|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 30 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Francais_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkurkish_
The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours
Links to indexes of first few lines of all posts
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) Organisation Communiste Libertarie (OCL) - Nouvelles offensives contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes
Date
Wed, 8 May 2024 20:01:26 +0100
Les habitant·es et paysan·es de la ZAD anciennement convoitée par le
projet d'aéroport du Grand Ouest ont récemment fait l'objet dans la
presse d'une série de menaces et de propos incriminants et largement
erronés de la part des maires des communes limitrophes de Vigneux de
Bretagne et de Notre-Dame-des-Landes. ---- Derrière cette attaque
médiatique on trouve le choix d'enclencher de la part de la maire de
Vigneux une démarche visant à obtenir du tribunal administratif de
Saint-Nazaire un titre judiciaire qui pourrait aboutir à des
destructions d'habitats reconstruits après les destructions violentes de
l'opération César en 2012. ---- Six ans après l'abandon du projet
d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et des actions de destructions de
nombreux lieux de vie («cabanes») - qui avaient été installés sur
différents points de la zone au cours de la longue lutte contre ce
projet d'une absurdité environnementale-, les maires de Vigneux et de
Notre-Dame-des-Landes (soutenus ou instrumentalisés par une Sénatrice
LR, Madame Garnier qui ne cache pas ses intentions de gagner la mairie
de Nantes) ont été reçus au ministère de l'intérieur par Darmanin pour
évoquer la situation des Zadistes établis sans bail, ni permis de
construire. Ces deux maires s'exaspèrent des «nouveaux arrivants n'ayant
aucun projet agricole installés sur la ZAD ces dernières années» et
évoquent des «incivilités», des «camps de caravanes et des raccordements
électriques illicites».
Ces maires avaient déjà essayé une intervention en interpellant le
Préfet via une lettre ouverte à Darmanin lui rappelant que suite à
l'«évacuation de la zone à défendre à Notre-Dame-des-Landes en 2018, il
n'y aurait plus de ZAD en France». Cette première intervention était
restée sans suite.
Rappel Historique
En avril 2018 dans le cadre des négociations avec l'État, ce dernier
avait rejeté la proposition du mouvement de gérer l'après projet sous
une forme collective en s'inspirant du modèle Larzac.
L'État demande (impose) la présentation de projets individuels à
caractère agricole. Une majorité de zadistes s'organise pour présenter
des projets couvrant le maximum de terre (240 ha) sécurisant ainsi tous
les lieux de vie et évitant toute nouvelle destruction ou expulsion, en
imbriquant les utilisations, permettant la coexistence de nombreuses
activités vivrières, artisanales et aux zadistes voulant faire perdurer
ce projet original, d'y rester.
Depuis d'autres projets paysans ont vu le jour (fruitiers, escargots,
etc.), à ce jour plus d'une vingtaine d'installations paysannes ont été
développées par les habitant·es de l'ancienne ZAD. De même d'autres
projets artisanaux se sont créés.
Je ne reviendrai pas sur les difficultés, les différentes approches et
visions qui ont traversé cette période de transition, qui ont vu aussi
les zadistes s'entre-déchirer et pour certain quitter la zone.
L'État en imposant ces projets espérait réduire le nombre des
habitant·es sur zone et éviter la création d'un pôle contestataire
(révolutionnaire). Je me souviens d'une réponse de la préfète sur ce qui
motivait le refus du projet collectif (modèle Larzac), et j'avais été
étonné d'un de ses arguments: «la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est trop
près de Nantes».
Voulait-elle suggérer que le maintien sur la zone d'un nombre de
contestataires du modèle dominant pouvait créer un foyer de résistance?
Dans ce cas elle aurait vu juste, car les Soulèvements de la terre sont
nés à Notre-Dame-des-Landes et ont tenu compte de l'expérience de la
lutte qui s'y est déroulée en associant différents mouvements:
Confédération Paysanne, Extinction Rébellion, et associations diverses,
pour mettre un coup de projecteur sur des luttes locales en France, en
organisant, toujours avec des acteurs locaux, des évènements importants
de résistance comme on le voit avec les luttes contre les méga-bassines,
contre le bétonnage autoroutier (A69), contre Lafarge, le projet
Lyon-Turin etc....
Des maires qui ne font pas de politique...
Les maires des deux communes se cachent derrière le PLUI (Plan Local d
Urbanisme Intercommunal) qui a été réactualisé après l'abandon du projet
d'aéroport, ce qui leur permet d'affirmer qu'ils n'ont pas d'intention
politique mais que ce n'est qu'un sujet administratif en liaison avec
l'urbanisme.
