|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 40 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
_The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours |
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024 |
of 2025 |
of 2026
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) France, SOCIALISME LIBERTAIRE: EMPARONS-NOUS DE LA POLITIQUE AVEC LE COMMUNISME LIBERTAIRE (ca, de, en, it, pt, tr) [Traduction automatique]
Date
Sat, 15 Aug 2026 22:41:05 +0300
« Malgré les déclarations tonitruantes de tous les partis politiques
sans exception, la réalité des dernières élections municipales (15 et 22
mars 2026), c’est que – une fois de plus – le premier parti de France
est celui des abstentionnistes. Il est même en progression de plus de 4
% par rapport à 2014, qui était déjà une année record. Cette abstention
est particulièrement marquée dans les quartiers populaires des grandes
villes : 57 % des électeurs inscrits de Saint-Denis ou d’Aubervilliers
ne se sont pas déplacés, parfois plus de 60 % dans les quartiers
populaires de Marseille, Pour être tout à fait complet, il faudrait
ajouter à ces chiffres de non-participation toutes celles et ceux qui
pour une raison ou une autre ne sont pas inscrits ou sont radiés des
listes électorales, ainsi que tous les travailleurs immigrés non
européens qui ont le droit de payer des impôts et des cotisations
sociales, mais pas celui de donner leur avis sur leur utilisation…
Les médias – qu’ils soient publics détenus par l’État, privés détenus
par des millionnaires ou soi-disant « sociaux » et détenus par des
militants fanatiques – ont eu beau essayer d’intéresser la population et
notamment sa fraction la plus nombreuse, celle des travailleurs, leur
cirque électoral n’a pas fonctionné. Car tout un chacun le constate :
les promesses des politiciens n’engagent que ceux qui y croient. De
toute façon, même le politicien avec un programme le plus à gauche
possible n’aurait pas les mains libres pour le faire appliquer. Cela n’a
rien à voir avec la qualité ou l’honnêteté des candidats. Une fois élus,
ils sont tenus de respecter les règles institutionnelles de la
Constitution, et celles-ci ne comprennent pas l’abolition de la
propriété privée, qui est la base du système d’injustice sociale dans
lequel nous vivons, le Capitalisme.
Partout le constat est le même et prouve un profond désintérêt, voire un
écœurement par rapport à ce qu’il est convenu d’appeler la politique,
c’est-à-dire les rivalités entre politiciens qui se foutent de nos
problèmes quotidiens et se battent pour sauver ou obtenir un siège d’élu
– avec le salaire et tous les privilèges qui y sont associés.
Mais une fois fait ce constat de la désertion massive des urnes, quelle
conclusion en tirer pour nous, anarchosyndicalistes, particulièrement
dans la perspective des élections présidentielles de 2027 et de
l’annonce de l’arrivée imminente de l’extrême-droite au pouvoir ?
Devons-nous succomber à la trouille et entendre les sirènes qui disent
de se ruer aux urnes ?
Si nous partageons le rejet de LA politique (politicienne) exprimé par
beaucoup, il nous semble important – en tant qu’anarchosyndicalistes –
de proclamer la nécessité de nous engager pour défendre nos intérêts,
démarche qui est éminemment… politique. C’est une nécessité, dans la
mesure où LE politique est l’art de s’intéresser à ce qui concerne la
cité et ses habitantes et habitants, c’est ce qui contribue à ce que
sont aujourd’hui nos vies et nos quotidiens. Seulement, notamment à
cause des dégâts provoqués par les incompétences ou la démagogie des
politiques traditionnelles (qu’elles aient exercé le pouvoir ou pas
encore), cette nécessité de s’engager directement et sans représentant
ni intermédiaire n’est pas toujours comprise. Alors, nous le disons :
s’intéresser au fait politique, cela n’a rien à voir avec soutenir l’un
ou l’autre des partis politiques. C’est au contraire chercher des
associés, autour de soi au travail, sur son lieu de vie, pour élaborer
collectivement, de façon libre, égalitaire et fraternelle des solutions
aux problèmes (récurrents) auxquels nous faisons face dans notre vie
quotidienne (prenons des exemples tels que la cherté de la vie
insupportable, les suppressions d’emploi et la précarité qui se
généralise, les logements insalubres, la pollution et ses impacts sur la
santé, l’insécurité comme les violences policières…) et qui nous
tourmentent, sabotent nos projets de vie et nos vies elles-mêmes,
laissant constamment notre avenir dans l’incertitude.
Ainsi, ce n’est que lorsque nous aurons compris qu’il ne sert à rien de
se lamenter – un par un et de façon éparse – sur les méfaits de la
société capitaliste actuelle, mais qu’il est nécessaire de se regrouper
pour essayer d’agir directement, en utilisant le collectif et la
solidarité, déjà pour ne pas se faire totalement broyer
psychologiquement, que nous pourrons commencer à relever la tête et
envisager l’avenir. L’abstention aux élections doit s’accompagner d’un
engagement actif dans la solidarité, pour ne pas être une résignation au
pire.
Alors que l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir semble se profiler,
plutôt que de s’en remettre à un hypothétique sauveur qui sortirait des
urnes, rappelons-nous ce qu’écrivaient en 1943, au milieu de la nuit
noire de l’occupation nazie, nos compagnons anarchosyndicalistes du
réseau clandestin issu de la section de l’AIT de l’époque : « Il ne
s’agit pas de lutter seulement contre le fascisme hitlérien, mais contre
tous les fascismes, contre toutes les tyrannies, qu’elles soient de
droite, du centre ou de gauche, qu’elles soient encore royales,
démocratiques ou sociales, car aucune tyrannie n’émancipera le travail,
ne libérera le monde, n’organisera l’humanité sur des bases vraiment
nouvelles. Il ne s’agit pas de parler de liberté, il s’agit de vivre
librement. Il ne s’agit pas de parler de fraternité, il s’agit de vivre
fraternellement. Nous ne luttons pas pour inscrire des mots sur une
bannière ou changer de couleur un drapeau. Nous sommes concrets. Nous
voulons passer : de la guerre perpétuelle à la paix perpétuelle ; de
l’exploitation de l’homme par l’homme à l’égalité sociale ; de la
tyrannie totale ou partielle à la liberté entière ; de l’incohérence à
la conscience. Nous n’acceptons aucun compromis avec personne. Nous ne
sommes attachés à aucune personnalité, ni à aucun parti. Nous voulons la
réalisation pratique de l’idée sociale préconisée depuis près de deux
cents ans par les républicains de 1789, les socialistes, les
syndicalistes, les libertaires. Et nous sommes convaincus que, seule, la
méthode susindiquée pourra la réaliser… »
SOURCE : CNT-AIT - Toulouse | Anarchosyndicalisme
https://www.socialisme-libertaire.fr/2026/06/emparons-nous-de-la-politique-avec-le-communisme-libertaire.html
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
- Prev by Date:
(fr) Spaine, Regeneracion - Plus de prolétariat et moins de nécrologies : de la fin de la classe ouvrière à sa (ca, de, en, it, pt, tr)[Traduction automatique]reconstruction
- Next by Date:
(fr) France, SOCIALISME LIBERTAIRE: CARLO CAFIERO : L'ACTION (ca, de, en, it, pt, tr) [Traduction automatique]
A-Infos Information Center