur ajoutée. La gestion et la requalification de la classe ouvrière ont de ce fait pris une importance cruciale, et les budgets alloués à l'éducation, au travail social, à l'intégration ou à la médiation culturelle ont connu une forte hausse. Une classe d'encadrement située en dehors de la sphère productive a émergé - avec les éducateurs spécialisés, les professeurs, les médiateurs culturels, les travailleurs sociaux et le monde associatif comme pilier de l'ordre social en gestation. Sa tâche était de gérer les effets sociaux de la désindustrialisation, du chômage de masse et de la déliquescence du monde ouvrier, ainsi que de socialiser le prolétariat de façon qu'il soit plus docile et mieux formé aux besoins de l'économie. Un nouveau compromis social s'est mis en place: on a fait miroiter aux ouvriers et ouvrières une possible promotion sociale par l'éducation, le fameux «ascenseur social».

Toutefois, au tournant des années 2000, les capitalistes ont eu davantage besoin d'employé-e-s non qualifiés et payés au smic dans les métiers de service en expansion (care, logistique, sécurité privée, grande distribution...), et moins d'ouvrières et ouvriers qualifiés dans l'industrie. Les discours sur l'importance de l'école, sur la nécessité d'une réindustrialisation ou sur les promesses du numérique se sont trouvés en décalage croissant avec la réalité. La gestion de la force de travail passant de moins en moins par l'accompagnement, et toujours plus par la contrainte et le contrôle, l'encadrement social a connu un mouvement de restructuration: restriction des effectifs, réduction des moyens financiers, nouvelles méthodes de travail dans l'enseignement public et la médiation culturelle. L'État a répondu par une indifférence manifeste aux revendications des syndicats enseignants ou à celles des mobilisations du monde de la culture, tandis que les collectivités locales réduisaient année après année les subventions des associations. Plus largement, les positions politiques qu'artistes, enseignants ou associatifs avaient réussi à obtenir dans les années 1980 ont disparu. C'est dans ce contexte qu'ont émergé les mobilisations citoyennistes axées sur le besoin de «démocratie» (telle Nuit debout en 2016), et pointant les dysfonctionnements de la Ve République ou la sévérité administrative accrue vis-à-vis des associations.

Une classe qui cherche à rétablir sa position politique hégémonique

Pour le collectif de «La débâcle», l'échec de l'appel «Bloquons tout» lancé en dehors des organes politiques et syndicaux a illustré la réalité suivante:
La classe d'encadrement est aujourd'hui en porte-à-faux par rapport à ses alliés traditionnels, les grandes centrales syndicales qui sont encore largement mues par la défense des travailleurs manuels et des vieux bastions industriels, et centrées sur leurs négociations avec l'État et le patronat. Cette classe essaie donc de rompre le cordon avec les centrales par des mots d'ordre et des pratiques plus radicales (tel le «cortège de tête» dans les manifs), mais elle constate son incapacité à bloquer le pays sans le soutien des raffineurs ou des cheminots - et elle est constamment prise dans un mouvement de «balancier entre tentatives d'autonomisation et retour dans les carcans de la mobilisation syndicale».

Elle a dépensé une énergie folle pour structurer «Bloquons tout», mais cette initiative n'a pas eu d'autre débouché que le rendez-vous syndical du 18, et elle n'a pesé d'aucun poids sur la crise politique en cours et sur le budget d'austérité concocté par le gouvernement. Le 10 septembre a présenté «sous une forme ramassée et pour ainsi dire dramatisée les impasses d'une partie des luttes récentes». Il faut donc analyser la situation sociale et historique dans laquelle cette initiative a pris place. C'est le «public de gauche» qui s'est mobilisé - à savoir beaucoup de professeurs, éducateurs spécialisés, travailleurs des secteurs culturel et associatif, et bien sur des étudiants qui se destinent à ces professions. Mais pourquoi l'a-t-il fait? Parce que la conscience de son isolement politique l'oblige à se rapprocher des autres luttes de classe. Il tente de bâtir un nouveau sujet politique dépassant ses propres limites de classe, et de produire un projet de nature interclassiste afin de réoccuper une position hégémonique. Il a procédé de même avec les gilets jaunes: il est parvenu à «structurer» la fin de leur mouvement, du point de vue revendicatif et organisationnel (par l'adoption d'un programme politique qui reprenait dans les grandes lignes celui des partis de la gauche classique et par l'organisation d'assemblées dans les centres-villes), et il l'a tué.