Du jour au lendemain, le PLUI a classé quasiment l'ensemble du
territoire en Zone Naturelle ou Agricole sans tenir compte de
l'existant, en essayant de nier que la vie avait continué, que les
hameaux avaient été réoccupés (négation de la présence des habitant·es
qui avaient pendant huit années de leur vie lutter pour sauver cette
zone d'un bétonnage) que des habitations détruites en 2012 avaient été
reconstruites. Le PLUI rédigé après l'abandon a fait comme si tous·tes
ces habitant·es, leurs bâtiments, leurs pratiques -artisanales,
sociales, culturelles, naturalistes, forestières, etc. - n'existaient
pas et n'avaient pas lieu d'être.
Un recours juridique a été déposé par l'association NDDL Poursuivre
Ensemble et l'AACB, Association pour un avenir commun dans le bocage,
compte tenu de l'impossible dialogue, notamment avec Gwénola Franco,
mairesse de Vigneux, qui refuse tout permis de construire et qui
affirme: «il n'y a pas de sujet sur les agriculteurs déclarés. La
question ce sont les personnes installées illégalement, notamment sur
des terrains agricoles ou naturels.»
Le maire de Notre-Dame évoque lui aussi «une bonne ambiance avec les
porteurs de projet agricole» mais voudrait que le reste soit «plus
propre». Il refuse la construction de logements paysans (proposé par le
Conseil Départemental) tant que d'autres «illégitimes» occupent les
logements historiques. Vouloir faire un tri entre les zadistes et nier
leur histoire dans cette lutte est un positionnement très politique, au
lieu d‘envisager des échanges, comme cela se passe depuis 4 ans
maintenant avec le Département.
Les obstacles posés par les mairies aux régularisations
Depuis plus de cinq ans, des habitant·es et paysan·nes travaillent avec
le Conseil Départemental (CD44) et l'État à la régularisation des
terres, des bâtis, des habitats et des activités sur l'ancienne ZAD,
étape par étape. Des baux agricoles (à fort enjeu environnemental) ont
pu être signés sur une partie du foncier, et des statuts en lien avec
leurs activités ont été obtenus. Le CD44, qui reste propriétaire de la
majorité des terres et bâtis à ce jour, est aujourd'hui prêt à signer
des baux avec les habitant·es des longères historiques ainsi qu'avec
celles et ceux qui bénéficient de permis de construire (PC) sur des
maisons détruites par le projet d'aéroport et constructions plus
nouvelles. Mais il est toujours fait obstruction, notamment par la
mairie de Vigneux-de-Bretagne, à l'obtention de PC ou de raccordements
réseaux (eau et électricité) pour un certain nombre d'habitats:
* Alors que Jean-Paul Naud, Maire de Notre-Dame-des-Landes, a permis la
reconstruction des fermes et habitats détruits du fait du projet
d'aéroport sur sa commune, Gwenola Franco, Mairesse de Vigneux, a
jusqu'ici refusé les permis liés à ce type de reconstructions.
* Il y a également sur la ZAD des expériences de construction d'habitats
légers, réversibles et biosourcés. Cette démarche innovante est une
piste précieuse face à une crise du logement de plus en plus criante, et
notamment au manque de logements sociaux. Ce type de solutions
écologiques fait d'ailleurs l'objet d'un intérêt croissant de certaines
communes de la CCEG (Communauté de communes d'Erdre et Gesvres). Des
cadres (STECAL[1]) existent aujourd'hui pour les régulariser dans le
respect du droit de l'urbanisme. Les habitant·es concerné·es les ont
fait valoir sans résultat à ce jour.
* La possibilité de PC (Permis de Construire) pour des logements paysans
prévus dans le cadre du PLUI pour des agriculteur·ices installé·es
semble aussi bloquée par les maires. Les exploitant·es agricoles
concerné·es ne peuvent ni terminer leur installation, ni stabiliser leur
projet, et sont ainsi maintenu·es dans la précarité. À l'heure où l'on
reprend conscience des difficultés du métier de paysan·ne autant que de
son caractère essentiel, il est impensable que des obstacles
supplémentaires s'imposent à ces nouveaux et nouvelles installé·es
Les Maires refusent de reconnaître ce que les habitant-es de l'ancienne
ZAD apportent à la vie de leur communes
Alors que l'on s'alerte aujourd'hui du manque de vocations agricoles,
les habitant·es de l'ancienne ZAD ont développé depuis 2018 une
vingtaine d'installations paysannes (360 ha). Ces fermes
agro-écologiques entretiennent le bocage et épargnent des intrants
chimiques qui altèrent les ressources en eau et les terres des communes.
Elles favorisent la biodiversité avec l'appui d'associations
naturalistes. Elles alimentent les circuits courts, AMAPs, magasins de
proximité et marchés que les habitant·es des communes fréquentent.
