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(fr) Courant Alternative #363 (OCL) - La poule aux oeufs d'or, l'horloge technologique et le grand congélateur
Date
Mon, 2 Nov 2026 12:33:22 +0200
Effet d'annonce ou pas, l'avenir nous le dira, ces prochains jours,
toutes les françaises - et les français - de 29 ans recevront un
courrier les informant de leur «santé reproductive» pour leur rappeler
que les amours fertiles n'ont qu'un temps et qu'il pourrait être bon
d'envisager la congélation de leurs gamètes. Il s'agit de la mesure
phare du plan de lutte contre l'infertilité qui fait suite à l'appel au
«réarmement démographique» lancé par Emmanuel Macron en janvier 2024. Si
la continuité évidente entre les deux annonces suffit à elle seule à
s'inquiéter du lancement de cette nouvelle campagne, qui tend à
militariser l'imaginaire de la naissance, des dynamiques plus profondes
semblent également à l'oeuvre, laissant deviner un projet de société
particulièrement dangereux pour l'autonomie et la santé féminines.
Le plan de lutte contre l'infertilité, tel qu'il est présenté avec ses
mesures pour inciter à la congélation des gamètes, occulte la différence
profonde du traitement des corps masculins et féminins, en mettant sur
le même plan congélation de gamètes mâles (spermatozoïdes) et
congélation de gamètes femelles (ovocytes). Si la congélation du sperme
est ancienne et indolore, la congélation des ovocytes est quant à elle
beaucoup plus récente, complexe et éprouvante.
En France, elle a été autorisée en 2011 par la loi bioéthique, d'abord
uniquement pour les femmes avec «nécessité médicale» - par exemple
lorsqu'une femme subissait un traitement médical susceptible de la
rendre infertile. C'est seulement depuis 2021, avec la dernière révision
de la loi bioéthique, que la congélation des ovocytes a été ouverte aux
femmes «sans indication médicale», à la condition qu'elles aient entre
29 et 37 ans.
D'après l'agence de biomédecine, une femme sur trois serait intéressée
par cette possibilité et la demande aurait été multipliée par 10 en
quatre ans (1500 demandes en 2021; 15500 en 2024). Mais l'essor de la
demande se heurte aux infrastructures: le délai d'attente pour mettre
ses oeufs dans le grand congélateur est de, en moyenne, 12 à 17 mois et
il atteindrait trois ans dans certains hôpitaux. D'où l'annonce l'été
dernier par Catherine Vautrin, alors ministre du Travail, de la Santé,
des Solidarités et des Familles de France, de l'ouverture de 30 nouveaux
centres de congélation ovocytaire et l'autorisation de cette pratique
aux centres privés d'ici à 2027.
Malgré la demande que suscite cette possibilité technique, il convient
de rappeler que l'extraction des ovocytes est autrement plus lourde et
invasive qu'un prélèvement de sperme, obtenu par simple masturbation. Le
prélèvement des ovocytes requiert une hyper-médicalisation: batterie
d'examens, injections d'hormones pendant plus de dix jours et
intervention chirurgicale sous anesthésie, ce qui n'est pas sans risque
pour la santé puisque le traitement peut provoquer un syndrome
d'hyperstimulation ovarienne nocif pour la fertilité (voir encadré un
peu de technique). L'impact physique et psychique de ces pratiques est
d'ailleurs sous-étudié, comme bien souvent lorsqu'il s'agit de
s'intéresser aux spécificités des corps féminins [Alyson McGregor, Le
sexe de la santé, Editions Eres, 2021]. Pourtant, le fait que des femmes
fertiles et en bonne santé soient encouragées à recourir à une
procréation hyper-technicisée comportant des risques mérite, a minima,
de s'interr
oger sur cette trajectoire.
