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(fr) l'emprisonnement questionné par les anarchistes - Rennes 12/02/05
From
worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date
Thu, 10 Feb 2005 00:40:20 +0100 (CET)
_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________
La Fédération Anarchiste de Rennes organise le Samedi 12 Février à 15H à
la Maison de Quartier de Villejean 2 rue de Bourgogne à Rennes, salle
Rosalie une projection vidéo du film "fugues carcérales" (durée 45 mn),
passé à la télévision et multi-primé, suivie d'un débat "L'enfermement
questionné par les anarchistes"
avec la participation du réalisateur, Mr Janusz MROZOWSKI.
Dans ce court métrage ironique, des détenus imaginent la prison de leurs
rêves. Avec des interviews de spécialistes de la question carcérale: le
président de l'Observatoire International des prisons, un Directeur de
recherche au CNRS...
Fédération Anarchiste de Rennes
c/o local LA COMMUNE
9, rue Malakoff
F-35000 Rennes
Tel /Rep : 02 99 67 92 87
www.fa-rennes.fr.st
fa-rennes@fr.st
Permanences au local La Commune: les Mercredis & Samedis de 15h à 19 h
Vente du Monde Libertaire dans le haut de la Place des Lices le Samedi
de 11h à 13h
---------------------------------------------------------------------------
ci-dessous quelques informations sur le film
· FILM D'OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE EUROPÉENNE DE LA PROBATION,
LUGANO, LE 23 SEPTEMBRE 2004 ;
· PRIX DE LA MISE EN SCÈNE, FESTIVAL DU CINÉMA DE PARIS, 2005
· PRIX DE LA DIRECTION ARTISTIQUE, MIAMI SHORT FILM FESTIVAL, 2004
· MENTION SPÉCIALE, SAN FRANCISCO SHORT FILM FESTIVAL, 2004
· PRIX SPÉCIAL, FESTIVAL INTERNATIONAL FILM & TV « LOI & SOCIÉTÉ »,
MOSCOU, 2004· FELICITATIONS DU JURY, FESTIVAL DES NATIONS, EBENSE, JUIN 2004
· FESTIVAL INTERNATIONAL DES PROGRAMMES AUDIOVISUELS (FIPA), EN
COMPÉTITION, BIARRITZ, 2004 ;· 6TH INDEPENDENT DAYS, KARLSRUHE, 2004 (non compétitif)
· PALM BEACH INTERNATIONAL FILM FESTIVAL, 2004 (sélection officielle)
· NEW YORK SHORT FILM FESTIVAL, 2004 (sélection officielle)
film passé sur Arte le Samedi 27 Novembre 2004,
http://www.arte-tv.com/fr/semaine/244,broadcastingNum=409031,day=1,week=49,y
ear=2004.html
et ayant fait l'objet d'un article dans le quotidien "Libération"
http://www.liberation.fr/page.php?Article=257286&AG Docu. Vision utopique
de l'univers carcéral en Pologne. Quatre fugues en partition Par Sophie
ROSTAIN
et dans "l'Humanité" du 20 Novembre:
http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-11-20/2004-11-20-450275
Marjolaine Jarry
///
http://www.arte-tv.com/fr/Programmes/72,group=256,week=49,year=2004.html
Des détenus polonais imaginent la prison de leurs rêves. Quatre courts
métrages ironiques ponctués par des entretiens avec des spécialistes de la
question carcérale.
///
http://www.arte-tv.com/fr/semaine/244,broadcastingNum=409031,day=1,week=49,y
ear=2004.html
samedi, 27 novembre 2004 à 01:10
FUGUES CARCERALES
Documentaire de Janusz Mrozowski (Pologne/France, 2004, 45mn)
Production : Filmogène, avec la participation d'ARTE France
ARTE FRANCE
Prix spécial au festival Loi et société de Moscou 2004 - Mention
spéciale au San Francisco short film festival 2004 - Selection au FIPA
2004
Des détenus polonais imaginent la prison de leurs rêves. Quatre courts
métrages ironiques ponctués par des entretiens avec des spécialistes de la
question carcérale.