Quand les premiers appels pour le 10 septembre sont apparus sur les réseaux sociaux en aout 2025, leur origine floue a rendu possible un malentendu: la classe d'encadrement a cru qu'il existait quelque part un peuple déjà en lutte et désireux de voir Bayrou chuter. Ce peuple était imaginaire, mais le «public de gauche» a construit à partir de lui un mouvement correspondant à ses propres aspirations, avec des AG qui, par leur caractère formellement ouvert, alimentaient l'illusion d'une participation massive et interclassiste à la dynamique prévue et qui, par la promotion de l'auto-organisation, constituaient un moyen d'échapper à la tutelle des directions syndicales. De plus, la classe d'encadrement ne pouvant «bloquer l'économie» par la grève, l'accent a été mis, autour du 10 septembre, sur le «blocage des flux». Ce moyen d'action a donc été un choix par défaut.

Malheureusement, les blocages de périphérique, centre commercial, entrepôt logistique ou gare réalisés n'ont eu qu'un effet symbolique: ils ont duré peu de temps, et leur impact sur l'activité économique a été quasi nul. Et puis, après un certain nombre de ces actions le matin du 10 septembre, des rassemblements ont eu lieu en de multiples endroits l'après-midi, voire le soir, et ont souvent tourné à des manifestations sauvages sans objectif bien défini - la déambulation devenant, comme le blocage, «un but en soi». Après quoi, tout a été misé sur la journée intersyndicale du 18.

Le groupe de «La débâcle» estime, d'une part, que du fait de son déclin la classe d'encadrement poursuivra sans doute sa radicalisation et continuera à émettre des appels incantatoires à la «convergence» avec d'autres segments de classes qui n'ont ni les mêmes intérêts ni les mêmes aspirations qu'elle. Il estime, d'autre part, que les luttes de cette classe sont incompatibles avec celles des «travailleurs déqualifiés» - car celles-ci impliquent des enjeux plus larges que la défense de «l'État social» -, et que ce constat doit inciter à ne plus «ménager la chèvre et le chou en rêvant à une hypothétique convergence interclassiste».

Le 10 septembre, les «travailleurs déqualifiés» ont refusé de s'engager dans une mobilisation dont ils ne partageaient «ni les mots d'ordre ni les modalités d'organisation: ils ont préféré regarder le mouvement mourir de lui-même plutôt que de s'y investir, ne serait-ce que minimalement», parce que «leur autonomie politique constitue de plus en plus, à leurs yeux, une condition incontournable pour passer à l'action». «Les fois où les équilibres politiques et sociaux ont été menacés par des mouvements de classe [comme celui des gilets jaunes ou les émeutes après la mort de Nahel], les classes d'encadrement en étaient soit exclues, soit y restaient minoritaires». En conséquence, «la neutralisation politique des classes d'encadrement constitue un objectif impondérable à moyen terme [car] partout, [elles] agissent comme un vecteur de confusion, et de désagrégation politique».

Pour prolonger la réflexion

La position défendue par le groupe de «La débâcle» rejoint celle d'Alain Bihr. Celui-ci a conclu son ouvrage en préconisant que les militants révolutionnaires issus de l'encadrement «enseignent à leurs semblables la honte et l'indignation d'être ce qu'ils sont» pour contribuer à «lézarder le "rempart social" que constitue l'encadrement», et éventuellement y provoquer des désertions. Il a aussi souhaité les voir dénoncer au sein des organisations syndicales et révolutionnaires le rôle contre-révolutionnaire de l'encadrement et chercher à renforcer l'«auto-activité du prolétariat».

