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(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Le libéralisme est mort, vive le mercantilisme!
Date
Wed, 12 Nov 2025 17:29:50 +0000
Les tarifs douaniers redeviennent à la mode sous le règne de Trump mais,
au-delà de la politique états-unienne, c'est tout le commerce mondial
qui semble se rétracter et se reconfigurer. Aussi, les velléités
territoriales de certaines puissances économiques ne se cachent plus
sous les oripeaux d'un libéralisme pacificateur. La guerre ou du moins
sa préparation sont de nouveau au premier plan des politiques
extérieures. Le libéralisme qu'on nous a vendu depuis la fin de la
Seconde Guerre mondiale - revigoré à partir des années 1980 - semble à
l'agonie. Pour tenter d'y voir un peu plus clair et de susciter le
débat, cet article propose des notes de lecture du livre Le Monde
confisqué - Essai sur le capitalisme de la finitude (XVI-XXIe siècle)
écrit par Arnaud Orain en 2025.
Le retour du mercantilisme ou le capitalisme de la finitude
Qu'on se le dise d'entrée de jeu, les grandes mécaniques d'exploitation
du capitalisme n'ont pas changé et nous restons (resterons?) sous son
joug quotidiennement, aux quatre coins du monde. Arnaud Orain tente
quand même de caractériser plusieurs grandes périodes depuis le XVIe
siècle, où commence la «première mondialisation». Deux grandes formes du
capitalisme se succéderaient: le capitalisme libéral qui s'étale sur
deux périodes (de 1815 à 1880 et de 1945 à 2010, avec une tempérance
keynésianiste jusque dans les années 1980); le capitalisme de la
finitude, appelé aussi mercantilisme, qui est majoritaire dans le temps
puisqu'on le retrouve dans trois grandes périodes (du XVe au XVIIIe
siècle, de 1880 à 1945, et depuis 2010). Ce capitalisme de la finitude
peut se définir par une vaste entreprise navale et territoriale de
monopolisation d'actifs - terres, mines, zones maritimes, personnes
esclavagisées, entrepôts, câbles sous-marins, satellites, données
numériques - menée par des États-nations et des compagnies privées afin
de générer un revenu rentier hors du principe concurrentiel. Il se
structurerait autour de trois grandes caractéristiques:
* la fermeture et la privatisation des océans et des mers, accompagnées
d'un brouillage entre la marine marchande et militaire;
* l'éviction des mécanismes de marché comme les prix libres et la
concurrence. A la place, des monopoles se mettent en place;
* la constitution d'empires formels ou informels par la prise de
contrôle de firmes privées ou publiques, ce qui amène à un retour
affirmé d'un impérialisme territorial et souverain.
Attention, ces mécanismes sont présents tout le temps dans le
capitalisme, quelle que soit sa forme. Comme le disait Fernand Braudel
en 1976: «Le capitalisme a toujours été monopolistique.» Certes, mais à
des degrés divers, et aujourd'hui c'est le retour du discours du repli
et de la rareté. Du côté économique, avec la croissance qui stagne et
devient même nulle dans bon nombre d'endroits, mais aussi avec la
prégnance de plus en plus forte des limites environnementales, qui se
rappellent à nous au travers des pénuries ou des catastrophes. A chaque
période mercantiliste, cette rareté est un prétendu problème à régler,
mais en réalité il s'agit d'un déplacement et d'un approfondissement de
la frontière du capitalisme, lequel souhaite coloniser d'autres horizons
qui se spatialiseront par l'organisation de nouveaux empires.