ARTE F
Dans quatre prisons polonaises, directeurs, éducateurs, gardiens et
détenus ont imaginé ensemble une prison de rêve. Leur regard, volontiers
ironique, à la fois sur la prison et sur eux-mêmes, donne le ton à ce
film, dont ils sont co-auteurs et acteurs. Et sous une apparente drôlerie,
ils posent de vraies questions sur l'enfermement. Les situations de leurs
courts métrages sont pour le moins cocasses : un prisonnier refuse d'être
libéré et veut s'évader (Chambre d'hôte) ; une détenue exige de purger sa
peine dans des oubliettes, au pain et à l'eau (La repentie) ; une
récidiviste, à son arrivée en prison, est accueillie avec des fleurs (Coup
de foudre) ; des multirécidivistes regrettent les passages à tabac ou le
mitard (Châtiment suprême). Les quatre courts métrages sont ponctués de
séquences de making of et d'entretiens avec des spécialistes de la
question pénitentiaire.
///
http://prison.eu.org/article.php?id_article=4771
PRISONS POLONAISES 2003 "FUGUES CARCÉRALES" DE JANUSZ MROZOWSKI
Film de Janusz MROZOWSKI
« FUGUES CARCERALES »
Sélection officielle au FIPA, Biarritz, janvier 2004, compétition «
programmes courts »
- 35 min -
"Fugues carcérales" est une aventure humaine et artistique.
Après deux années de navigation à vue dans les prisons françaises, c'est
en Pologne que le projet a finalement pris corps, grâce à l'adhésion et à
l'implication de l'Administration pénitentiaire polonaise et de plusieurs
groupes de détenus, hommes et femmes. Quatre semaines durant,dans quatre
prisons polonaises, le projet a réuni prisonniers et personnel
pénitentiaire, deux mondes qui se côtoient, mais que tout sépare.
Directeurs de prison, éducateurs, gardiens et détenus ont accepté de jouer
le jeu d'imaginer, ensemble, une prison de rêve. Leur regard, volontiers
ironique, à la fois sur la prison et sur eux-mêmes donne le ton à ces
films de fiction, dont ils sont co-auteurs et acteurs. Sous une apparente
drôlerie, ils posent de vraies questions sur l'enfermement. Pour le
directeur général de l'Administration pénitentiaire polonaise, ce film
prouve qu'en Pologne il n'y a pas de tabous dans les prisons.
Janusz MROZOWSKI.
///
http://www.prison.eu.org/article.php?id_article=5863
. Samedi 27 novembre, 1h15. Sur ARTE : "Fugues carcérales".
*** FUGUES CARCERALES ***
- 6. - A LA TELEVISION, SUR ARTE, SAMEDI 27 NOVEMBRE, 1h15,
"Fugues carcérales", 45 min., un film de Janusz MROZOWSKI.
Des détenu(e)s, en Pologne, ont entraîné des directeurs de prison,
des éducateurs et des surveillants dans leur délires cinématographi-
ques, où chacun joue son propre rôle.
Avec des commentaires de Gabriel MOUESCA, président de l'OIP,
Pierre V. TOURNIER, Directeur de recherches au CNRS, Général Jan
PYRCAK, directeur général de l'Administration pénitentiaire polonaise.
Fugues carcérales est une aventure humaine et artistique. Après
deux années de navigation à vue dans des prisons françaises, c'est en
Pologne que le projet a finalement pris corps, grâce à l'adhésion et à
l'implication de l'Administration pénitentiaire polonaise et de
plusieurs groupes de détenus, hommes et femmes. Pendant une semaine,
dans quatre prisons polonaises, le projet a réuni détenus et personnels
pénitentiaires, deux mondes qui se côtoient, mais que tout sépare.
Directeurs de prison, éducateurs, gardiens et détenus ont accepté de
jouer le jeu d'imaginer, ensemble, une prison de rêve. Leur regard,
volontiers ironique, à la fois sur la prison et sur eux-mêmes, donne le
ton à ce film de fiction, dont ils sont co-auteurs et acteurs. Sous une
apparente drôlerie, ils posent de vraies questions sur l'enfermement.
* contact : filmogene@hotmail.com
///
http://www.liberation.fr/page.php?Article=257286&AG
Docu. Vision utopique de l'univers carcéral en Pologne.
Quatre fugues en partition
Par Sophie ROSTAIN
samedi 27 novembre 2004 (Liberation - 06:00)
ARTE, samedi, 1 h 15. «Fugues carcérales»,
de Janusz Mrozowski, dans le cadre de «la Lucarne».
