|
A - I n f o s
|
|
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 30 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
Our
archives of old posts
The last 100 posts, according
to language
Greek_
中文 Chinese_
Castellano_
Catalan_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Francais_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkurkish_
The.Supplement
The First Few Lines of The Last 10 posts in:
Castellano_
Deutsch_
Nederlands_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
First few lines of all posts of last 24 hours
Links to indexes of first few lines of all posts
of past 30 days |
of 2002 |
of 2003 |
of 2004 |
of 2005 |
of 2006 |
of 2007 |
of 2008 |
of 2009 |
of 2010 |
of 2011 |
of 2012 |
of 2013 |
of 2014 |
of 2015 |
of 2016 |
of 2017 |
of 2018 |
of 2019 |
of 2020 |
of 2021 |
of 2022 |
of 2023 |
of 2024
Syndication Of A-Infos - including
RDF - How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
(fr) Courant Alternatif #337 (OCL) - Sans frontières 337
Date
Sat, 24 Feb 2024 18:32:28 +0000
Mobilisations contre la loi Immigration ---- Depuis le vote cynique de
cette nouvelle loi immigration, le 19 décembre dernier, il est urgent
de s'organiser collectivement pour s'y opposer. Seul un mouvement social
large le permettra et plusieurs collectifs et organisations s'y
attellent mais ils ne vont pas tous dans le même sens. En ce début
d'année, c'est un départ dispersé entre la mobilisation du dimanche 14
janvier et celle du 21 janvier. ---- Le 14 janvier était une idée des
collectifs de sans-papiers réunis au sein de la Marche des Solidarités.
La participation a été notable avec environ 25 000 personnes annoncées à
Paris, 6 000 à Marseille, 2 500 à Lyon et Rennes, 1 500 à Montpellier,
Grenoble, Saint-Étienne, etc.. Le cortège parisien était très divers et
pas seulement constitué de collectifs de sans-papiers, ce qui est un bon
signe sur «l'amplitude» de la mobilisation. Il y avait des banderoles
d'écoles parisiennes mobilisées (voir plus bas), d'étudiants ainsi que
du milieu hospitalier et même sportif à quelques mois des JO. Quant aux
syndicats - CGT en tête mais aussi Solidaires qui a fini par appeler
pour le 14, en urgence mais trop tard pour mobiliser - ils n'étaient pas
de la partie car ces derniers ont préféré coller au calendrier du
pouvoir et de la CFDT en appelant à la mobilisation, le dimanche
suivant, le 21 janvier. A quelques jours de l'avis du conseil
constitutionnel sur la loi - dont beaucoup disent que les articles «les
plus hard » vont être censurés. Quelques bases syndicales n'ont pas du
tout apprécié, comme à Sud 94 qui est très investi dans le soutien à la
lutte des sans-papiers de Chronopost. Quant aux collectifs de
sans-papiers organisés au sein de la Marche des Solidarités, ils ne se
laissent pas faire par ce marchandage et ont refusé de faire comme si de
rien n'était et de suivre gentiment la CGT. Ils ont d'ailleurs publié un
communiqué indiquant qu'ils ne participeraient pas à la journée du 21
janvier qui est tombée du ciel suite à une tribune publiée le 7 janvier
par plus de 200 «personnalités ».
Malgré ces tiraillements, la mobilisation du 21 janvier a été un
succès, 75 000 selon l'État, 150 000 selon les organisateurs. Il y a eu
au total 160 manifestations. A Paris, entre 16 et 25 000 selon les
comptages, un cortège dynamique avec beaucoup de départs spontanés sans
forcément de banderoles ou de slogans - bon, ça faisait aussi balade du
dimanche avec des familles, etc. La banderole unitaire s'est retrouvée
aux trois quarts de la manifestation ! Ailleurs, en région, beaucoup de
monde aussi . A Rennes, entre 2 500 et 4 000, ce fut une mobilisation
large avec des gens et des organisations qu'on ne voit jamais
d'habitude. Du mieux, mais des contrôles de papiers par la police au
départ... Plus de 1 200 personnes à Limoges où les associatifs avaient
pris le pas sur les syndicats et les partis ; la préfecture a été
repeinte par des jets d'oeufs sur la préfecture mais pas de nouvelle
date de rendez-vous car les syndicats freinent en spéculant sur la
décision du conseil constitutionnel.
Une chose est sure, il y a une tension entre les bases militantes et les
directions politiques. D'une certaine manière, les réponses politiques
rappellent la situation des années 1930. Une partie de la gauche et les
directions syndicales cherchent une alliance à droite avec les secteurs
les plus libéraux de la bourgeoisie contre le développement du fascisme.
