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{Info on A-Infos}
(fr) Sommet des Amériques: la répression monte d'un cran
From
"morris bubuv" <mbubuv@yahoo.com>
Date
Thu, 19 Apr 2001 15:04:58 -0400 (EDT)
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A - I N F O S N E W S S E R V I C E
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Sommet des Amériques :
LA RÉPRESSION MONTE D'UN CRAN
*SIX ARRESTATIONS PRÉVENTIVES*
*HARCÈLEMENT POLICIER*
QUÉBEC, 19 avril 2001. Six personnes ont été la cible
d'arrestations préventives hier et dans la nuit de
mardi et mercredi derniers, alors qu'une septième
personne fait l'objet d'un mandat d'arrestation, en
rapport avec les manifestations qui se dérouleront
contre le Sommet des Amériques.
La GRC (Gendarmerie Royale du Canada) et la SQ (Sûreté
du Québec) disent avoir enquêté depuis cinq mois sur
ce groupe dont ferait parti ses sept individus, ce qui
les a menés a porter des accusations de " complot dans
le but de commettre des méfaits pouvant mettre la vie
et les biens d'autrui en danger", " possession
illégale de matériel militaire ", de même que de " vol
" dans le cas d'un des six individus arrêtés.
Lors d'une conférence de presse, hier sur l'heure du
souper, les flics ont étalés les différents objets
présumément saisis lors de perquisitions dans des
appartements de Montréal et de Laval, de même qu'à
bord d'un véhicule qui se dirigeait vers Québec dans
lequel prenait place deux des individus arrêtés.
La liste des objets présentés aux caméras des organes
de presse incluent des bâtons de baseball, de
cagoules, de sling-shots, de boucliers, des
dispositifs de nuteries et des accélérants. Quant au
matériel qui aurait présumément volé sur une base
militaire au lac Mégantik, il s'agirait de masques à
gaz, des bombes fumigènes et des billes d'acier.
Parmi toute cet équipement, les policiers ont aussi
incluent des copies de la plus récente édition du
journal anarchiste Le Trouble, qui contient un
savoureux dossier sur le Sommet des Amériques. Le
porte-parole de la SQ a décrit les six individus
arrêtés comme étant des " têtes dirigeantes " d'un
groupe structuré et ont ajoutés qu'un de ceux-là est
un réserviste des Forces armées canadiennes.
La comparution des six s'est déroulée, avec près de
deux heures de retard à l'heure prévue, au Palais de
justice de Québec par le biais du système de
vidéo-comparution. Yannick Sévigny, l'avocat qui
représente les six a opté pour un procès devant juge
et jury et a consenti à ce que la prochaine
comparution, qui portera sur l'enquête sur la remise
en liberté, n'ai pas lieue avant lundi matin, soit le
23 avril prochain.
Il est encore trop tôt pour déterminer s'il s'agit là
d'un coup monté orchestré par la police, Me Sévigny a
dit à l'auteur de ces lignes que la preuve contre les
accusés est " volumineuse ".
Quoi qu'il en soit, on ne peut faire autrement que de
remarquer que tout le matériel présumément saisit
n'est pas plus dangereux que tout l'arsenal répressif
que déploieront les quelques 6500 flics mobilisés pour
la tenue du Sommet. Encore une fois, l'État ne
pardonne jamais à quiconque pourrait oser remettre en
cause son monopole de la violence.
De plus, la conspiration policière visant à lier Le
Trouble à cette rafle, de même que les propos du
porte-parole de la GRC, qui annonça que d'autres
arrestations suivront dans un proche avenir, sont des
indications suffisantes nous laissant croire que ces
premières arrestations préventives ne pourraient
qu'ouvrir l'appétit des forces de l'ordre.
Qu'ils soient ou non étrangers aux faits qui leur sont
reprochés, il n'existe aucun doute que les six arrêtés
actuellement détenus à la prison d'Orsainville sont
aujourd'hui dans un profond pétrin et mérite un appui
inconditionnel de la part des opposantEs solidaires à
l'actuel régime de domination capitaliste.
Le droit de manifester méticuleusement saboté
D'autres incidents de harcèlement et de répression
policière sont également survenus depuis hier et
avant-hier dans la Ville de Québec. Hier, quatre
activistes furent arrêtés à Québec puis déportés vers
leur pays d'origine (aucuns autres détails disponibles
pour le moment).
Hier aussi, un jeune homme d'âge mineur provenant de
New York a comparut détenu au Palais de justice de
Québec après avoir été arrêté la veille sous le
prétexte d'avoir été en possession d'une arme blanche
(il s'agirait en fait que d'un vulgaire canif) et de
poivre de cayenne. Il a été relâché plus tard dans la
journée suite au retrait de la plainte, non sans
s'être vu imposé une amende de 200$ pour une présumée
infraction à un quelconque règlement municipal.
Avant-hier, c'est une militante de Québec qui s'est
vue interpellée par des agents qui ont fouillés son
véhicule automobile sans autre motif apparent que de
procéder à du harcèlement politique.
À cela s'ajoute la visite qu'ont rendus hier matin des
agents de la SQ au propriétaire d'une des bâtisses
louées à des groupes d'opposantEs qui l'utilisent
comme un des centres de convergence pour
manifestantEs. Les deux agents demandèrent d'avoir une
copie du contrat de location, et après un ostinage qui
dura environ une demi-heure, repartirent bredouilles,
non sans conseillé au propriétaire des lieux de les
aviser en cas de découverte d'explosifs! (l'ironie est
que cette bâtisse appartenait autrefois à la GRC!!).
De plus, plusieurs croient qu'une visite du même genre
serait à l'origine du changement d'attitude d'un autre
propriétaire qui voulait revenir sur sa promesse de
location d'un de ses bâtiments pour qu'il serve de
centre de convergence à la CLAC (Convergence des
Luttes Anti-Capitaliste) et à la CASA (Comité
d'Acceuil du Sommet des Amériques). Et ce, malgré
qu'il avait déjà encaissé le chèque de 3000$ remplit
par les personnes responsables des deux organisations
ci-haut mentionnées, ce qui, en fin de compte, obligea
le propriétaire à honorer son engagement.
Pour finir quelques ressources et conseils :
-vous n'êtes pas obligés de vous identifier si vous
n'êtes pas en état d'arrestation;
-si un policier vous fouille et que vous n'êtes pas en
état d'arrestation, cela devient une fouille illégale;
-si vous êtes en état d'arrestation, vous êtes
uniquement tenus de dire votre nom, votre adresse et
votre date de naissance;
Pour tout autres renseignements sur les questions
légales, ou encore si vous êtes victime d'une
arrestation, contactez la ligne téléphonique spéciale
du collectif légal au (418) 622-5261. Au besoin, le
collectif légal vous mettra en contact avec un avocat.
Pour les questions d'immigration, contactez les
avocatEs spécialistes en questions d'immigration au
(514) 848-7447.
Si vous êtes témoins ou victimes d'abus policiers,
vous êtes aussi invités à contacter le Comité de
surveillance des libertés publiques à l'un des numéros
suivants (tous dans le code régional 418) : 649-8566,
649-7156, 640-0576. Pour envoyer un fax, faites-le
(418) 649-9750.
Pour vous impliquer dans le soutien aux personnes
arrêtées ou pour avoir une copie d'un formulaire de
plainte en déontologie policière, contactez-moi par
mon email à mbubuv@yahoo.com
Alex,
Membre du Collectif Opposé à la Brutalité Policière
(COBP)
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