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(fr) Dijon : PS, ravale ta facade ! soutien a tous les squats !
From
worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date
Sat, 26 Feb 2005 10:49:57 +0100 (CET)
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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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Aujourd'hui vendredi 25 février à Dijon et comme dans une bonne quinzaine
de villes en France, un groupe d'individu-e-s a mené une action, visant
spécifiquement le P.S, en soutien aux squats et espaces autogérés en
géneral, et aux 400 Couverts en particulier (dédicace aussi à l'Ékluzerie
de Rennes fraîchement expulsée).En effet, à Dijon, à Grenoble, à Rennes,
à Lille, à Paris, comme à Nantes et j'en oublie, c'est le PS, qui n'a de
socialiste que le nom, qui est au pouvoir et qui, pour citer quelques
exemples, ordonne aux flics de gazer les sans-papiers occupant leurs
locaux (cf le 9° collectif à Paris), ou d'expulser les différents squats
d'habitation et/ou d'activités, petits ilôts repris au pouvoir où des
individu-e-s tentent de fabriquer de bric et de broc des modes de vie
différents...Alors bien sûr, on est pas étonné-e-s, ce sont des
politicien-ne-s et il serait étonnant qu'illes nous laissent le choix de
comploter contre eux.N'empêche. Pour marquer le coup, une banderole
géante a été déployée le long d'une façade en chantier, sur un grand
échafaudage de la mairie de Dijon, le château des ducs de Bourgogne.Elle
disait : "À Grenoble comme ailleurs, le PS expulse. Soutenons l'espace
autogéré des 400 Couverts", et le but c'était aussi de
visibiliser le fait que la répression, c'est pas le privilège de la
droite.Une quinzaine de personnes était en soutien au pied de
l'échafaudage, et dans la cour de la mairie, pour calmer les élu-e-s (le
maire et sa cour, le 1° adjoint très énervés d'être mis face à leurs
contradictions...).Après 2h d'exposition sur cette place de la Libération
très passante, et la distribution d'un millier de tracts (joint
ci-dessous), les
occupant-e-s de l'échafaudage sont descendu-e-s avec la banderole, puis
les soutiens ont formé une chaîne humaine pour éviter que les flics ne
les contrôlent et/ou les embarquent.En effet, les chefs de Dijon
s'étaient engagés à contacter la mairie de Grenoble dès notre descente,
ce qui fut fait sous nos yeux, et notre communiqué de presse reprenant le
tract sera également envoyé à Grenoble depuis la mairie. On nous a aussi
promis un rendez-vous téléphonique avec Destot, maire pratiquant à loisir
la démocratie "participative" et la répression (remember l'expulsion du
Parc Paul Mistral). On verra ce qu'on en fera.A Dijon, les Tanneries,
espace autogéré d'habitation et d'activités depuis 1998, ont pu se
maintenir grâce à la mise en place d'un rapport de forces important au
terme duquel la mairie avait été contrainte de signer une convention avec
ses occupant-e-s. Il nous semblait d'autant plus important de marquer
notre solidarité avec les 400 Couverts, aujourd'hui menacés à Grenoble,
pour montrer que seule la lutte paie.
Le PS pourra toujours ravaler sa façade "sociale", nous ne serons jamais
dupes.Le PS expulse, expulsons le PS !!!
Des individu-e-s en colère, nananère.
hop,
une adresse pour quelques photos :
http://www.dioxyde.org/statique/400couverts/
ci-joint le tract:
Contre l'expulsion des 400 couverts,
pour la construction d'espaces d'expérimentation et d'autonomie
Pourquoi nous nous sentons concerné-e-s par l'avenir de ce squat
grenoblois? "Les 400 couverts", c'est un lieu concret d'expérimentation
de
l'autogestion et de modes de vie différents qui est menacé d'expulsion
par la mairie socialiste de Grenoble.Dans cette société qui impose ses
normes dans tous les domaines de nos vies , il y a peu de place pour ce
types d'initiatives autonomes.Partout en France les pouvoirs publics
expulsent des squats et imposent des cadres de vie dans lesquelles ces
expérimentations sont impossibles à mener.Nous pensons donc qu'il est
important, nécessaire et vital de défendre chacun de ces lieux
indépendants, chaque fois qu'il le faut.Par cette action, nous voulons
aussi rendre visible qu'il existe partout en France des initiatives de ce
type, intéressantes et riches, sans cesse mises en danger par les
logiques de l'ordre et de la rentabilité.Pourquoi s'organiser
collectivement hors des institutions ? Protester contre cette expulsion,
c'est revendiquer le pouvoir de choisir nos façons de vivre.Les choix
qu'on nous laisse dans ce monde sont des choix de pacotille: acheter un
pantalon noir ou un blanc, manger du chocolat volé à des personnes
exploitées dans le tiers-monde ou boire un soda fabriqué dans une usine
chimique, etc.Qui pense pouvoir influer sur les orientations politiques
et sociales de notre société?Pour sortir de ces systèmes de dépendance et
se réapproprier une partie de nos vies, nous pensons qu'il est nécessaire
de construire ces lieux d'expérimentations hors des institutions.Comme
beaucoup de gens, nous critiquons les injustices et les aberrations du
système dans lequel nous vivons. Mais nous pensons qu'il est possible,
dès maintenant, de s'organiser pour modifier ces fonctionnements que nous
subissons et entretenons à la fois.Nos luttes passent par la construction
de mode de vies et d'actes qui nous rendent plus responsables :+ essayer
d'entretenir des relations basées sur la solidarité et l'entraide, plutôt
que sur la compétition et le chacun pour soi+ tenter de maîtriser notre
alimentation et notre consommation suivant nos besoins+ mettre en place
des systèmes d'échange, de récupération et de production qui nous
permettent de réduire notre dépendance au salariat et aux rapports
marchands+ tenter de nous organiser collectivement sans hiérarchie en
privilégiant la discussion et la prise en compte de chacun-e.Pourquoi
s'attaquer a la gauche? Nous faisons le constat qu'aujourd'hui, les
partis politiques sont avant tout le relais d'un aménagement libéral.