C'est la base de leur appel à manifester le 21 janvier. Assez
logiquement, elles résistent à appeler à la grève contre la loi raciste
pour ne pas s'aliéner leurs «alliés», comme la CFDT. En tout cas, il est
intéressant de noter cette disjonction et le refus de la base de se
laisser dicter le calendrier. La prochaine date de mobilisation est le
samedi 3 février et pour l'instant seu le rendez-vous parisien est connu
: 14h place de la République.
Source : La marche des solidarités, autonomie de classe, remontées
militantes
Royaume-Uni - chaque demandeur d'asile envoyé au Rwanda coutera 200 000
euros
C'est le chiffre avancé par le ministère de l'Intérieur lui-même ! et
c'est 63 000 euros de plus que l'hébergement d'un migrant sur le sol
anglais. Ce tarif inclut le billet d'avion, les couts administratifs,
mais surtout il y a 122 000 euros versés au «pays-tiers », le Rwanda. On
comprend alors la persistance du gouvernement Kagame à vouloir conclure
cet accord. Côté britannique, l'argument financier ne tient plus mais
les politiciens tablent sur l'importance de cette mesure de dissuasion -
déportation au Rwanda - pour empêcher les migrants de traverser la
Manche. Ils calculent même que le mécanisme serait rentable si 2/5ème
des migrants sont dissuadés. Ce n'est pas la première tentative du
gouvernement britannique pour rendre le pays moins attractif. Depuis
plusieurs années, il y a une multiplication des mesures coercitives
contre les étrangers : installation de demandeurs d'asile sur des
barges, limitation du regroupement familial pour les étudiants
étrangers, campagne anti-albanais sur Facebook, etc. Pour rappel, le
texte sur les départs au Rwanda est toujours en tractation. Rejeté une
première fois par la Cour Suprême, il revient par la fenêtre avec la
signature d'un nouveau traité avec le Rwanda qui sera reconnu pays tiers
sur et qui s'engage à ne pas expulser la personne déportée. Le HCR
conteste ce nouvel accord et un nouveau round judiciaire se prépare.
Source : Infomigrants
Naufrage dans la Manche
Pendant ce temps-là, les tentatives de traversée du Channel continuent
et les drames qui vont avec. Dans la nuit du 13 au 14 janvier, 5 exilés
meurent et les corps sont repêchés sur la plage de Wimereux, une station
balnéaire à côté de Boulogne-sur-mer. Les victimes sont d'origine
syrienne, c'étaient des jeunes hommes (14, 16, 24 et 26 ans), tous
originaires de la ville de Deraa au sud du pays. Selon les associations
calaisiennes, ils attendaient depuis plusieurs semaines sous les ponts
de Calais. Les passeurs utilisent la technique du «taxi-boat » qui
consiste à faire venir du large une embarcation souvent pneumatique et à
embarquer le plus rapidement possible. Rappelons les conditions
météorologiques difficiles dans la région : beaucoup de pluies, de vent
et maintenant le froid.
Source : la Voix du Nord
Pression aux migrants entre la Russie et la Finlande
Depuis la guerre en Ukraine, les rapports sont de plus en plus tendus
entre les deux pays. En avril dernier, la Finlande adhère à l'OTAN et,
dès lors, la frontière se militarise et se ferme même définitivement en
décembre, suite à la signature d'un accord avec les Etats-Unis pour une
utilisation des bases militaires finlandaises. Depuis, entre 2 000 et 3
000 migrants sont bloqués côté russe. Il y a de fortes suspicions
d'instrumentalisation par la Russie. Ce n'est pas la première fois que
les migrants sont utilisés pour faire pression sur le pays voisin ou
l'Union Européenne ; on peut se rappeler ce qui s'est passé entre la
Turquie et la Grèce et plus récemment entre la Biélorussie et la
Pologne. L'entrée par le sud en Russie est facilitée et les exilés
paieraient 6 000 euros à des passeurs pour atteindre la frontière nord.
Selon les autorités finlandaises, depuis aout, 1 000 demandes d'asile
ont été enregistrées avec des personnes majoritairement originaires de
Somalie, du Yémen ou d'Irak. D'habitude, il y a une dizaine de demandes
par mois. 55 agents Frontex ont été envoyés sur place. En parallèle, une
clôture est en construction sur 200 kilomètres - la frontière est de 1
340 kilomètres au total.
Source : Infomigrants
Rapport de la Cour des comptes sur la gestion des sans-papiers
Soyons clairs, les comptables de l'État n'y vont pas par quatre chemins,
ils préconisent une nouvelle stratégie pour augmenter les résolutions
d'OQTF, autrement dit des expulsions. Mais ce rapport publié le 4
janvier dernier apporte des éléments chiffrés de la politique actuelle.