Mais comme beaucoup de territoires ruraux, l'ancienne ZAD n'est pas
habitée par ses seul·es agriculteurs et agricultrices. Contre une vision
des campagnes avec des agriculteur·ices isolé·es, il faut affirmer,
soutenir et garantir que les autres habitant·es du bocage sont tout
aussi légitimes à rester vivre ici et à maintenir leurs activités sur
les communes de Notre-Dame et de Vigneux.
Témoignons que toutes ces personnes ont fortement contribué à protéger
des nombreuses nuisances qui auraient été engendrées par le projet
d'aéroport et à préserver l'environnement de ce territoire. Elles vivent
depuis des années ici, y ont rebâti et entretenu les maisons démolies
par les forces de l'ordre, et mettent en oeuvre des expériences
écologiques et sociales inspirantes. Leur choix de rester habiter là
tient à un attachement profond à ce territoire, et leurs diverses
activités participent directement de la vie des communes. Mais nous
sommes dans des communes rurales où l'on entend «ces zadistes ne sont
pas du pays», la question de l'étranger est un phénomène social
L'ancienne ZAD est rendue riche et vivante également par l'arrivée, ces
15 dernières années, de nouvelles personnes aux multiples compétences et
à leurs activités qui conjointement s'imbriquent et rayonnent: gestion
forestière en filière locale, fabrication de plaques isolantes en paille
ou chanvre, confection de galettes et crêpes, conserverie, brasserie,
boulangerie, architecture, charpente, couverture, élagage, bucheronnage,
soin à domicile, traiteur, mécanique, forge, métallurgie, imprimerie,
sérigraphie, ateliers d'artisanat et autres interventions à l'écomusée,
etc. Passionné·es par leur métier et par les questions de transmission,
beaucoup proposent des espaces de formation, des chantiers participatifs
et des moments d'accueil pour les enfants des communes alentours - dans
des cadres scolaires et périscolaire ainsi que pour des colonies de
vacances.
C'est aussi un endroit dense culturellement: bibliothèque du Taslu,
salles polyvalentes pour séminaires, projections, spectacles, résidences
artistiques et expositions, balades naturalistes, etc. Les lieux qui
permettent ces activités ont toute leur place dans un territoire rural
vivant.
150 à 200 habitant es ont une organisation propre, et sont en
négociation avec le départements pour régler les questions de vie, sans
passer par les mairies peu coopératives. Mais ces dernières ont un
pouvoir énorme sur l'obtention (ou régularisation) de permis de
construire. L'attribution des permis entraîne des couts importants pour
les mairies, à cause des raccordements aux réseaux électricité et eau
même si le département s'est engagé à payer la moitié des installations.
Les habitant·es de l'ex ZAD ont créé énormément d'activité et
s'implantent dans les communes (surtout Notre-Dame) et sont perçu·es et
vécu·es comme une communauté dans la communauté (communale) alors que
tout ce qui se vit sur la ZAD est ouvert aux populations (achats des
produits de la quinzaine de fermes biologiques, participation aux
sorties de formation sur la forêt, utilisation de l'auberge du Qplomb,
journée portes ouvertes chaque année fin mai (le 26 mai pour 2024), etc.
Contre attaque au niveau médiatique
Une lettre ouverte a été envoyée aux maires et rendue publique lors
d'une conférence de presse organisée par la coordination des
organisations soutenant les projets de la ZAD[2].
«L'arrivée de nouvelles personnes sur vos communes est-elle un problème?
Qu'il s'agisse de la lutte pour la sauvegarde des marais salants de
Guérande dans les années 80, de la lutte du Larzac, ou de celle pour
l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, ces arrivants
ont dynamisé les luttes et largement contribué aux victoires.
Tout d'abord, alors que des habitants vont de démarches en démarches
pour répondre aux demandes administratives et avancer dans leurs
projets, il nous paraît aussi contre-productif qu'irresponsable de
laisser traîner des situations dans lesquelles des projets sont bloqués
par d'interminables ping-pong autour des permis de construire et des
raccordements aux réseaux. Même les personnes les plus dynamiques
peuvent se décourager quand leurs projets sont bloqués depuis 5 ans. Un
dialogue entre les différentes collectivités concernées et les porteurs
de projets ne serait-il pas la meilleure solution.
C'est pourquoi nous ne comprenons pas les difficultés récurrentes
actuelles pour obtenir des permis de construire qui devraient être de
droit sur des lieux qui avaient été construits avant 2012. Ces vieilles
fermes et constructions ont été détruites par l'État: ce dernier aurait
du, après l'abandon et sur vos injonctions, car cela était de votre
responsabilité, financer les reconstructions pour maintenir le potentiel
social et restaurer la dynamique du secteur concerné.