++++
Un peu de technique
Une congélation d'ovocytes se découpe en diverses étapes médicales: cela
commence avec une échographie vaginale, visant à évaluer la réserve
ovarienne, et par une mesure du taux d'hormones (FSH, oestradiol et
HRM). Ce sont ces deux paramètres qui vont déterminer le dosage adéquat
du traitement de stimulation ovarienne que la femme devra ensuite
suivre. Ce traitement consiste en l'auto-injection d'hormones
(antagonistes de la LHRH et gonadotrophines recombinantes) pendant 10 à
12 jours qui ont pour but de faire murir un groupe d'ovocytes dans les
ovaires. Durant cette phase, la femme devra passer une échographie
pelvienne et réaliser des prises de sang tous les 2-3 jours afin de
surveiller les réactions de son corps aux hormones. Au bout de 8 à 14
jours, elle recevra une injection dite déclencheuse contenant de la
gonadotrophine chorionique humaine ou du Lupron (un médicament) afin
d'aider les ovocytes à parachever leur maturation. Environ 36 heures
plus tard, les o
vocytes seront prélevés au cours d'une intervention chirurgicale
pendant laquelle une aiguille guidée par ultrasons est insérée depuis le
vagin jusqu'aux ovaires pour aspirer une dizaine ou plus d'ovocytes, le
tout sous anesthésie locale ou générale. Une fois ceux-ci prélevés, le
cumulus molletonneux de cellules qui entoure les ovocytes est retiré
pour préparer à la congélation. Les ovocytes sont alors vitrifiés et
plongées dans de l'azote liquide à -196°c avec des produits
cryoprotecteurs pour être conservés jusqu'à ce que la femme décide de
les utiliser en ayant recours à une PMA.
++++
Campagne de publicité en ligne de banques de gamètes étasuniennes qui
promettent «donneuses d'ovocytes vous pouvez recevoir jusqu'à 48 000 $
et aider une famille à accomplir son rêve»; «nous offrons jusqu'à 275
000 $ de compensation à une jeune femme généreuse, hautement instruite
et athlétique, afin de permettre à une famille joyeuse et aimante que
son rêve devienne réalité»
Économie de la promesse, exploitation du corps féminin et injonction à
la maternité
«Présentée comme une façon de remédier à l'inégalité biologique entre
homme et femme, l'autoconservation ovocytaire constitue plutôt une
réponse sociotechnique
au déclassement du corps féminin face à un modèle de performance
machinique.»
Céline Lafontaine, Bio-objets
Si ces techniques rencontrent malgré tout une audience grandissante,
c'est qu'elles reposent sur ce que Céline Lafontaine nomme une économie
de la promesse et des affects puissants. Mobilisés par le
néo-libéralisme, ceux-ci nous rendent plus sensibles à la question du
désir individuel de grossesse qu'à l'émergence, en parallèle, d'un
prolétariat féminin soumis à un bio-extractivisme. En Belgique, des
jeunes filles «donnent» leurs ovules contre de l'argent. En
Grande-Bretagne, de jeunes étudiantes anglaises et des femmes endettées
«donnent» désormais leurs ovocytes après y avoir été invitées par une
publicité reçue sur leur téléphone les incitant à devenir «donneuse
d'ovule»: «You will receive compensation of up to £750 for each egg
donation treatment cycle». À New York, le prélèvement d'ovules est
autorisé pour la recherche et les réseaux sociaux se font le relai de
campagnes publicitaires pour inciter à «donner» ses ovocytes. Une
économie «du don» dont l'euphémisme occulte qu'il concerne donc les
plus pauvres et les plus vulnérables des femmes (1).
Les «bio-objets» que sont les gamètes congelés sont porteurs de l'espoir
d'une grossesse différée et du rêve de maîtrise de la naissance. Premier
motif du recours à l'auto-conservation des ovocytes, celle-ci vient
rassurer les femmes célibataires qui se mettent la pression (et/ou la
subissent) comme celles qui ne se sentiront jamais prêtes, en faisant
miroiter une sorte d'«assurance maternité» et un «outil de gestion de
l'incertitude conjugale» face au temps qui passe. Stocker ses ovocytes
permettrait aux femmes d'être délivrées de leur rythme corporel propre
pour pouvoir vivre au rythme - non négociable - du capitalisme
industriel: faire carrière, puis avoir des enfants. Le corps réel,
vivant, des femmes est occulté par un corps idéal, un corps-capital
devenu variable de gestion et d'optimisation, sur lequel les femmes sont
sommées de se responsabiliser et d'investir afin de préserver leur
«capital fertilité» et leur «stock d'ovocytes». Avec le grand c
ongélateur, la bio-citoyenne met ses oeufs en sureté.
