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(fr) Communistes Libertaires CGT - Rapprochement CGT/FSU: Enfin du neuf dans le paysage syndical?
Date
Sun, 10 Mar 2024 18:09:30 +0000
Depuis longtemps la FSU porte le projet d'une unification du
syndicalisme «de transformation sociale» qui vise avant tout la CGT et
Solidaires. La mise en place officielle d'un groupe de travail FSU/CGT
cet hiver marque un pas en avant vers une unification qui pourrait
conforter un pôle syndicaliste combatif, malgré toutes ses limites. Et
ouvrir une dynamique plus large. ---- En 1947/48 lors de la scission
CGT/FO, la fédération CGT de l'Enseignement (FEN) choisit l'autonomie
pour préserver son unité et le vaste empire coopératif qui allait avec:
mutuelle, assurance, éducation populaire, centrale d'achat... Mais c'est
au prix d'une disparition des instituteurs dans le syndicalisme
interprofessionnel alors qu'ils avaient joué un rôle important dans les
Bourses du travail notamment au sein de la mouvance syndicaliste
révolutionnaire. Cette autonomie renforcera, à travers les décennies,
les habitudes corporatistes de la profession.
Les socialistes, majoritaires dans la FEN, laissent une place aux
communistes (39 % des enseignants avaient voté pour rester dans la CGT)
et à l'extrême-gauche ce qui se traduit par une structuration autour de
tendances permanentes aux mains des partis politiques qui se mesurent
dans les congrès des syndicats nationaux et se confrontent en
permanence. Les syndicats nationaux sont construits par métiers:
instituteurs, professeurs du secondaires, universitaires, assistantes
sociales, médecins scolaires... Au fil du temps le syndicat des
instituteurs (SNI), corps majoritaire dans l'Education, reste au main
des socialistes ce qui leur permet de diriger aussi la FEN. Celui des
professeurs du secondaire (SNES) est progressivement conquis par le PCF.
Jusqu'en 1992, la direction du PCF demande à la CGT, non sans rudes
débats internes, de ne pas syndiquer les enseignants pour ne pas
compromettre les chances de sa tendance (Unité&Action) de s'emparer un
jour de la FEN. Car avec la massification scolaire puis le collège
unique le corps des professeurs du secondaire gonfle fortement et met à
mal la cohabitation historique à la direction de la FEN et la suprématie
socialiste. La tendance PS (UID) et le SNI militent alors pour un seul
corps d'enseignants où elle préserverait sa majorité dans la FEN en
fusionnant les syndicats de métiers. De fait les IUFM et le statut de
«professeur des écoles» alignent les niveaux de recrutement et les
salaires de base entre primaire et secondaire mais détruit les acquis
des instituteurs: trois ans payés de formation en Ecole normale,
allongement l'âge de départ à la retraite, disparition de l'obligation
de logement par les mairies. Un accord de dupes dont les personnels
comprendront vite la supercherie.
En 1992 la scission est consommée. Misant sur l'effondrement du PCF
après la Chute du Mur de Berlin, les socialistes éjectent les militants
U&A et ceux de la tendance animée par la LCR et des libertaires (Ecole
Emancipée). Les premiers vont construire l'Unsa avec des morceaux de FO
et d'autres syndicats autonomes. Autour du SNES et des tendances U&A et
EE les exclus construisent la FSU. Déconsidérée par son soutien aux
gouvernements de Gauche qui ont tant trahis, la FEN s'effondre
immédiatement face à la FSU aux élections professionnelles. La FSU est
toujours dirigée grâce à un accord politique entre les tendances U&A et
EE. Cette alliance a fait d'ailleurs exploser EE, les libertaires
refusant la poursuite par la FSU de la co-gestion du ministère même sous
des accents plus combatifs.
Dans la même période, des enseignants se battent pied à pied dans la CGT
pour créer des syndicats et les faire reconnaître. Ils sont souvent
proches du PCF ou de l'extrême-gauche. Le fait est acté en 1992.
Sous le mandat de Martinez des premiers contacts sont pris en parallèle
de la création de l'Alliance écologique et sociale. Ces mutations menées
au forceps crispent dans la CGT et donnent prétexte aux opposants qui
imposent un recul au 53° Congrès confédéral. La décision de la
fédération CGT de l'éducation (FERC)* d'entrer dans le projet vient
alors légitimer et accélérer le processus. Mais les réticences restent
fortes y compris dans l'éducation car si la FSU a un positionnement
politique beaucoup plus combatif que l'ex-FEN, elle est restée bien
souvent engluée dans la co-gestion et un certain corporatisme.
Ce fonctionnement où les syndicats de métiers sont en fait plus
puissants que la fédération elle-même est l'inverse du syndicalisme
«d'industrie» de la CGT'Educ où tous les personnels d'un établissement
se retrouvent dans le même syndicat local.
La FSU est toujours structurée en tendances idéologiques héritières de
47/48. Certes les partis ne pèsent plus comme avant dans les décisions
des directions de tendances. Le PCF en particulier n'est plus qu'une
galaxie de positions incapable d'y donner «la» ligne. Pas plus que dans
la CGT d'ailleurs. Reste à inventer une démocratie syndicale qui ne soit
sclérosée ni par les jeux des tendances officielles, ni par des
fractions politiques officieuses...
L'implantation de la FSU dans la fonction publique territoriale, si elle
reste marginale, a souvent été réalisée sur le dos de syndicats CGT
inféodés à leurs mairies PCF/PS. Bien souvent les fondateurs de ces
syndicats étaient des exclus de la Gauche-CFDT. Cicatrices partiellement
dépassées par les départs en retraites. Mais l'exclusion récente de 400
cgtistes à la Ville de Paris qui se sont réfugiés à la FSU est
exemplaire de quelques bombes à retardement!
Les courants néo-staliniens dans la CGT sont, comme à l'occasion du 53°
congrès, curieusement alliés aux lambertistes des deux POI. Pour les
néo-staliniens, c'est bien sur la crainte d'un affaiblissement
automatique de leur influence. Pour les lambertistes, il s'agit de
défendre les intérêts de FO où ils ont une présence historique importante.
Les obstacles sont donc nombreux et variés! En parallèle des discussions
nationales, il sera décisif que dans les établissements scolaires, dans
les localités et les départements, les initiatives de rencontres et
d'actions unitaires se multiplient pour gagner la confiance, inventer
les fonctionnements nouveaux, créer des comités intersyndicaux
permanents. Le retour des militants enseignants dans le syndicalisme
interprofessionnel territorial est un enjeu majeur pour une dynamique
indispensable à la reconstruction d'un syndicalisme fort.
*Confirmant la position du congrès de 2019, la FERC en 2023 écrit: «Face
aux attaques gouvernementales et patronales ainsi qu'à la montée de
l'extrême droite, la nécessité d'une unification syndicale est plus que
jamais à l'ordre du jour.
https://www.communisteslibertairescgt.org/Rapprochement-CGT-FSU-Enfin-du-neuf-dans-le-paysage-syndical.html
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