|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 30 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Francais_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkurkish_
The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours
Links to indexes of first few lines of all posts
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) Alternative Libertaire #349 (UCL) - «Transition écologique»: Qui travaille pour le capitalisme vert?
Date
Wed, 15 May 2024 17:25:34 +0100
L'écologie de lutte a souvent critiqué l'hypocrisie derrière la
transition écologique du gouvernement et nos pages s'y associent depuis
longtemps. Cependant même le greenwashing demande du travail, et
derrière les politiques gouvernementales se trouvent des travailleurs et
travailleuses dont on peut examiner les conditions de travail. ---- Le
mouvement écologiste a réussi après plusieurs décennies à imposer
l'écologie dans le débat public au point que les gouvernements sont
obligés de fournir des efforts en matière de politique écologique. Ces
efforts arrivent après de nombreuses attaques contre le service public:
logiquement les rapports de production y sont organisés selon le modèle
néolibéral. ---- Cette condition n'est pas unique à la fonction
publique. Le «capitalisme vert», c'est précisément la création de
nouveaux marchés. Ces nouveaux marchés, comme ceux des nouvelles
technologies, sont souvent les plus soumis aux logiques néolibérales qui
frappent de plein fouet les travailleur·euses. Les coupes budgétaires
récentes ont mis en lumière des dynamiques de la fonction publique mais
celle-ci n'est pas isolée. En effet, la sous-traitance et la
privatisation ont rendu la frontière entre le public et le privé de plus
en plus floue. Dans le secteur de la transition écologique, de
nombreuses associations se battent pour obtenir marchés et financement.
Pareillement, les nouvelles règles de la recherche et du développement
ont créé un très important écosystème de start-ups qui cherchent à
capter des financements publics pour mettre en place leurs incroyables
solutions disruptives du futur de demain.
Tous et toutes ces travailleuses ont en commun une précarité d'emploi
avec des contrats courts, souvent des CDD de projets, la pression
d'aller chercher des financements pour alimenter leur propre activité
et, bien sur, l'épuisement du à une charge de travail en croissance
constante. Dans la fonction publique, la casse du statut a permis
l'embauche massive de contractuel·les, devenue la norme. La course au
projet est aussi une conséquence directe de la politique de l'État: la
politique de décentralisation des compétences n'a pas été associée à une
décentralisation des capacités financières. Au contraire, l'État a
préféré mettre en place des appels à projet qui forcent les
collectivités à courir après des financements pour être en mesure
d'investir. Les premières et premiers affecté·es sont les
travailleur·euses dont la précarité affecte leur travail et leur
capacité à le mener correctement à long terme.
Se mobiliser et lutter collectivement
La mobilisation du 19 mars dans le service public a été l'occasion de
mettre en avant les coupes budgétaires dans le domaine de la transition
écologique. Ces coupes affectent les moyens mais aussi les emplois que
ce soit dans la fonction publique ou dans ses sous-traitants. Nous
voyons là une nouvelle contradiction flagrante du capitalisme: même
lorsqu'il va tenter de mener la transition écologique, l'organisation
qu'il impose rend le travail produit inefficace malgré une conscience
professionnelle très élevée des travailleur·euses de ce secteur.
Concluons sur la nécessité de la lutte collective. Dans ces métiers,
nous faisons face à des obstacles importants et l'organisation de notre
travail nous a éloigné des traditions de lutte mais aussi les un·es des
autres.
Nous avons cependant pour nous notre conscience professionnelle qui doit
être renversée en outil de critique du système et non
d'auto-exploitation. Nous devons également nous rapprocher des
structures existantes qui fournissent un travail important, dans la
fonction publique bien sur mais aussi dans l'associatif où des
structures syndicales mènent des luttes précieuses. Une tâche difficile
sera aussi de passer outre les chaînes de sous-traitance en échangeant
sur nos conditions de travail même si nos structures sont différentes.
Enfin, comme d'autres travailleur·euses avant nous, il nous faudra
travailler à une convergence de nos luttes avec celles du mouvement
écologique si nous voulons pouvoir réaliser un jour le potentiel
transformateur de notre travail.
Corentin (UCL Kreiz-Breizh)
https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Transition-ecologique-Qui-travaille-pour-le-capitalisme-vert
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center