Ces analyses sont intéressantes (et le texte «La débâcle» a le grand mérite d'actualiser la critique de l'encadrement à partir des mutations récentes du capitalisme français); néanmoins, elles entraînent une série de questions ou remarques:
Est-il pertinent de ne retenir que des critères socio-économiques matérialistes pour définir les classes sociales? En se cantonnant strictement à une définition statique et sociologique du prolétariat, on risque de tomber dans une mystique de la classe en soi qui serait l'unique et nécessaire sujet révolutionnaire. N'y a-t-il pas plutôt une réalité de la classe pour soi, qui se construit concrètement dans et par les luttes, en opposition à l'oppression et à l'exploitation capitalistes? Et donc, ne vaudrait-il pas mieux définir «la» classe dans la dynamique des mouvements sociaux concrets (qui est dedans et avec quels objectifs?).

D'autre part, quel projet politique accompagne la volonté de définir le prolétariat en excluant la «classe d'encadrement» / «classe moyenne salariée» dans sa globalité? Question subsidiaire: les «travailleurs des secteurs déqualifiés» constituent-ils (et elles?) pour le groupe de «La débâcle» l'ensemble du prolétariat aujourd'hui (de la même façon que les léninistes réduisent celui-ci à la classe ouvrière industrielle)?

La question des couches intermédiaires a quant à elle fait couler beaucoup d'encre car elle est complexe. Alain Bihr les caractérise comme «classe d'encadrement» parce qu'elles ont selon lui pour objet la prise du pouvoir. Cependant, ce qui constitue ces couches intermédiaires, c'est aussi et avant tout leur place dans la reproduction globale du rapport social capitaliste, et la reconnaissance sociale ou financière dont elles bénéficient. Or, définir comme «classe» les couches intermédiaires les transforme en une entité politique autonome ayant un objectif commun et en opposition avec les objectifs des autres classes. On voit bien l'intérêt politique que peut représenter pour le capitalisme l'existence d'une troisième classe - mais la lutte révolutionnaire a-t-elle réellement ces couches sociales dans leur entièreté comme ennemi de classe? Si toutes servent le capital, tous leurs membres n'occupent pas la même place dans la pacification sociale (les artistes et les soignants n'ont par exemple pas le pouvoir coercitif des forces de l'ordre) et les écarts entre leurs rémunérations sont énormes (voir les revenus d'un ingénieur ou d'une profession libérale et ceux d'un instituteur). Qui plus est, ladite «classe moyenne inférieure» (à laquelle appartiennent nombre de militant-e-s y compris révolutionnaires) est en voie de déclassement - c'est en découvrant la «souffrance au travail» qu'elle réagit -, tandis que la bourgeoisie multiplie les attaques contre ce qu'il reste des «services publics» et de «l'État-providence». Il est certain que «Bloquons tout» a été pris en charge surtout par la composante militante de l'encadrement, cette «gauche du service public» pour l'essentiel présente dans les secteurs de l'éducation et du médico-social, et que cette gauche (réformiste ou révolutionnaire) a cherché avant tout là, comme d'habitude, à nous vendre un État «plus social». Mais de plus en plus de personnes travaillant dans ces secteurs déclarent ne plus croire au «service public» et à son modèle politique et social, ou elles réclament de «vrais» services publics (ce qui revient au même); et un nombre croissant d'entre elles en arrive à contester les inégalités et le capitalisme, et à considérer qu'il faut arrêter les «journées d'action» et les blocages ponctuels pour passer à la vitesse supérieure. Alors, pourra-t-on qualifier longtemps d'«interclassistes» des mouvements mêlant ces personnes en voie de déclassement et les «travailleurs peu qualifiés» dont parle «La débâcle» sans les définir précisément (7)? Et ne peut-il vraiment pas y avoir de pont entre le prolétariat... et ces couches moyennes qui se «prolétarisent» (8)?