Les sans-papiers sont estimés à 440 000 mais le rapport souligne le
manque de places dans les CRA au regard des OQTF délivrés. Entre 2019 et
2022, «5 % des étrangers en situation irrégulière titulaires d'une
obligation de quitter le territoire français ont été placés" dans les 22
CRA du territoire. Et sur ces 5%, la moitié a été éloignée. Ce faible
«rendement » est du aux difficultés rencontrées à établir les identités
et, plus intéressant, au refus du personnel navigant de faire décoller
l'avion avec des personnes s'opposant à leur éloignement. Depuis aout
2022, les étrangers irréguliers condamnés pénalement sont envoyés en
priorité en CRA pour augmenter les statistiques d'expulsions.
Naturellement, la Cour des comptes préconise l'ouverture de nouveaux CRA
; c'est d'ailleurs en cours car les appels d'offre pour construire ces
prisons à étrangers ont été lancés, l'objectif étant d'atteindre 3 000
places contre 1700 aujourd'hui. Alors que l'instance comptable crie à
l'inefficacité, d'autres chiffres montrent que la France est un des pays
qui exécute le plus d'éloignements forcés de l'Union européenne. D'après
Eurostat, 11 409 retours forcés ont été réalisés en 2022 et 18 915 en
2019, dernière année pré-Covid. L'accent est mis aussi sur les retours
volontaires. Avec 4 979 retours aidés exécutés en 2022, la France accuse
un retard notable par rapport à ses voisins européens : 26 545 en
Allemagne en 2022. Un retour volontaire coute beaucoup moins cher qu'une
expulsion : 2 200 euros contre 4 400 euros. Enfin, la Cour des comptes
brocarde l'organisation de la police aux frontières qui ne serait pas
assez méticuleuse et coordonnée pour prendre les identités et les
centraliser dans un fichier unique. Le logiciel AGDREF, qui s'occupe de
la gestion des étrangers en France, est déclaré obsolète car il y a des
loupés dans le transfert des décisions aux organismes de sécurité
sociale ou aux bailleurs sociaux. Quant aux préfectures, elles manques
de personnel : «sur les cinq dernières années, le nombre d'OQTF
délivrées a augmenté de 60 % alors que les effectifs préfectoraux
consacrés à l'éloignement et au contentieux des étrangers ont cru de 9 %
». Les préfectures ayant le plus de pression migratoire sont le Nord, le
Pas-de-Calais, l'Île-de-France, les Alpes-Maritimes ou encore le Rhône.
Le rapport est sur la table des ministères, on verra ce qu'il advient.
Dans tous les cas, le ton est martial.
Source : Infomigrants
Lutte pour le logement
Alors que le froid et la neige touchent une grosse partie du territoire
français, bon nombre de personnes dorment dehors dont les «migrants »,
terme qui cache diverses réalités : personne en transit, sans-papiers,
demandeurs d'asile sans logement, etc. Le 17 janvier dernier, plusieurs
dizaines de mineurs isolés du collectif des jeunes du parc de Belleville
et habitant·e·s solidaires ont interrompu les voeux du maire du 20è,
collectif du 20°me arrondissement de Paris pour exiger un hébergement en
urgence. Pour ce cas précis, mais comme souvent, l'État refuse de
reconnaître la minorité des jeunes isolés à l'appui de tests
d'évaluation de minorité qui sont pourtant dénoncés par les
associations, les médecins. En juin, ces jeunes s'étaient installés dans
un parc urbain ; ils y ont été expulsés le 17 octobre ; il y avait alors
471 personnes et la plupart ont été remises à la rue. Un collectif s'est
formé dans le quartier et les jeunes ont pris la parole et l'initiative.
Des repas solidaires sont organisés mais aussi des hébergements
solidaires. Il y a également des actions politiques comme des
délégations à la mairie, la participation aux manifestations contre la
loi Darmanin. Grâce à ce rapport de force, 50 places d'hébergement ont
été obtenues mais il en faut davantage, surtout que des solutions
existent dans le quartier avec notamment des places disponibles dans le
lycée voisin (120 places au Lycée Charles de Gaulle) ou le gymnase
municipal. L'action du 17 janvier a été un semi-succès, 29 places ont
été proposées, mais temporairement et dans un centre non adapté aux
jeunes. Seuls 19 mineurs ont accepté.
Source : Collectif 20ème solidaire avec toutes les migrantes et tous les
migrants
https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4090
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe https://ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr
A-Infos Information Center