Pourtant, la promesse n'est que rarement tenue, car entre 10 % et 25 %
seulement des femmes ayant congelé leurs ovocytes entament réellement un
parcours de «PMA» aux moyens de ceux-ci (2), sans compter que le taux de
grossesses pour un ovocyte dévitrifié se situe en réalité seulement
entre 4,5 % et 12 %, loin derrière les chiffres gonflés généralement mis
en avant (voir encadré histoire de chiffres) .
Et alors que commence à devenir audible la souffrance psychique
engendrée par les désillusions de l'économie de la promesse, les
associations de patients demandent à lever certaines des entraves
législatives et éthiques à l'ingénierie reproductive en appelant à
optimiser la sélection des embryons à travers le DPI (diagnostic
pré-implantatoire), bientôt assisté par le calcul de l'intelligence
artificielle (3).
Histoire de chiffres
À ce sujet, lire Léa Frigout. Préservation dite "sociétale" de la
fertilité de la femme. Santé publique et épidémiologie. 2019. Comme
l'explique la chercheuse, «Lors d'une procédure de vitrification chez
une femme de moins de 35 ans présentant une bonne réserve ovarienne
d'ovocytes, le nombre d'ovocytes recueillis est d'environ 8-13 par
cycle, le taux de survie des ovocytes après dévitrification est
d'environ 85 %, le taux de fécondation par ICSI (injection
intra-cytoplasmique d'un spermatozoïde) autour de 70% et le taux global
de grossesses autour de 40 % (le taux de grossesse est à peu près
équivalent que la fécondation ait lieu avec des ovocytes frais ou des
ovocytes vitrifiés). Ainsi, Le taux de grossesses pour un ovocyte
dévitrifié est de 4,5 %-12 %. Il faut donc au moins vitrifier 15-20
ovocytes, ce qui correspond en moyenne à deux stimulations ovariennes et
deux ponctions d'ovocytes, pour raisonnablement espérer obtenir une
naissance».
En effet, aussi troublant que cela puisse paraître, la pression à la
maternité qui pèse sur les femmes ne baisse pas et même, comme le
souligne la philosophe Sylviane Agacinski, «l'offre de faire des bébés
autrement rend la stérilité plus intolérable que jamais». Ainsi, en les
soumettant aux techniques de la bio-industrie, il s'agit encore et
toujours de domestiquer le corps des femmes et de le plier aux logiques
socio-économiques, tout en renforçant subrepticement l'injonction à la
maternité. La dissociation d'avec la temporalité de la fécondité
féminine au nom de la promesse d'une maîtrise techno-scientifique de la
reproduction n'émancipe pas les femmes, ne les rend pas plus libres
vis-à-vis du travail ou de la maternité.
À la veille de la révision de la loi bioéthique prévue en 2028, le
collectif BAMP a lancé une campagne de mobilisation nationale pour faire
évoluer la loi sur le sujet du DPI-A: pendant plusieurs jours, de
fausses annonces d'affaires de bébé vont apparaître sur la plateforme
Vinted sous le hashtag #JamaisPorté.
Natalisme, administration de l'infertilité et soumission technique
«Car la société de masse ne pose jamais les problèmes qu'elle prétend
‘‘gérer'' que dans les termes qui font de son maintien une condition
sine qua non.»
René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre
et soumission durable
À travers la promotion de ces techniques de reproduction, le plan
gouvernemental entend d'ailleurs moins s'attaquer aux causes de
l'infertilité qu'à la baisse de la natalité (près de 25 % de naissances
en moins en 15 ans en France). Dans les pays industrialisés, c'est le
recul de l'âge de la première grossesse qui constitue la cause première
de la dénatalité. Ce recul est notamment lié à des contraintes sociales
(difficulté à concilier travail salarié et maternité) et économiques
(logement), sans oublier la fragilisation des liens sociaux. Les
injonctions paradoxales et le double bind qui visent spécifiquement les
femmes n'y sont peut-être pas pour rien non plus. Nulle surprise donc à
ce que ce gouvernement recoure à la seule chose en laquelle il croit: le
techno-solutionnisme marchand plutôt que des mesures sociales et
écologistes qui permettraient à celles et ceux qui souhaitent mettre au
monde des enfants de le faire dans les meilleures conditions.