Janusz Mrozowski, s'il est polonais, n'est pas Ubu. Pas plus n'est-il
pataphysicien. Il est réalisateur et coauteur de ce docu-fiction
nocturne. A rebours de 9 m2 diffusé cette semaine (Libération du 22
novembre), son travail exalte l'utopie la plus échevelée, plantée au
coeur de la réalité carcérale polonaise. Et c'est peu de dire qu'il
s'agit ici d'utopie. Son réalisateur avait imaginé de le filmer dans une
prison française ! Au vu du résultat, on ne se demande pas pourquoi il
n'a convaincu personne...
Nous voici donc en prison en Pologne. Un vrai nulle part, tant il est
vrai que nul, de l'extérieur, ne peut entrevoir ce que peut être la
réalité de cette privation de liberté, ici comme ailleurs. Dans cette
prison idéale, puzzle de plusieurs établissements, les détenus ont pris
le pouvoir (avec la bénédiction de l'administration pénitentiaire).
Sans complexe, habilement dirigés, hommes et femmes nous offrent quatre
fugues redoutables. Fugue n° 1, Chambre d'hôte, voici l'arrivée d'un
nouveau détenu, que l'on accueille à la polak, avec le pain et le sel de
l'amitié et à qui le directeur donne le choix : chambre seule ou double ?
S'ensuit la visite touristique d'une prison où les détenus sont choyés et
heureux, à laquelle on s'inscrirait volontiers. Les autres fugues sont du même acabit : la prison, c'est un bonheur que
chante un choeur féminin (sur l'Hymne à la joie) : «O Joie de ne rien
faire/ de racheter mes fautes/ Bienvenue, viens avec nous, nous
t'apprendrons à vivre !» Car oui, la prison, en Pologne, ailleurs,
partout, sert à racheter des fautes. La morale judéo-chrétienne y pousse
même sacrément mieux qu'ailleurs. On ne s'étonnera donc pas de voir
débouler un bénédictin venu bénir une cellule. Comme dans tout autre
pays, ce voyage farfelu au coeur de la prison est une formidable
photographie de la réalité sociale.
///
http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-11-20/2004-11-20-450275
la semaine télé
Regards depuis la prison
Feuilleton. Diffusé sur Arte, 9 m², de Joseph Césarini et Jimmy
Glasberg, réalisé derrière les barreaux des Baumettes, pulvérise les
représentations souvent stéréotypées Les Baumettes, Marseille. Façade anonyme quadrillée de fenêtres à
barreaux. Derrière chaque lucarne, des vies confinées dans neuf mètres
carrés. Philippe, William, Kamel et les autres. Ils sont deux par
cellule. Quelques pas d'un mur à l'autre, des lits superposés à l'évier,
de la fenêtre à la porte, toujours fermée. Quelques pas sur le fil de l'attente, au bord du gouffre de la déprime.
Le quotidien s'organise dans la promiscuité. L'autre n'est jamais très
loin, tout au plus faut-il tendre le bras pour lui passer la caméra. Dans
9 m², le feuilleton documentaire de Joseph Césarini et Jimmy Glasberg
(diffusé sur Arte du 22 au 26 novembre, à 20 h 15), ce sont les détenus
eux-mêmes qui filment leur vie en prison. Changement de perspectives. «
Pour la première fois, ce n'est pas un regard sur la prison, mais un
regard depuis la prison », commente Joseph Césarini, qui a monté ce
projet dans le cadre de l'atelier vidéo des Baumettes géré par l'association Lieux fictifs. «
Pourquoi ce seraient toujours les mêmes qui auraient la caméra et
viendraient en prison comme on se balade au zoo ? renchérit Jimmy
Glasberg. Là, le pouvoir change de main. C'est ça, une révolution. » Et
une révolution, ça se prépare. L'atelier Lieux fictifs est installé
depuis quinze ans aux Baumettes. « Quinze ans à se poser la question de
l'image dans ce lieu de rupture de l'image. Que ce soit celle du monde
extérieur ou sa propre image », explique Caroline Caccavale, la
responsable de l'association. Dans un monde où les êtres se résument à des numéros d'écrou, « les
personnes incarcérées ont pu, cette fois, montrer d'elles-mêmes ce qu'elles
voulaient », avance Joseph Césarini pour justifier le dispositif de
l'expérience. En réalité, les détenus ont tourné les scènes de 9 m² dans
une cellule-décor reconstituée au sein de la prison et ont improvisé les
différentes séquences autour de thèmes qu'ils avaient eux-mêmes retenus.