La fermeture des océans et la militarisation du commerce maritime
En s'intéressant à l'actualité marine et aux lignes maritimes
commerciales, on observe que celles-ci se reconfigurent pour éviter
certaines zones devenues à risque avec le retour de la piraterie (comme
en mer Rouge), de la fragilisation de l'hégémonie navale états-unienne
et de l'émergence d'un autre impérialisme, celui de la Chine, avec par
exemple les célèbres «nouvelles routes de la soie» (ou BRI pour Belt and
Road Initiative). Or, il ne peut y avoir 2 hégémons (puissances
dominantes ) en même temps. Historiquement, les périodes libérales du
capitalisme sont dominées par une superpuissance maritime. C'était le
Royaume-Uni entre 1815 et 1880, ce sont encore un peu les États-Unis
depuis 1945, mais cela est de plus en plus contesté malgré la présence
de sept flottes prépositionnées, d'une dizaine de bases navales, de 300
unités dont 11 porte-avions pour 240 milliards de dollars de budget,
soit cinq fois le budget militaire français. Depuis 2023, la marine
chinoise compte 370 navires de surface et sous-marins, et table sur 435
unités en 2030. Sur le papier, la Chine devient la première puissance
navale et elle multiplie sa présence dans les mers, notamment entre la
mer de Chine et la mer Rouge ainsi que dans toute la zone Pacifique
jusqu'à l'Australie.
Rappelons l'importance vitale du transport maritime pour le capitalisme:
80 % du volume d'échanges se fait sur les mers, et le tonnage de la
flotte mondiale a doublé depuis 2010 et continue de croître de 2 à 4 %
par an. Entre 2000 et 2023, le commerce conteneurisé a été multiplié par
2,5. Or, il y a un lien ombilical entre le commerce et la puissance
navale si on se réfère aux lois d'Alfred Mahan, un historien
réactionnaire et stratège américain. Pour lui, il y a un enchaînement
qui s'opère entre la production manufacturière, la marine marchande et
l'accaparement territorial. Aussi y a-t-il une grande porosité entre
marine marchande et marine de guerre. Ainsi, la Chine représentait en
2020 30 % de la production manufacturière mondiale, elle a multiplié
logiquement sa marine marchande par cinq entre 2010 et 2022 (devenant
premier pavillon à quasi égalité avec la Grèce), et surtout elle est
devenue, en nombre, la première force navale (voir plus haut). Il est
important de rappeler que les marines marchandes sont elles aussi des
marines de guerre. Pendant la Première Guerre mondiale, de nombreux
paquebots ont été convertis en croiseurs auxiliaires. Aujourd'hui, la
compagnie maritime chinoise COSCO met en place une «profonde intégration
militaro-civile» en aménageant des navires pour pouvoir transporter des
groupes armés gérées par des sociétés de de sécurité privée et du
matériel militaire, comme des missiles de croisière.
Finalement, les États-Unis perdent leur leadership maritime, mais, pour
redynamiser leur puissance, retrouvent leur intérêt ailleurs en
s'appuyant sur leur territoire réel ou convoité. On parle ici de
l'Amérique du Nord et du Sud, cette dernière étant historiquement vue
comme une «arrière-cour» par les impérialistes états-uniens. L'actualité
sur le Venezuela ou l'Argentine rappelle l'appétit états-uniens pour ces
pays. Côté mer, la logique de convoi est de retour, où le commerce
mondial se fait sous la bonne garde des canonnières. L'UE dans tout ça
semble hors jeu avec sa trop faible marine de guerre, même si elle
possède de grandes compagnies marchandes (voir plus bas).
La concurrence, voilà l'ennemie! Le capitalisme contre le marché
La libre concurrence est un des piliers du libéralisme: ses adeptes
croient au bénéfice des libres intérêts privés qui vont s'entrechoquer,
puis s'équilibrer tandis que l'État s'en tient à un rôle d'arbitre et de
facilitateur. Mais voilà que le retour des droits de douane et la
constitution de nouveaux monopoles mettent aujourd'hui à mal cette
utopie d'abondance pour en créer une autre: la puissance. L'abondance et
la puissance en tant que deux buts distincts du capitalisme ont été
analysés par l'historien écossais William Cunningham (1849-1919). Pour
l'abondance des habitants, le libre-échange est préconisé, mais, pour
assurer la puissance nationale, il faut éviter l'ouverture à outrance.
