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(fr) OSL [BRA] - COP30 et la farce du «capitalisme vert»: la lutte populaire est la seule issue! (pt) [Traduction automatique]
Date
Sun, 23 Nov 2025 18:51:40 +0000
Le Brésil accueille la COP30 à Belém, se présentant au monde comme un
leader climatique engagé pour l'Amazonie. Avec la participation
d'entreprises telles qu'Exxon, Braskem, Samarco, Vale et JBS, la
conférence met en lumière l'hypocrisie capitaliste du «greenwashing», où
les mêmes marques responsables de la destruction de la planète cherchent
à se présenter comme durables et alignées sur les objectifs climatiques.
---- Il est essentiel de démasquer cette mascarade, car ce grand projet
continue d'aggraver l'exploitation, la destruction et l'extermination de
la nature et des peuples autochtones et traditionnels - sans aucun lien
avec la promotion de la souveraineté nationale et de l'autodétermination
des peuples qui habitent ces terres. Ceci s'explique par le fait que les
Conférences des Parties (COP) ne sont pas des forums pour «sauver la
planète», mais bien le contraire. Ce sont des plateformes commerciales
où le capital mondial, par l'intermédiaire des États-nations, redéfinit
les règles de l'accumulation pour garantir sa propre survie. La crise
climatique ne sera pas résolue par ceux qui l'ont créée et qui en profitent.
Il ne faut pas confondre nos critiques avec les arguments de l'extrême
droite, qui reposent sur le déni scientifique et la défense d'une
exploitation prédatrice et accélérée des ressources de la planète. Ce
qui a conduit des dirigeants comme Donald Trump et Javier Milei à
boycotter la COP30, c'est le refus de tout engagement en faveur de la
préservation des écosystèmes, même de manière superficielle et
grotesque, alimentant ainsi une polémique idéologique visant à
convaincre la classe ouvrière de défendre les intérêts des grandes
compagnies minières et pétrolières, ainsi que de l'agro-industrie, dans
une course effrénée à l'exploitation des ressources naturelles.
La «gouvernance mondiale»: un échec structurel
Trois décennies de COP ont démontré leur incapacité totale à freiner le
réchauffement climatique. Le moteur de la crise climatique est le
système capitaliste-étatique lui-même, fondé sur le besoin intrinsèque
de croissance infinie, d'accumulation incessante de valeur et
d'exploitation des travailleurs et de la nature.
Les COP visaient à présenter une «gouvernance mondiale», supérieure aux
classes opprimées et même aux États-nations, capable de réguler le
système. En pratique, elles n'ont servi qu'à gérer les conflits
intercapitalistes, à légitimer le «capitalisme vert» et à démobiliser la
lutte, canalisant l'indignation populaire légitime vers le lobbying
institutionnel, l'attente d'accords et la confiance accordée à l'État,
aux entreprises et aux ONG, désarmant ainsi l'action directe populaire.
La COP30 est une vitrine des «fausses solutions» qui représentent la
nouvelle frontière de l'accumulation capitaliste. Les marchés du
carbone, une financiarisation de l'atmosphère, reposent sur l'octroi de
crédits aux entreprises polluantes des pays du Nord pour qu'elles
continuent de polluer, tandis que les territoires du Sud (tels que les
terres indigènes, les territoires quilombolas et les terres des
communautés traditionnelles du Brésil) sont transformés en «actifs de
compensation». La réalité, c'est l'accaparement des terres, l'expulsion
des communautés et le droit de polluer transformé en marchandise. Sous
couvert de «valoriser la forêt sur pied», les entreprises empiètent
également sur la biodiversité et les savoirs ancestraux, les brevetant
et les transformant en produits privés.
Même le remplacement des énergies fossiles par d'autres sources
d'énergie (comme l'éolien, le solaire, l'hydrogène ou le lithium) ne
fait que perpétuer la logique de la surconsommation, de la production à
grande échelle et de l'industrie extractive. Cette «transition» crée de
nouvelles «zones sacrifiées», nécessitant davantage d'extraction
minière, de barrages et d'exploitation, ne faisant que déplacer le
vecteur de destruction.
La tromperie de l'État et l'illusion développementaliste
En tant qu'anarchistes, notre critique est radicale: l'État n'est pas un
arbitre neutre que l'on peut «contester» ou «contraindre» à agir face au
changement climatique. L'État est la forme politique de la domination de
classe, et sa fonction première est de garantir l'ordre et
l'accumulation capitaliste, en réprimant toute menace à son égard.
Nous rejetons donc les illusions propagées par les secteurs réformistes
et sociaux-démocrates qui croient à l'illusion de la «volonté
politique», car le problème réside dans la nature même de l'État qui,
même sous des gouvernements prétendument «progressistes», agit comme un
gestionnaire de capitaux afin de garantir l'insertion du pays dans la
division internationale du travail, avec la reprimarisation de
l'économie, où l'agro-industrie joue un rôle fondamental.
De même, la défense du «capitalisme national» ou des «entreprises
publiques fortes» (comme Petrobras) n'apporte aucune solution, car
l'État agit comme partenaire et facilitateur du capital transnational.
L'exploitation de la couche pré-salée ou l'expansion dans le bassin
amazonien ne sont pas des manifestations de souveraineté; elles
constituent un approfondissement de l'extractivisme prédateur sous
couvert de l'État.