Bien sûr, la gauche et notamment le Parti Socialiste gardent, au moins
dans le discours, une approche plus sociale des problèmes politiques.
Mais sous son masque bienveillant et solidaire, la démocratie sociale
applique les mêmes logiques que la droite : un aménagement sécuritaire et
aseptisé des villes (vidéosurveillance, arsenal policier, bancs
anti-SDF...), des choix budgétaires, de politiques urbanistique et
culturelle, liés au prestige et au monumental et, dans le même temps, des
expulsions de squat et de locataires en plein hiver, le mépris et la
criminalisation des demandeur-euse-s d'asiles et des sans papier-ère-s,
etc.C'est dans ce contexte que nous attaquons aujourd'hui le Parti
Socialiste parce qu'il porte, au même titre que la droite, des
responsabilités concrètes dans de nombreuses expulsions et dans la
répression des
mouvements sociaux.Les 400 couverts?
C'est une petite rue dans le centre-ville de Grenoble, squattée depuis
plus de trois ans,C'est le domicile d'une vingtaine de personnes, une vie
collective quotidienne, un lieu public où se déroulent une multitude
d'activités à prix libre (débats, concerts, projections, réunions de
différents
collectifs...), une bibliothèque alternative, un square et un four à pain
autoconstruit pour des repas de quartier conviviaux, ainsi que moult
expérimentations pratiques plus ou moins réussies (toit végétal, potager,
compost, pharmacie des plantes, informatique libre, etc.).Tous ces
espaces, ces activités, ces réflexions ont été réalisés avec les moyens
du bord, sans subvention et pratiquement sans argent, hors des circuits
marchands et institutionnels.La municipalité de Grenoble, propriétaire,
veut expulser et raser la traverse des 400 couverts pour y reconstruire
une vaste opération
immobilière. L'argument principal pour justifier la disparition de ce
lieu est la création de 12 logement sociaux. Expulser des gens qui
prennent en main leur habitat pour en reloger à peine plus dans des
immeubles
standardisés, c'est cette logique bureaucratique qui favorise le contrôle
social des habitant-e-s, et planifie l'anéantissement systématique des
lieux d'invention et de contestation. Dans une ville qui consacre des
millions à la construction d'un stade de foot ou d'une maison de la
culture élitiste , ce ne sont pas les squateureuses qui empêchent la
mairie d'appliquer son programme social.Nous nous battons pour que cet
espace de création, de tentatives, de réflexions, de rencontres et de
solidarités continue d'exister .Et à Dijon? Dans notre ville aussi, un
tel lieu existe: l'espace autogéré des
Tanneries, situé au 17 boulevard de Chicago organise depuis 1998 des
activités publiques variées (concerts, échanges de savoir, potager,
ateliers d'informatique libre, théâtre, friperie gratuite...). La mairie,
propriétaire des lieux, avait elle aussi tenté d'en expulser ses
occupant-e-s. Et grâce à de nombreuses actions de soutien menées avec les
habitant-e-s de Dijon, elle a été contrainte de signer une convention
légalisant l'occupation du lieu pour une durée de 3 ans. Cette convention
arrive aujourd'hui à son premier terme, mais elle est renouvelable.
Peut-être faudra t-il encore lutter pour conserver les Tanneries et les
possibilités offertes par ce lieu...
Pour plus d'informations sur les squats :
grenoble.indymedia.org/
squat.net
inventati.org/nebuleuse/
Si vous voulez protester contre les expulsions:
Sur Grenoble:
Hôtel de Ville 11, boulevard Jean Pain BP 1066 38021 Grenoble Cedex 1
Tél. 04 76 76 36 36
Fax 04 76 76 39 40
email: contact@ville-grenoble.fr
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****** Agence de Presse A-Infos ******
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