A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists
**
News in all languages
Last 30 posts (Homepage)
Last two
weeks' posts
The last 100 posts, according
to language
Castellano_
Català_
Deutsch_
English_
Français_
Italiano_
Polski_
Português_
Russkyi_
Suomi_
Svenska_
Türkçe_
All_other_languages
_The.Supplement
{Info on A-Infos}
(fr) MIB : procès politique en banlieue parisienne
From
Fernando Martins <nonda@free.fr>
Date
Wed, 8 Jan 2003 08:57:35 -0500 (EST)
_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________
MIB Mouvement de l’Immigration et des Banlieues
mibmib@free.fr
Communiqué de Presse
Lundi 6 janvier 2002
CAMPAGNE DE MOBILISATION CONTRE LES PROCES POLITIQUE
ET CONTRE LA JUSTICE COLONIALE
-------------------------------
Le mercredi 8 janvier 2003 à 13h30 se tient à la
chambre correctionnelle du tribunal de Melun le procès
de Samir Baaloudj, habitant de la cité du Bas-Moulin à
Dammarie-les-lys, l’un des principaux animateurs de
l’association Bouge qui Bouge et militant du MIB.
A partir du 21 janvier redémarre l’instruction de
faits (outrages, diffamation...) reprochés à Samir
Baaloudj, Abdelkader Berrichi, Faudil Ziani, Tarek
Kawthari (BQB, MIB).
Depuis 1997, trois jeunes de Dammarie-les-lys sont
décédés dans des conditions troubles lors
d’interventions policières. Depuis, les jeunes du
quartier s’organisent pour exiger que justice soit
faite. L’association Bouge Qui Bouge mène cette lutte
aux niveaux politique et judiciaire, et anime des
activités de quartier telles que le soutien scolaire
ou l’animation musicale.
Depuis la naissance de l’association, ses membres et
ses sympathisants sont en butte au harcèlement, à
l’intimidation et au dénigrement par la mairie, la
police et la justice. Les procédure judiciaires en
cours s’inscrivent dans cette campagne.
Le MIB, l’association Bouge Qui Bouge, l’Association
Dammarie-Melun organisent le mercredi à 11h30 une
conférence de presse « Non au procès politique,
Justice en banlieue » au Palais de Justice de Melun (2
minutes de la gare RER Melun) ; Ils appellent à une
mobilisation de soutien à Samir Baaloudj devant le
Palais de Justice
-----------------------
Procès politiques
Ces poursuites s’inscrivent dans une campagne de
harcèlement judiciaire et policier. Les cibles en sont
les jeunes les plus investis dans un travail
d’auto-organisation dans les quartiers et cités
populaires, ceux qui s’opposent à l’application d’une
justice à deux vitesses au détriment des populations
pauvres ou issues de l’immigration. Nous considérons
ces procès comme des procès politiques.
Ce qui se passe depuis des années à Dammarie-les-lys
et au quartier du Bas-Moulin est une illustration des
politiques appliquées à ces populations par les
pouvoirs publics, quelle que soit la majorité
gouvernementale en place.
Insécurité
En cinq ans, de 1997 à 2002, trois jeunes habitants de
Dammarie-les-lys sont décédés lors d’interventions
policières : Abdelkader Bouziane, Xavier Dhem et
Mohammed Berrichi, tous les trois sont issus de
familles originaires de l’ex-empire colonial français.
Zones de non-droit
Dans ces trois cas de décès dans des conditions
troubles, les membres des forces de l’ordre impliqués
dans des interventions meurtrières ont été mis hors de
cause. Simultanément, des campagnes de dénigrement, de
criminalisation et de harcèlement ont été menée à
l’encontre des victimes et de leurs proches. Il semble
à la lumière de la façon dont s’est appliquée la
justice dans ces cas comme dans des dizaines d’autres,
que le meurtre de jeunes des quartiers pauvres ou
issus de l’immigration ne constitue pas un délit mais
un simple « effet collatéral » à l’application de
l’ordre. Les populations concernées sont des
populations auxquelles le droit commun ne s’applique
pas.
Gestion coloniale des quartiers
De plus en plus explicitement et brutalement
s’applique sur nos quartiers une administration
d’exception ou la répression armée (GIR, BAC,
Vigipirate...), et la justice à deux vitesses sont les
moyens principaux. La dépossession des habitants de ce
qui peut leur assurer une vie décente (accès à des
services publics de qualité, des logements décents,
des sources de revenu stables...) est le second
versant, inséparable de cette politique.
La loi sur la Sécurité Quotidienne du gouvernement
Jospin et la Loi sur la Sécurité Intérieure du
gouvernement Sarkozy sont l’aboutissement au plan
législatif de cette véritable guerre déclarée aux
populations de seconde zone.
Le gouvernement déclare vouloir par ces moyens
pacifier nos quartiers, nos quartiers et nos familles
qui portent dans leur chair la mémoire du passé
colonial savent ce que signifie le mot pacification :
La mise au pas et la réduction au silence de toute
expression de contestation, de combat collectif et
d’auto-organisation, par tous les moyens à
disposition.
Bâillonner les banlieues
Les poursuites engagées contre les membres de Bouge
qui Bouge et du MIB ne sont que des représailles à
leur engagement politique. De même que pour tant
d’autres dans les quartiers, de même que pour d’autres
militants politiques ou syndicaux (José Bové, René
Riesel, Ahmed Meghini...) le combat pour les soutenir
est un combat pour le droit d’expression, pour le
droit à l’auto-organisation politique.
SANS JUSTICE PAS DE PAIX
*******
*******
****** Agence de Presse A-Infos ******
Information d'intérêt pour et au sujet des anarchistes
Pour s'abonner -> écrire à LISTS@AINFOS.CA
avec le message suivant: SUBSCRIBE A-INFOS-FR
Pour plus d'info -> http://www.ainfos.ca
Vous voulez reproduire ce message?
Pas de problème, veuillez s'implement inclure cette section.
A-Infos Information Center