En France, des personnes déqualifiées travaillant dans les services ont participé ces dernières années aux «cortèges de tête» parisiens; il y en avait également dans les AG de nombreuses villes le 10 septembre, même si c'était plutôt des «couches moyennes» qui y prenaient la parole. Chez les gilets jaunes, des aides-soignantes et des infirmières se côtoyaient sur les ronds-points. Et, ailleurs dans le monde, on a noté ce genre de «mixage social» dans des luttes de rue massives souvent cristallisées contre l'État - en particulier pendant les «printemps arabes». Alors, si l'on perçoit les classes sociales comme des pôles attractifs plutôt que comme des ensembles bien définis (9), on devrait pouvoir intervenir dans une perspective révolutionnaire à l'intérieur des luttes des couches intermédiaires, et également y critiquer tout ce qui tend à reproduire le système existant (des pratiques comme des idées [10]). Enfin, ce qu'il faut bien sur toujours tenter d'empêcher, c'est que des leaders autoproclamé-e-s s'emparent des mobilisations sociales, mais cette remarque vaut quelle que soit la position sociale de ces leaders.

Pour conclure sur la dynamique «Bloquons tout», bien des critiques formulées à son sujet dans «La débâcle» rejoignent celles qui ont été émises dans les colonnes de Courant alternatif (11). Sur les ronds-points, les gilets jaunes s'étaient reconnus en tant que classe (même si le terme «peuple» revenait sans cesse dans leurs discours); en revanche, le 10 septembre, les «codes de bonne conduite», valeurs et références de la gauche (im)posées d'entrée ont contribué à empêcher une adhésion massive au mouvement. Un constat dont il importe de tirer les leçons, dans une perspective révolutionnaire. On ne peut cependant attribuer à la seule «classe moyenne salariée», ou «d'encadrement», la faillite des luttes prolétariennes ou salariales en général - cette faillite est plutôt l'aveu de leur faiblesse. Enfin, le capital de sympathie dont a bénéficié la dynamique «Bloquons tout» dans la société dépassait sans doute la «classe d'encadrement», et son échec peut être tenu pour relatif dans la mesure où elle a tout à la fois secoué l'inertie sociale de ces dernières années et fait ressortir les manquements de la contestation présente.

Vanina

Notes
1. Notamment dans Le Ménage à trois de la lutte des classes - Classe moyenne salariée, prolétariat et capital, de Bruno Astarian et Robert Ferro (L'Asymétrie, 2019). Reste à savoir si les deux expressions se recoupent complètement.
2. Signé «un futur groupe d'écriture» et posté sur Sans trêve le 21 septembre 2025.
3. L'Harmattan, 1989.
4. Une recension de cet ouvrage, parue dans CA 320 (mai 2022) sous le titre «Analyse de classe: que faire de l'encadrement capitaliste?», est consultable sur oclibertaire.lautre.net
5. Une assistante sociale doit par exemple croire à sa mission humanitaire et se comporter en conséquence pour obtenir de familles marginalisées qu'elles se conforment aux normes sociales et aux contrôles administratifs.
6. Voir Frédéric Lordon ou Bernard Friot, ou encore Extinction Rebellion.
7. Son collectif annonce préparer un texte sur ce sujet.
8. Cette question ne se pose évidemment pas pour une autre fraction de l'encadrement qui est et sera toujours en contradiction avec les luttes émancipatrices des prolétaires.
9. Le désir d'être rangé-e dans les «classes moyennes» (en les intégrant ou en s'y maintenant) reste fort de nos jours en France et ailleurs, en particulier parce que leurs valeurs prédominent dans la société, tandis que celles de la classe ouvrière sont dépréciées.
10. Par exemple, parler d'«égalité des chances» au lieu de remettre en question la hiérarchie sociale, entre les classes mais aussi entre travailleurs manuels et intellectuels.
11. Lire les articles parus dans le n° 353 d'octobre 2025.

https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4560
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