Pour le capitalisme de la finitude, la recherche désordonnée du profit
devient donc une source de conflits qui sapent les bases nationales,
surtout dans un contexte non hégémonique, où les règles ne sont pas ou
plus maîtrisées. Cela fait penser au slogan de Trump «Make America great
again (MAGA)» et à l'accent qu'il met sur la production plutôt que sur
la consommation. Mais en réalité cette politique de réindustrialisation
a commencé sous Biden, et on retrouve la même préoccupation à l'échelle
européenne ou française, en particulier depuis la pandémie de COVID.
Tout le monde en appelle au protectionnisme, même la gauche du capital,
et cela doit se faire grâce aux multiples transitions qu'on nous promet,
assaisonnées de résilience... Ces politiques renouent avec
l'impérialisme et la mainmise sur les ressources qui seront essentielles
pour cette nouvelle économie (terres rares, lithium, etc.). Attention,
l'impérialisme a toujours existé même sous régime libéral, mais avec le
mercantilisme il se veut plus frontal en réclamant une nouvelle
«puissance perdue», ce qui conduit à des attitudes xénophobes,
belliqueuses et autoritaires.
Ainsi le mercantilisme entend ouvertement gagner en appauvrissant son
voisin. Les vainqueurs d'hier essayent de se passer de ceux
d'aujourd'hui et veulent changer les règles du jeu pour retrouver leur
avantage. Chaque bloc économique souhaite une forme d'autarcie: les
États-Unis avec la politique MAGA, la Chine avec son plan quinquennal de
2021 qui fait référence à l'autosuffisance; l'UE est à la traîne mais
elle appelle aussi aux relocalisations industrielles. Au final, le
gâteau ne serait plus extensible, seule la grandeur des parts peut se
modifier. Nous sommes aux antipodes de la pensée libérale classique
(Ricardo), qui loue ce système où chaque pays exploite ses «avantages
comparatifs» pour finalement augmenter la productivité, faire baisser
les prix et assurer l'abondance sans réelle limite.
Logiquement, le mercantilisme loue les bienfaits des monopoles et des
ententes commerciales qui permettent d'être plus fort dans un contexte
incertain. Le monopole est plus solide et durable tout en permettant de
lier des individus à l'intérieur d'un pays, de déployer une meilleure
capacité technique et d'assurer une meilleure concurrence extérieure
pour prendre la tête du marché. On retrouve ici l'histoire des
compagnies coloniales du XVIe au XIXe siècle qui ont permis d'inverser
le rapport de force entre les États et les autres marchands. Deux
possibilités existent: faire soit un monopsone où on est le seul
acheteur, soit un monopole où on est le seul vendeur. Pour résumer,
citons Morris Chang, vice-président de Texas Instrument et fondateur de
TSMC (géant taïwanais des puces électroniques): pour lui, la
mondialisation «doit permettre aux entreprises nationales de réaliser
des bénéfices à l'étranger, et aux produits et services étrangers
d'entrer dans le pays à condition qu'ils ne nuisent pas à la sécurité
nationale et au leadership technologique et économique actuel ou futur
du pays».
Dans les différentes périodes du capitalisme de la finitude, l'idéologie
anticoncurrentielle revêt plusieurs aspects. Tout d'abord, les échanges
doivent être orientés entre pays amis ou vassaux: c'est le système des
silos impériaux. Dans le passé, cela s'appelait l'«exclusif colonial»
qui pouvait prendre deux formes: un monopole octroyé par le pouvoir à
des compagnies de commerce , comme la VOC (Compagnie néerlandaise des
Indes orientales) ou l'EIC (Compagnie britannique des Indes orientales);
ou la mise en place de lois d'exclusivité interdisant le commerce avec
d'autres, comme les accords d'Ottawa en 1932 qui avantagent
l'impérialisme britannique via le Commonwealth. Ces mécanismes sont mis
à mal après 1945: le GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le
commerce) créé en 1947 est remplacé en 1995 par l'OMC qui assure le
libre-échange multilatéral sur fond de décolonisation. Mais aujourd'hui,
l'OMC est en mort clinique, et de plus en plus d'accords bilatéraux sont
signés. Les États-Unis veulent l'exclusivité en Ukraine, au Groenland et
dans de nombreux pays d'Amérique du Sud, comme l'Argentine. La Chine, de
son côté, signe en 2020 son premier «partenariat économique régional
global» avec 15 pays d'Asie et du Pacifique. Elle veut créer son propre
silo «résilient» pour ses approvisionnements et ses chaînes de valeur.