Le contexte brésilien de la COP30
Au Brésil, la tenue de la COP30 à Belém apparaît comme une tentative de
l'État capitaliste de repositionner le pays comme un acteur majeur de la
scène environnementale internationale, tout en maintenant, voire en
intensifiant, la logique d'extraction et d'accumulation des richesses
sur le plan intérieur. Le gouvernement brésilien présente cet événement
comme la «COP de la mise en oeuvre» et l'intègre à un vaste «effort
mondial» contre le changement climatique, comme l'a officiellement
déclaré la présidence brésilienne de la COP30.
Cependant, ce discours autoproclamé masque de profondes contradictions:
même au sein du Congrès national, on observe une résistance croissante à
l'agenda environnemental, et ce, dans différents gouvernements.
L'autorisation de forages dans l'estuaire de l'Amazone, sur la côte nord
du Brésil, en est un exemple frappant. Par ailleurs, le pays est encore
loin d'atteindre ses propres objectifs de réduction des émissions,
malgré une certaine diminution de la déforestation.
Il est également important de souligner que plusieurs organisations
dénoncent l'infiltration massive des lobbyistes des énergies fossiles,
de l'agro-industrie et des mines dans les espaces de négociation de la
COP30 et exigent une réelle transparence ainsi que des limitations de
l'influence des entreprises de la part de la présidence brésilienne.
En pratique, le Brésil tire profit de la visibilité internationale de
l'Amazonie et de son «leadership climatique» pour renforcer son rôle
d'exportateur de matières premières et de plateforme pour de grands
projets d'infrastructure, tandis que les communautés traditionnelles et
les peuples autochtones continuent de subir des expulsions, des
accaparements de terres et des violences. Ainsi, la COP30 au Brésil sert
de vitrine et masque, sous couvert de discours de protection et de
durabilité, la perpétuation de ce modèle prédateur.
Notre perspective: Socialisme libertaire et écologie sociale
La COP30 attire à Belém une diversité de mouvements sociaux, d'ONG et
d'entités institutionnelles. Notre tâche n'est pas d'«influencer» le
sommet officiel, mais de renforcer les luttes concrètes de notre classe,
qui se déroulent en marge et contre ce sommet. Notre rôle est de veiller
à ce que les mouvements populaires ne soient pas récupérés par les
gouvernements, les partis institutionnels ou les ONG financées par le
capitalisme «vert», tout en présentant notre programme anticapitaliste
au sein de ces mouvements, en combattant les illusions réformistes et en
indiquant la voie à suivre pour une révolution. Nous savons que les
déclarations d'intention ne sauraient suffire à impulser le changement,
car l'histoire démontre que les victoires ne s'obtiennent que par
l'action directe: grèves, occupations, actions de revendication
territoriale, blocages et autodéfense populaire.
Il ne s'agit pas de se concentrer sur l'État ou les grandes instances
internationales, mais précisément de renforcer les luttes populaires et
communautaires qui contestent l'extractivisme prédateur et
l'accumulation capitaliste à la base, comme en témoignent les exemples
des peuples autochtones du Pará. On peut citer, par exemple, la grève de
février, menée en solidarité avec d'autres secteurs des classes
opprimées pour défendre l'éducation autochtone; et, lors de la COP
elle-même, où, contrairement au discours officiel sur le développement
durable, ils continuent de lutter pour la démarcation, la survie et le
respect de leurs territoires. Mardi 11, la conférence a été marquée par
une action directe: l'occupation de la Zone Bleue (zone restreinte de la
COP) par les peuples autochtones du Bas-Tapajós. Cette action, menée par
des représentants de différents peuples de la région, a dénoncé le siège
imposé aux territoires traditionnels et le caractère exclusif de
l'événement, qui réserve les espaces de décision et de visibilité aux
gouvernements et aux grandes entreprises. Cet épisode révèle
indéniablement que le véritable combat pour la vie et la forêt ne se
joue pas sur les scènes officielles de la diplomatie verte, mais dans la
résistance organisée des communautés qui font face quotidiennement à
l'avancée du capital.
La crise est mondiale et le capital n'a pas de patrie. La seule
véritable solution viendra de la base, avec la construction d'un pouvoir
populaire international autogéré qui contribue à l'édification d'une
écologie sociale, associant la préservation de la planète à la lutte
contre toutes les formes de domination. La crise climatique ne sera
surmontée qu'avec la destruction du capitalisme et de l'État, et leur
remplacement par une société fondée sur l'autogestion sociale. La
production devrait être contrôlée par les travailleurs, les territoires
par les communautés et la société organisée de manière fédérative.
Nous ne luttons pas pour un capitalisme «durable», car cela est
contradictoire. Le choix ne se situe pas entre le capitalisme fossile de
l'extrême droite et le capitalisme «vert» de la social-démocratie, car
les deux mènent à la barbarie. La seule véritable alternative est une
rupture totale avec le système!
CONSTRUIRE UN POUVOIR POPULAIRE AUTOGÉRÉ!
ACTION DIRECTE CONTRE L'ÉTAT ET LE CAPITAL!
AVANCER VERS LE SOCIALISME LIBERTARIEN!
Organisation socialiste libertaire Novembre 2025
https://socialismolibertario.net/2025/11/15/cop30-e-a-farsa-do-capitalismo-verde/
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