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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Invitation à la Commission Journal de Courant Alternatif 22 et 23 novembre 2025, à BREST
Date
Sun, 26 Oct 2025 10:19:03 -0400
Courant Alternatif est le mensuel anarchiste communiste publié par
l'Organisation Communiste Libertaire.
L'OCL Finistère organisera le WE des 22 et 23 novembre la Commission
Journal de préparation de Courant Alternatif de janvier 2026. Cette
Commission commencera le samedi 22 novembre (15h) par un débat «Syndicat
et syndicalisme».
Programme de la Commission Journal
Samedi 22 novembre
* 15-17h: débat «Syndicat et syndicalisme» (Voir le texte d'introduction
page ci dessous);
* 17h: petite pause;
* 17h30-19h: critique du numéro 354 de novembre 2025: on discutera
rapidement de tous les articles pour en faire un retour écrit ensuite
aux camarades de l'OCL;
* 19h: apéro/repas;
* 20h-22h: préparation du CA n°356 de janvier 2026.
Préparer le journal ne veut pas dire pas s'engager à rédiger un article.
Un n° du journal s'organise très largement au-delà des camarades
présents à la Commission Journal. On discutera d'articles possibles
(sujets/axes), de trouver des rédacteurs/rédactrices potentielles dans
l'entourage de l'OCL sur de tels sujets, des projets d'articles prévus
par des camarades,... Mais toute bonne volonté pour proposer un article
sera la bienvenue.
Dimanche 23 novembre
9h30-12h: Préparation du CA n°356 de janvier 2026 et/ou questions
internes à l'OCL;
12h30-13h30: apéro/repas.
Organisation pratique
Le lieu: BREST. Le lieu précis à Brest sera décidé en fonction du nombre
de participant·es, donc prévenir au plus tôt. Des covoiturages sont
possibles sur l'axe Nantes, Vannes, Lorient, Brest.
Selon le lieu choisi, on donnera les explications pratiques pour venir
ensuite.
* Soit tu viens uniquement pour le débat;
* Si tu partages avec nous le repas du samedi soir, et ou du dimanche
midi, nous
* prévenir et prévoir 7,50 € par repas... sauf si fauché·e;
* Si tu souhaites un hébergement, nous prévenir et venir avec un sac de
couchage.
Merci de nous prévenir en amont (avant le 17/11 pour des raisons
logistiques) par un courriel à OCL Finistère:
Débat du samedi (15h-17h):
Syndicat et syndicalisme
Il existe au sein des courants anarchistes / communistes de conseil /
autonomes une critique radicale des organisations syndicales comme
agents d'intégration du prolétariat au capitalisme, allant jusqu'à
considérer que les militant·es syndicaux font partis de la «classe
d'encadrement du capitalisme» (voir entre autres A. Bihr «Entre
bourgeoisie et prolétariat, l'encadrement capitaliste», 1989 et Courant
Alternatif n° 354 de novembre 2025).
On peut constater en effet que les directions syndicales servent de
tampon entre le capital et le prolétariat, utilisant la colère populaire
pour apparaître comme les interlocuteurs privilégiés pour «négocier».
Souvenons-nous par exemple du dernier mouvement des retraites où la
seule réelle revendication de l'intersyndicale était d'être invitée par
le pouvoir politique pour «discuter» de la réforme, nous proposons des
journées d'actions saute- mouton pour créer un rapport de force... afin
d'être intégrée à de telles négociations. De même, lorsque des grèves
éclatent à l'échelle locale, les directions syndicales locales se
positionnent le plus souvent en «interlocuteurs» et décident (souvent
dans le dos des grévistes) de la fin de la grève pour des miettes.
A contrario, ce sont les entreprises où existent des syndicats qui
subissent de façon moindre les attaques du patronat. Les militant·es de
bases de ces syndicats essaient d'oeuvrer pour le bien collectif, ne
ménagent pas leur peine et leur temps pour aider les collègues. Les
syndicats de base servent de collectif de résistance dans une entreprise
ou une administration, ils regroupent celles et ceux ne voulant plus se
faire marcher sur les pieds, ils permettent aux
travailleuses/travailleurs combatives/combatifs de ne pas être isolé·es,
d'avoir un espace collectif pour souffler et essayer d'organiser la
résistance. De plus, les syndicats protègent les personnes combatives
(mandats syndicaux), peuvent créer un pôle de contestation plus efficace
que des individualités, sont les seules dans le secteur public à pouvoir
déposer un préavis de grève, peuvent amorcer des réactions collectives
par des réunions d'information syndicales, ... A cela s'ajoute des
moyens techniques (caisse de grève; matériel comme mégaphone, tirage de
tracts, connexion avec les médias, ...).
Bref, il n'y a pas que du pourri dans les syndicats. Cependant, militer
syndicalement peut déformer même si on n'est qu'un·e militant·e de base.
Nous donnons en résumé quelques problèmes associés au syndicalisme:
1/ Les décharges extraient de l'exploitation les syndicalistes, coupant
les déchargés syndicaux du réel de leurs collègues;
2/ Les protocoles de «dialogue social» (instance et réunions avec les
chef·fes) prennent beaucoup de temps et d'énergie (dossiers à lire,
donner son avis, ...) et font que certains syndicats voient leurs
militant·es «combatifs/combatives» accaparé·es par cela et sans plus
avoir les moyens de faire le travail de terrain à la base (c'est le but
de ces instances: noyer les militant·es syndicaux);
3/ En étant élu·e, en participant à ces instances, on n'est plus un·e
salarié·e lambda. On côtoie les chef·fes. Ces dernièr·es essaient
consciemment de créer des relations de connivence (appeler par les
prénoms les élu·es, papoter avant ou après les réunions...). Le risque
est alors de devenir un petit notable, mais surtout de croire «avoir
l'oreille de la direction», croire «mieux connaître les dossiers» que
les autres salarié·es...;
4/ L'activité syndicale est essentiellement aujourd'hui de
l'accompagnement de situations individuelles, transformant les syndicats
de lutte en syndicat de service aux yeux des collègues.
De tout cela découle que lorsque la colère collective émerge, souvent
les élu·es syndicaux se positionneront comme dirigeant·e «naturelle» du
mouvement social. Ils/elles peuvent esquiver les envies de leurs
collègues sous prétexte de s'appuyer sur leur connaissance des dossiers,
de connaître la direction et de pouvoir «négocier» au nom des collègues,
et donc diriger le mouvement plutôt que de le laisser s'autogérer... et
par là, devenir un·e «bureaucrate» syndical·e.
Cependant, des syndicats essaient de contrer ces déformations:
syndicalisme basiste (sans hiérarchie au sein du syndicat), rotation des
mandats, décharges minimales, ... Est-ce suffisant?
Notre discussion portera donc sur intérêts, risques et difficultés de
militer syndicalement pour des révolutionnaires.
https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4544
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