Aussi, on observe des monopoles de droit ou de fait qui doivent assurer
une faible concurrence sur les marchés grâce à des procédés légaux ou
extralégaux, sous-entendu la violence. La politique antitrust américaine
des années 70/80 est bien enterrée: par exemple, Google occupe 90 % du
marché mondial des moteurs de recherche, Windows 73 % des systèmes
d'exploitation, et Walmart possède entre 60 et 80 % des parts de marché
de la grande distribution. Les États-Unis redeviennent une autocratie
économique où tous les coups sont permis, et on parle à la Maison
Blanche d'un second «Gilded Age» (le premier âge d'or était entre 1880
et 1914).
Enfin, l'anticoncurrence, ce sont les cartels, c'est-à-dire des ententes
entre plusieurs entreprises pour se partager le marché. S'entendre
permet de: tenter de réduire les couts de la protection à assurer dans
un contexte belliqueux, de rechercher des positions de monopole ou
monopsone et donc de contrôler les prix hors du marché, enfin d'avoir
des positions de force face aux autres négociants. Pour l'illustrer, on
peut parler des compagnies maritimes qui forment d'étranges consortiums:
en 2000, les 20 premières compagnies contrôlaient moins de 50 % du
transport maritime; en 2024, 95 % de ce transport est géré par les
quatre géants - le danois Maersk, le français CMA-CGM, l'italo-suisse
MSC et le chinois COSCO. Entre eux, ils se partagent le contrôle des
terminaux dans les différents ports de la planète.
Impe1 rialisme d'hier et d'aujourd'hui. En haut Pitt et Napole1 on En
bas Trump, Poutine et Xi.
Le retour des marchands, l'empire contre-attaque!
En période mercantile, l'entrepôt domine la manufacture, la logistique
et le transport deviennent plus forts que la fabrication. Un réseau
d'entrepôts se crée et se renforce. Ce réseau existait déjà en période
libérale: avant 1815, la fabrication était disséminée dans les campagnes
même si quelques centres urbains commençaient à concentrer la
main-d'oeuvre. Le marchand était au centre, car c'est lui qui apporte la
matière première et repart avec le produit fini qui devient marchandise.
Les marchands étaient aussi au coeur de la colonisation, si on pense aux
négociants de Bordeaux, Nantes, Marseille ou Saïgon. Depuis 2010, la
production semble de nouveau subordonnée au capital marchand, surtout
dans les deux secteurs structurants que sont le transport maritime et le
commerce de détail. On retrouve les grands groupes, d'Amazon à Walmart.
Les entrepôts poussent comme des champignons. En Île-de-France, la
surface des entrepôts a augmenté de 30 % entre 2012 et 2022, et à
l'échelle française, il y a 80 millions de mètres carrés d'entrepôts en
2015 et 90 millions de mètres carrés en 2024. La logistique représente
10 % du PIB national et emploie 1,8 million de personnes. Avec leur
nouvelle prédominance, les marchands arrivent à fixer les prix auprès
des producteurs, c'est ce qui explique par exemple la précarité de
certains agriculteurs.