Concernant la hausse de l'infertilité, qui toucherait près de 3 millions
de français, elle s'explique avant tout par la toxicité des milieux de
vie et l'explosion des maladies de civilisation (cancers, diabètes,
obésité...). Là encore, le Plan de lutte contre l'infertilité prétend
apporter des solutions. Il prévoit le déploiement des plateformes
PRÉVENIR (Prévention Environnement Reproduction), destinées à délivrer
un «diagnostic environnement» et des recommandations ciblées aux couples
désireux d'enfanter, pour leur permettre de «gérer» leur exposition aux
perturbateurs endocriniens, produits chimiques et autres pollutions. À
leur charge d'appliquer les dispositions adéquates qui demandent
évidemment de bénéficier d'un capital financier permettant, par exemple,
de déménager, pour fuir un environnement nocif ou de changer de métier
(charges lourdes, travail de nuit, surexposition). À travers
l'individualisation des problèmes de fertilité et de gesti
on des risques, les mesures gouvernementales développent une politique
nataliste individualiste bien plus qu'une politique de santé publique
(voir encadré En même temps... mais pas pour tout le monde), ce qui a
pour effet de dépolitiser les questions bioéthiques et d'occulter le
fait que l'artificialisation de la reproduction est à la fois produit et
réponse de la société industrielle et de ses nuisances.
D'Éros à l'ingénierie reproductive
«Comme si l'enlaidissement de tout n'était qu'un vague détail,
propre à offusquer le seul bourgeois esthète.»
René Riesel et Jaime Semprun, Catastrophisme, administration du désastre
et soumission durable, 2008, éditions de l'encyclopédie des nuisances
«Il faut se défaire de l'idée chimérique que ce sont les grands événements
qui déterminent les hommes pour l'essentiel.»
Siegfried Kracauer
La transformation de la sexualité procréative et de la maternité en
procédures administratives et technoscientifiques constitue une rupture
majeure des dernières décennies et demeure un impensé, un tabou. Ces
bouleversements dans la manière de concevoir la parenté (qui tend à se
fonder sur le concept d'intentionnalité), la filiation et la maternité
ne sont pas sans conséquences sociales et politiques. Loin d'approuver
l'idée que les technologies reproductives relèveraient d'un progrès
social, nous faisons au contraire le constat de la façon dont elles
accroissent toujours davantage la mainmise de l'État, du marché et de la
technoscience sur notre corps, nos intimités et un des derniers pans de
nos existences - la sexualité procréative - qui échappaient encore, il y
a peu, aux experts, aux blouses blanches et à leurs dispendieuses machines.
Ces avancées constituent selon nous une régression sociale et politique,
achevant de déposséder les femmes et les hommes, tant de leur rapport
social et sexuel mutuel, que du rapport à leur corps et à l'enfantement,
désormais appelé à être piloté par une caste, une classe, dont l'empire
ne cesse de croître. Qu'il s'agisse de la procréation médicalement
assistée, de la maternité de substitution («gestation pour autrui») ou
de la congélation des gamètes, le lucratif marché de la reproduction
artificielle est en plein essor, de 25 milliards en 2019, il devrait
atteindre 41 milliards en 2026 (4).
++++
En même temps... mais pas pour tout le monde
Soulignons qu'en même temps que le gouvernement promeut ces mesures, il
oeuvre à la fermeture des maternités de proximité (- 40 % en 20 ans), au
déremboursement des soins de base et à l'augmentation du ticket
modérateur. Déjà, en 2011, lorsque la question de la prise en charge à
100% de la PMA fut posée, pour l'élaboration de la loi de financement de
la sécurité sociale (en vue de réaliser une économie de 51 millions
d'euros); il fut finalement décidé de retirer l'hypertension artérielle
sévère des affections de longue durée. Un arbitrage de la solidarité
nationale qui pose question puisqu'il privilégie le «droit à l'enfant»
au remboursement des soins de millions de personnes malades.