« L'exact contraire du Loft où des gens, enfermés volontairement, ne
contrôlent rien de ce qu'on filme d'eux », remarque Delphine Coulin,chargée de programmes à Arte. Certes, la diffusion du documentaire a
suscité des interrogations au sein de la chaîne, mais Delphine Coulin
croit dur comme fer que « les personnages sont suffisamment attachants
pour qu'on ait envie de mieux les connaître ». Philippe, William, Kamel et les autres. Ils ont récupéré des prénoms et des
visages. A découvert.
« D'habitude, on met en avant ceux qui font peur, manière d'élever une
barrière rassurante entre le détenu et le téléspectateur. Là, on est
amené à se demander comment on réagirait à leur place », décode Joseph
Césarini. Le film montre les tensions sourdes et l'absence d'intimité.
Pas les agressions physiques ni les viols. « On n'a pas voulu donner dans
la prison-spectacle », répondent les réalisateurs. La prison fait peur et fascine. De là à en faire un show à valeur
ajoutée en adrénaline, il n'y a qu'un pas, que la chaîne britannique
Channel 5 a franchi, il y a déjà quelques années, avec l'émission de
téléréalité Jailbreak. Le principe : dix candidats, placés derrière les
barreaux, tentaient de s'évader. Mais la prison-spectacle, c'est aussi
celle qui attire les caméras du JT à chaque fois que la marmite menace
d'exploser. Évasions, mutineries, grèves de surveillants. L' univers carcéral est « spectaculaire en soi », souligne Pascal Décarpes,
chercheur en sociologie et auteur d'un mémoire, Prison et médias : des
rapports ambivalents et conflictuels qui stigmatisent. Spectaculaire mais
aussi imperméable. Les portes du pénitencier ne s'ouvrent pas facilement.
Ou alors, c'est le parcours fléché, s'indigne Michel Niaussat, ancien
aumônier à la maison d'arrêt du Mans et auteur de Prison, ma colère ! : «
L'administration montre la cellule fraîchement repeinte et le détenu
qu'elle a elle-même briefé sur le discours à tenir ! » Bagne d'une violence absolue ou hôtel quatre étoiles. La télévision
oscille souvent, selon Pascal Décarpes, entre ces deux clichés sur la
prison. « Les détenus eux-mêmes trouvent ces représentations
stigmatisantes », affirme le sociologue. Contrairement aux autres institutions de la République, l'école ou
l'hôpital, « on ne voit jamais la prison dans sa banalité, les détenus
dans leur quotidien ». Les grands absents du petit écran, ce sont les
principaux intéressés. Le plus souvent, ils apparaissent « floutés »,
affublés de ce nouveau marqueur social, signe extérieur d'infamie. « Et
ceux qui sont invités sur les plateaux de télé, ce sont toujours les
mêmes, insiste Pascal Décarpes. Le saint, l'intellectuel, le VIP ou le
monstre pédophile. Jamais le détenu lambda auquel on pourrait s'identifier. » Et puis, il y
a tout ce qu'on ne montre pas, tout au moins pas aux 20 heures. Comment
filmer l'ennui ou mettre en images les suicides en milieu carcéral ?
Pourtant, la télévision dénonce parfois les conditions de détention. «
Mais l'existence même de la prison n'est jamais remise en cause. Les
thèses abolitionnistes n'ont pas droit de cité », rappelle Pascal
Décarpes. Penser la prison autrement. Certains, du fond de leurs cellules, se
prennent à rêver le temps d'un film, Fugues carcérales, de Janusz
Mrozowski (à voir sur Arte, toujours, le 27 novembre à 1 h 15). Pendant
deux ans, le réalisateur a tenté de monter son projet en France, tournant
de prison en prison. Sans résultat. Finalement, il a atterri en Pologne.
Là, les détenus de quatre établissements ont imaginé une prison différente
à travers quatre courts métrages qu'ils ont écrits et joués avec les
surveillants et les directeurs. Dans l'un d'eux, une récidiviste, à son
retour en prison, est accueillie avec des fleurs. On sourit. Jaune.
Marjolaine Jarry (agence Page 30)
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http://www.farapej.fr/Farapej.php?page=202
Groupe national de concertation prison (GNCP)
Dossier de presse "A qui profite la prison?"
A qui profite la prison ?
11èmes Journées Nationales Prison
22 au 28 novembre 2004
[ expediteur/expeditrice : Federation anarchiste 35 <fa-rennes(a)fr.st> ]
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