Ce capitalisme marchand entraîne également la création de firmes
souveraines qui s'accaparent des fonctions régaliennes - voir Facebook
ou Amazon. Des faiseurs de marchés tels qu'Elon Musk sont capables
d'exercer un contrôle réglementaire sur les conditions dans lesquelles
d'autres peuvent vendre des biens ou des services. Leurs revenus
proviennent de plus en plus de la rente qui est «tirée de la propriété,
de la possession ou du contrôle d'actifs rares dans des conditions de
concurrence limitée ou inexistante», selon la définition du géographe
Brett Christophers.
Le retour du mercantilisme marque le retour du colonialisme, mais sous
des formes différentes de celles qui étaient pratiquées du XVIe au XIXe
siècle. L'une des justifications avancées pour prendre le contrôle de
ressources dans un autre pays que le sien est que ses habitants ne
savent pas gérer les ressources qu'ils ont sous la main et que cette
mauvaise gestion constitue un danger pour tous en pouvant entraîner des
disettes. L'accaparement des terres au niveau mondial s'est accéléré
depuis la crise alimentaire de 2007-2008. Depuis 2000, on compte environ
1 500 accords d'achat ou de location pour 30 millions d'hectares. Parmi
les grands gourmands en terre, il y a la Chine; cependant, contrairement
à ce que l'on pense, ses investissements ne se font pas majoritairement
en Afrique, mais au Cambodge, au Laos, au Brésil et en Birmanie. Moins
connus que les géants occidentaux, les géants agroalimentaires chinois
comme COFCA, Dakang ou Beidahuang possèdent d'énormes plantations - et
on observe une montée en puissance de leur modèle économique (voir les
plantations de palmier à huile en Indonésie). Une autre justification de
cette nouvelle prédation est l'écart de rendement qu'il faut combler
pour tirer le meilleur parti de la ressource. On retrouve également ce
discours «du mieux gérant» quand Trump pense l'annexion du Groenland.
Une période ni de guerre ni de paix?
Arnaud Orain observe une montée des impérialismes concurrents qui vont
en tandem avec le développement des nationalismes réactionnaires et
xénophobes. Mais il ne croit pas à un conflit ouvert entre les
États-Unis et la Chine, chacun d'eux préférant s'appuyer sur ses silos
impériaux. Néanmoins, à la périphérie, les conflits se multiplient pour
s'accaparer les terres et les ressources. Le mercantilisme serait une
période ni de guerre ni de paix. Pourtant, si on se réfère aux périodes
retenues pour définir la capitalisme de la finitude (voir plus haut),
elles sont émaillés de conflits «périphériques» dans les colonies mais
aussi «centraux» si on pense aux deux guerres mondiales. On peut donc
s'interroger sur une des conclusions du mercantilisme, celle où
finalement, les impérialismes concurrents ne peuvent plus compter assez
sur leur silo et se rentrent dedans.
Arnaud Orain finit son ouvrage par une quête de solution en avançant
l'idée d'une «écologie de guerre» telle qu'elle est définie par Pierre
Charbonnier. Celle-ci viserait à affaiblir un adversaire sans armes mais
en se passant des ressources qu'il peut fournir. In fine, Orain en
appelle à une forme de décroissance collective qui serait capable, si
elle était radicale, de sortir du capitalisme de la finitude par le
haut. Ces dernières réflexions sont discutables et permettent d'ouvrir
le débat sur les outils à disposition pour enrayer cette marche au repli
et au conflit. En appeler à une décroissance sans détricoter et
affronter les rapports sociaux de classe locaux et internationaux semble
angélique. Car au delà des choix de consommation, individuels ou
nationaux, c'est bien le fonctionnement intrinsèque du capitalisme qu'il
faut combattre et cela ne passe que par la prise en compte de
l'exploitation du Travail et de l'état de la lutte des classes. Cette
dernière étant un levier important sinon historique de changement. La
lecture de Rosa Luxemburg (l'accumulation du capital, 1913) sur
l'analyse de l'impérialisme amenant à la veille de la première guerre
mondiale pourrait être une autre piste d'ouverture.
Margat, OCL Lille, octobre 2025
https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4561
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