++++
Nous soutenons l'idée que ces technologies, loin de permettre
l'émancipation politique des femmes, nous aliènent et nous soumettent à
la caste technicienne; qu'elles entravent notre autonomie réelle et
collective, en faisant miroiter une «autonomie individuelle» qui en
réalité accroît les possibilités de notre exploitation par le biais de
notre «fonction reproductrice». Nous affirmons que l'intégration
maximale des femmes au rythme machinique du capitalisme industriel n'est
pas le gage de leur émancipation mais de leur domestication, de leur
conformation à un ordre politique et économique.
À l'approche d'une nouvelle révision de la loi de bioéthique en 2028,
certaines législations relatives à la procréation et à l'embryologie
humaine feront encore une fois l'objet de nouvelles modifications:
diagnostics préimplantatoires, PMA post mortem, technologie ROPA (5).
Nous nous opposons à ces politiques eugénistes et transhumanistes.
C'est pourquoi, nous appelons les femmes à ne pas congeler leurs ovocytes.
À dénoncer pour ce qu'il est ce projet de femme augmentée, de
femme-machine. C'est au monde, à la société et à l'organisation du
travail de s'adapter aux femmes telles qu'elles sont, avec leur rythme
qui n'a rien de honteux.
Nous appelons à s'opposer à l'artificialisation et à la marchandisation
du vivant pour ne pas céder à l'État et aux experts ces parts de notre
autonomie.
Des femmes indisponibles et indivisibles.
Contre l'ingénierie reproductive et son monde.
Pour aller plus loin:
Bio-objets. Les nouvelles frontières du vivant. Céline Lafontaine.
Le corps-marché, La marchandisation de la vie humaine à l'ère de la
bioéconomie, Céline Lafontaine.
Corps en miettes, Sylviane Agacinski.
Déclaration de Comilla, Finrrage ( 1989) traduit in L'inventaire
n°7, Printemps 2018
La reproduction artificielle de l'humain, Alexis Escudero, Ed. Le
monde à l'envers
https://www.finrrage.org/
https://lundi.am/Guerre-generalisee-au-vivant-et-biotechnologies-4-4
https://lundi.am/Bio-objets-les-nouvelles-frontieres-du-vivant-de-Celine-Lafontaine
Notes:
(1) Sur la situation en Angleterre, voir:
https://abolition-ms.org/actualites/don-et-congelation-dovocytes-contribution-dans-le-cadre-de-lenquete-menee-par-la-commission-des-femmes-et-de-legalite-du-parlement-du-royaume-uni/
(2) Les chiffres que l'on trouve en ligne varient entre 10 à 25% selon
les grands centres de fertilité d'Europe (Belgique, Espagne). En ce qui
concerne les cliniques en Espagne, une usagère qui a renoncé à un
parcours de PMA nous confie s'être rendue compte qu'elle pouvait
toujours en tirer profit en les vendant à bon prix sur des sites de
banque en ligne américains, eut égard à son parcours académique
d'excellence et son statut social élevé.
(3) " Au Mexique, un bébé a été conçu par fécondation in vitro à l'aide
d'un dispositif entièrement robotisé, piloté à distance et partiellement
contrôlé par l'intelligence artificielle. Premier bébé conçu par une FIV
pilotée par l'intelligence artificielle.», Le monde, Avril 2025. En
France, l'hôpital américain de Paris intègre une IA de la startup
israélienne AIVF (pour AI-powered In Vitro Fertilization) à la
vidéosurveillance de l'embryon.
(4)
https://theconversation.com/the-business-of-ivf-how-human-eggs-went-from-simple-cells-to-a-valuable-commodity-119168
(5) La technologie ROPA (Réception de l'ovocyte par le partenaire) est
le processus de fécondation in vitro dans lequel une femme porte
l'embryon issu de l'ovule de sa compagne et fécondé par un don de sperme.
https://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4791
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