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(fr) Union Communiste Libertaire (UCL) - Lire Alban Beaudoin et Jean-Loup de Saint-Phalle, Le cout de la mort: La Sécurité sociale jusqu'au bout
Date
Fri, 24 Oct 2025 09:41:33 -0400
Si les frais de naissance d'un être humain doivent être pris en charge
par la Sécurité sociale, pourquoi ceux de la mort ne devraient-ils pas
l'être? Alban Beaudoin et Jean-Loup de Saint-Phalle, fondateurs du
collectif Pour une Sécurité sociale de la mort, défendent en tout cas ce
point de vue dans un livre, Le cout de la mort, et dans leurs
conférences gesticulées nommées Une danse macabre. ---- Le livre porte
des réflexions intéressantes sur la situation inégalitaire lorsqu'un
proche meurt. La mort, tout type d'obsèques, de tombes ou encore
d'inhumations et de crémations confondus, coute très cher et est un
moyen de distinction sociale (il suffit de regarder les différences
visibles dans un même cimetière). L'après-vie porte en elle la question
de classe. Pendant ce temps, les entreprises de pompes funèbres
maintiennent la mort lucrative, pris dans la recherche de profit et les
impératifs de rentabilité. Si le deuil est une douleur universelle, ceux
et celles qui souffrent le plus des difficultés sociales, de pauvreté ou
de validisme, sont encore celles et ceux qui, en proportion de leurs
revenus, dépensent le plus après la perte d'un ou une proche.
Les auteurs parlent donc d'un projet de «Sécurité sociale jusqu'au
bout», car la mort faisant partie de la vie, pourquoi limiter la Sécu'
aux branches existantes? Après le projet d'une Sécurité sociale de
l'alimentation qui se diffuse depuis quelques années, une branche de la
mort, financée également par les cotisations sociales, couplée à une
socialisation des entreprises funéraires qui ne devraient plus relever
du domaine privé, pourrait être une revendication de notre classe.
L'idée fait en tout cas son chemin mais est encore bien trop peu
médiatisée. Il appartient donc à nous, militants et militantes, de
parler et de débattre du sujet. Ce livre, ainsi que les conférences
gesticulées du collectif, sont un moyen de comprendre cet enjeu qui
parle à toutes et tous, et ce, dans un langage accessible. On pourra
apprécier également la place donnée aux témoignages de proches
endeuillé·es, les réponses apportées par les auteurs, ainsi que les
références mythologiques comme titres de chapitre pour illustrer le
propos: «L'obole de Charon», «Le statut d'Anubis». Parce qu'en effet, il
n'est aucune culture, aucun peuple qui n'ait eu à organiser les enjeux
liés à la mort. À ce titre, mentions sont faites de certains modes
d'organisation d'anciens peuples où il aurait été impensable que la mort
soit un marché. Des exemples actuels tels que la ville de Genève
montrent aussi qu'une prise en charge par la collectivité n'est pas une
utopie. L'expérience de la coopérative funéraire de Rennes évoquée dans
nos colonnes [1] est un exemple d'entreprise qui pourrait être
conventionnée par la Sécurité sociale de la mort.
Enfin, les conditions de travail et revendications des salarié·es du
secteur funéraire ne sont pas oubliées par les auteurs. Si la lutte des
classes s'y développe peu, elle n'est pas inexistante. Un front commun
avec les endeuillé·es pour un contrôle populaire et une socialisation
peut être imaginé.
Marius (UCL Toulouse)
* Alban Beaudoin et Jean-Loup de Saint-Phalle, Le cout de la mort: La
Sécurité sociale jusqu'au bout, 2025, éditions du Détour, 139pages,
14,90euros.
Notes:
[1] « Lire: Claire Richard et Louise Drul, La coopérative funéraire de
Rennes: nos mort·es méritent mieux », Alternative libertaire n° 361,
juin 2025.
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Lire-Alban-Beaudoin-et-Jean-Loup-de-Saint-Phalle-Le-cout-de-la-mort-La-Securite
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