Les personnes concernées par le processus de régularisation et ciblées
par vos déclarations vivent en réalité sur ce territoire depuis des
années. Elles ont permis de le protéger. Elles contribuent à le rendre
dynamique
Parties prenantes de notre victoire collective de 2018, et de ce qui se
vit maintenant sur la zone, nous prônons le dialogue face aux
difficultés et incompréhensions. Parce que nous refusons de renoncer à
l'espoir, nous ne laisserons pas détruire ces lieux de vie où se crée un
avenir désirable.»
Qu'en est il de ce souhait de dialogue sur le terrain? Malgré la
conférence de presse et la lettre qui leur a été adressée, les Maires
refusent toujours de rencontrer une délégation composée de paysan·es et
habitant·es. Ils ne veulent discuter qu'avec les paysan·es installé·es.
Une Tribune est donc en cours de signature. L'idée est de la rendre
publique une fois que l'on aura amassé assez de signatures, par le biais
d'une conférence de presse ou d'un rassemblement, en l'envoyant aussi
aux élu.es de Vigneux, Notre-Dame et des autres Mairies de la communauté
de communes (CCEG). Elle va accompagner les diverses tentatives en cours
pour faire bouger les maires de leur optique actuelle et des problèmes
qu'ils font peser sur les lieux de la ZAD.
Joël Quélard
co-président de NDDL P.E. (Poursuivre Ensemble)
et représentant de l'association dans la coordination du mouvement pour
six mois.
NOTES
[1]Les secteurs de taille et capacité d'accueil limitées (STECAL) sont
des secteurs délimités au sein des zones inconstructibles des PLU, comme
les zones agricoles, et au sein desquels certaines constructions ou
installations peuvent être édifiées de manière dérogatoire.
[2]La lettre est à lire intégralement sur le site
www.nddl-poursuivre-ensemble.fr/ En sont signataires: NDDL Poursuivre
Ensemble, ATTAC 44, les amis de la Confédération paysanne 56, la
Confédération Paysanne 44, les Écologistes 44, Solidarités Ecologie (La
Chapelle sur Erdre), Solidaires 44, la LPO 44, Ensemble 44...
++++
Une Tribune en soutien aux habitants et paysannes du bocage de Notre
-Dame-Des-Landes
«Nous - membres d'associations, de syndicats et organisations agricoles,
d'AMAPs, parents d'élèves, habitant·es des communes voisines -
considérons que ces habitant·es apportent au contraire une dynamique
bénéfique à notre territoire. Nous nous inquiétons des obstructions
aujourd'hui faites à leur régularisation par ces communes et regrettons
les tensions suscitées par les menaces de procédures judiciaires et
d'expulsion. Nous souhaitons pointer les solutions possibles et
bénéfiques à cette situation exceptionnelle, autant pour les communes
que pour les habitant·es et paysannes visé·es.
Renouer le dialogue et trouver des solutions plutôt que de faire
ressurgir un climat de tension
Le caractère exceptionnel de ce qui s'est produit sur le territoire
anciennement menacé par l'aéroport, l'installation durable de dizaines
de personnes à une époque où toute demande de permis était impossible,
demande aujourd'hui une réadaptation. Elle nécessite une prise en compte
de la réalité de ce territoire plutôt qu'une politique de déni.
Les mairies n'ont peut-être pas toujours été aussi bien accompagnées
qu'elles le souhaitaient, par l'État ou le Conseil Départemental, dans
la possible remise en état du territoire, de ses réseaux et bâtis après
l'abandon du projet d'aéroport. Il incombe malgré tout aujourd'hui aux
élu·es de nos communes autant qu'aux autres collectivités territoriales
de faire des pas.
Les appels publics récents des maires à «libération» ou destruction
d'habitats sont à ce titre absolument déplacés.
Personne sur ce territoire ne devrait avoir envie ni intérêt à revivre
des moments de tensions et une présence policière telle que nous avons
pu la connaître il y a quelques années. Les démarches visant à obtenir
du tribunal administratif "un titre judiciaire pour expulsion"
renouvellent un climat de menaces inutiles alors qu'il existe des
solutions simples, avec un peu de bonne volonté, pour une issue apaisée.
Nous considérons que les procédures de criminalisation et de
stigmatisation médiatique doivent cesser.
Nous plaidons aujourd'hui pour que les communes acceptent de s'ouvrir,
avec les premier·ères concerné·es, à un dialogue constructif sur les
différentes possibilités de régularisation des habitats et bâtis de
l'ancienne ZAD.
Nous demandons à ce que le Conseil Départemental, en tant que
propriétaire, continue d'oeuvrer en ce sens en appuyant les communes, de
manière à sortir des situations d'impasse et à entrer en cohérence avec
son projet agricole, social et environnemental»
https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4161
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center